Saint-Offenge |
La ligne des falaises occidentales de la montagne de Bange se poursuit vers le sud jusqu'à la vallée du Sierroz pour s'y raccorder à celle de l'extrémité septentrionale de la montagne du Revard.

Elle domine les pentes douces, garnies d'alluvions glaciaires, des villages de Saint-Offenge, qui appartiennent à la marge orientale du sillon molassique périalpin. Le cours supérieur du Sierroz donne donc une coupe transverse au front des Bauges (mais elle est malheureusement fortement couverte de bois).



Les crêtes nord du Revard s'abaissent
progressivement jusqu'au niveau de la gorge du Sierroz. Le lit
du torrent y atteint le soubassement tithonique de la succession
chevauchante, mais ne dégage pas la surface de chevauchement
du front des Bauges, qui reste cachée sous les alluvions
quaternaires.
La coupe fournie par le tracé de la route D.913 permet
de constater que la structure y est très similaire à
celle du versant nord-ouest du sommet, comportant d'ouest en est
une série à l'endroit reposant sur les molasses
miocènes, un synclinal de Pré Japert, dont le flanc
oriental est rompu par la faille du Revard et l'anticlinal du
Revard.

D'autre part cette structure n'est en rien différente de celle de l'autre rive du Sierroz, avec son synclinal du Trousset, et sa faille du Trousset flanquant du côté ouest le prolongement de l'anticlinal du Revard : il est donc clair que le synclinal de Pré Japert et la faille du Revard se prolongent respectivement vers le nord jusqu'à la cluse de Bange, par le synclinal du Trousset et la faille du Trousset. La correspondance porte d'ailleurs jusqu'au pendage de la faille (très fort dans les deux cas) et jusqu'à la forme du synclinal, ouvert vers le nord-ouest et avec un flanc ouest sub-horizontal.
La crête faîtière au nord du Revard, est un crêt très typique formé par la puissante barre des calcaires du Fontanil inférieurs. Son revers, dégagé en belles dalles structurales, se ploie en un gouttière synclinale plongeant vers le SE au niveau de La Tour des Ébats.

Cela résulte d'une torsion azimutale des couches qui passent de l'azimut N35 à celui de N70. L'origine de cette déviation, de sens horaire, de la direction des couches n'est pas évidente. Le fait qu'elle semble affecter toutes les structures, plis et failles longitudinales, du chaînon du Revard semble indiquer un phénomène relativement tardif.
Le sens de cette torsion s'accorde d'autre part avec le mouvement de coulissement dextre introduit par le décrochement du col de la Cochette, accident qui semble avoir limité originellement du côté nord la tranche de roches chevauchante du Revard qui s'avance actuellement en un promontoire saillant dans le bord oriental du sillon molassique périalpin. On peut donc envisager que cette torsion soit due à la friction entraînée sur le bord septentrional de ce poinçon par son avancée en saillie lors du chevauchement des Bauges.

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| LOCALITÉS VOISINES | Lescheraines |
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