Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/bauges/_lieux/Tamie-col.html
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Parc du Mouton, Col de Tamié
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le rebord subalpin à l'ouest du col de
Tamié
Le col de Tamié (907 m) s'ouvre entre
la masse principale du massif des Bauges, à l'ouest, et
l'apophyse nord-orientale de ce massif que constitue le chaînon
de la Dent de Cons, du côté nord-est. Il se situe
à l'extrémité méridionale du val*
de Tamié ; mais le synclinal de Tamié qui
abrite ce val est en réalité un synclinorium car ses deux flancs sont accidentés
de plis secondaires (plis "parasites", disposés
selon le schéma de la feuille de chêne*).
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image sensible au survol et au clic
Le chaînon Belle-Étoile - Dent de Cons
vu d'avion, du sud-ouest, depuis l'aplomb de Fréterive
La vue est prise un peu en oblique par rapport à l'axe
des plis : on voit que la crête de la Dent de Cons est
taillée dans le flanc oriental du synclinal de Tamié,
qui est assez nettement renversé vers l'ouest.
s.P = synclinal du Pécloz ; a.O = anticlinal
d'Orchair - Orisan (on ne voit qu'une faible partie des plis
parasites* de son flanc ouest, renversé) ; s.T
= synclinal de Tamié (charnière principale du synclinorium*).
Le col de Tamié se trouve dans un repli synclinal parasite
(s.cT = synclinal du col de Tamié) du flanc "normal"
du grand synclinorium de Tamié ; il est séparé
de la charnière principale par le repli anticlinal du
Fort de Tamié (a.fT).
Tous ces plis s'enfoncent vers le nord (vers l'arrière
gauche) vers le coeur du synclinal de Serraval (s.S),
dont on voit bien l'orientation transverse. |

Coupe des Bauges orientales
La partie amont du val de Tamié a été
assez profondément évidée par l'érosion,
puisque le col lui même est ouvert dans le Berriasien. Mais
sa succession stratigraphique s'y complète, vers le nord,
jusqu'à comporter (à partir du village des Combes)
des termes nummulitiques. Cela traduit le fait que le plongement
axial, vers le nord, du synclinorium est plus fort que la pente
du vallon de Tamié.
Vers le nord le synclinal de Tamié va se connecter,
aux abords orientaux de Faverges, au grand synclinal de Serraval
(cf photo ci-dessus). Toutefois les axes de ces deux plis
sont obliques l'un par rapport à l'autre, de sorte que
le synclinal de Tamié ne saurait en aucune manière
être considéré comme le prolongement méridional
de celui de Serraval (prolongement qui passe en fait dans les
pentes de la Sambuy, c'est-à-dire
beaucoup plus à l'ouest que le vallon de Tamié).
Le synclinal de Serraval est en fait un pli plus
récent que le synclinal de Tamié. L'axe de ce
dernier a précisément été basculé
vers le nord du fait de la formation du synclinal de Serraval,
au flanc sud-oriental duquel il s'est trouvé incorporé.
image sensible au survol et au clic

Le versant nord du col de Tamié et la montagne de la
Sambuy, vu de l'est, depuis la Croix de Périllet (Belle Étoile)
d.B = décrochement de Bouchasse ; d.C
= décrochement des Combes ; f.mF = faille (extensive)
de la Mine de Fer ; sa surface de cassure est inclinée
vers la gauche et abaisse le compartiment de la Sambuy par rapport
à celui de la montagne de Seythenex.
s.cT = synclinal du col de Tamié ; a.fT =
anticlinal du Fort de Tamié.

légende des couleurs
(nouvelle fenêtre)
Carte géologique très simplifiée
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble
des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°",
par M.Gidon (1977), publication
n° 074
Le versant ouest du col, qui culmine au sommet
du Parc du Mouton appartient au flanc ouest de ce grand synclinal
(= flanc est de l'anticlinal couché d'Orchair). En effet,
dans les abrupts qui tombent sur la combe de Savoie, les couches
du Tithonique dessinent des plis de second ordre qui sont tous
déversés vers l'ouest, conformément au schéma
de la feuille de chêne*.
image sensible au survol et au clic

Le col de Tamié,
vu du sud, depuis la rive gauche de la Vallée de l'Isère
(pentes au nord de Sainte-Hélène-sur-Isère).
L'un d'entre eux, l'anticlinal du fort de Tamié
est particulièrement bien visible depuis les pentes qui
descendent vers la vallée de l'Isère

Les pentes méridionales du Fort de Tamié,
vues du sud, depuis le village de Verrens
s.cT = synclinal du col de Tamié ; a.fT = anticlinal du Fort de Tamié.
Noter la disposition en plis presque couchés et la forme
dissymétrique, avec un flanc court du côté
ouest, indiquant que c'est de ce côté que l'on doit
rencontrer un anticlinal majeur (il s'agit de celui d'Orisan -
Chaurionde), tandis que le synclinal majeur se situe du côté
est : de fait ce sont là les deux replis du flanc ouest
du synclinorium de Tamié qui sont les plus proches de la
charnière principale de ce pli, indiqué, pour mémoire,
à sa position approximative (s.T) car il passe dans
les affleurements à droite du champ du cliché.
Il est à remarquer que, dans le versant ouest de la
Dent de Cons, au nord du village des Combes, le Nummulitique repose
directement sur l'Urgonien, voire même sur l'Hauterivien.
Cette disposition témoigne de l'arasion anté-Nummulitique
d'un relief, qui correspond très vraisemblablement à
la voûte de l'anticlinal qui succédait, du côté
est, au synclinal de Tamié : cela signifie que ce pli était
ébauché avant le Nummulitique, conclusion qui ne
fait que rejoindre celle tirée de l'étude des autres
plis anticlinaux dont la voûte anté-Nummulitique
est conservée (ce qui est d'ailleurs exceptionnel), notamment
ceux de la Chartreuse occidentale et du Jura
méridional.
cartes géologiques au
1/50.000° à consulter : feuille
Albertville
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