BAUGES |
Le Nivolet, La Doria , Le Peney |
Cette carte, inédite et établie
d'après les observations de l'auteur du site, rectifie
les erreurs de la carte au 1/50.000° du BRGM (seule existe
encore, en 2004, la première édition de cette carte,
qui date de 1963).
On a seulement cherché à montrer la répartition
des diverses formations rocheuses superposées, sans indiquer
les hiatus d'observation introduits par la couverture quaternaire
(seuls ont été figurés le colmatage alluvial
de la vallée de Chambéry et les placages morainiques
de Vérel et de Saint-Jean d'Arvey, qui sont trop importants
pour que l'on puisse interpoler les contours qu'ils masquent).
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cFm = calcaires du Fontanil moyens, les plus massifs, souvent à pâte et à patine assez claire, donnant la falaise supérieure, la plus continue et la plus haute (n2F / Montmélian). cFi = calcaires du Fontanil inférieurs, plus argileux et plus lités, formant un ressaut moins marqué (partie haute, à bancs soulignés de rouge, de n1Cs / Montmélian). Be.mc = calcaires argileux gris du Berriasien moyen (partie basse de n1Cs + n1Ci / Montmélian). cM = "calcaire grossier de Montagnole" = faciès bioclastique de type Fontanil (banc souligné de rouge de n1a / Montmélian) Bei = Berriasien inférieur : calcaires argileux à ciment. |
NB : Au niveau de Chesses il subsiste un doute sur le point de savoir si le décrochement de la Doria correspond à la faille qui s'engage dans le vallon descendant vers le village ou s'il traverse la barre Tithonique (auquel cas la faille du vallon serait le prolongement, décalé vers l'ouest, de la faille du Nivolet).
La succession stratigraphique du Berriasien-Valanginien
s'y caractérise, comme dans le nord de la Chartreuse au
Joigny et, plus au sud, dans les chaînons de la Chartreuse
médiane et occidentale, par l'absence des marnes de Narbonne
et par l'invasion du faciès des calcaires du Fontanil,
qui envahit la succession vers le bas. Ils forment plusieurs barres
rocheuses étagées dans la pente de sorte que les anciens auteurs,
avant 1945, avaient cru qu'il s'agissait de répétitions
dues à des plis couchés ... (voir plus le détails à la page "Stratigraphie du Nivolet-Joigny") .
La succession y ressemble
finalement beaucoup à celle de la coupe
du Fontanil ; elle prolonge vers le nord celle observable
aux alentours sud et est de Montagnole (crêtes Pellaz -
Joigny), qui a été décryptée en 1967, bien après la parution de
la feuille Chambéry.

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