Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/bauges/_lieux/annecy_sw.html
La rive sud-ouest du lac d'Annecy
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ses rapports structuraux avec la rive
opposée
Le long de la rive sud-ouest du lac on voit
spectaculairement tous les axes des plis des Bauges septentrionales
se diriger en oblique vers le lac et s'enfoncer vers le
nord. On pourrait donc penser que le lac d'Annecy est installé
sur une zone structurale déprimée, oblique
à ces plis (ce qui serait un "synclinal trans-axial").

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La moitié sud du Lac d'Anneçy et les Bauges septentrionales
Vue prise d'avion, en direction du sud-ouest, de l'aplomb des
crêtes entre la Tournette et les Dents de Lanfon. Elle montre
uniquement la moitié sud du lac d'Anneçy
Les lignes de falaises sont toutes constituées
par l'Urgonien, qui forme des crêts sur chaque flanc de
pli (dont tous les axes plongent vers le Nord. Ceci est particulièrement
visible pour le synclinal d'Entrevernes (s.E), dont
le coeur de Tertiaire est bien près de plonger sous les
eaux du lac. Cela ne se produit pas vraiment car ce pli est coupé
par un décrochement dextre (il tord ses deux flancs en
un crochon bien perceptible sur cette vue). Le décrochement
de Duingt (d.D) se connecte vers le sud au chevauchement
du Margériaz (ØM), qui coupe en oblique
les différents plis (non visibles) qui se succèdent
à l'ouest du synclinal d'Entrevernes.
a.C = anticlinal de Chérel ; s.T = synclinal
du Trélod ; a.D = anticlinal de Doucy ; s.L
= synclinal de Léchaud
En fait il n'en est rien, car en rive est du
lac les axes de ces plis ne se relèvent pas vers le nord.
Le fait est particulièrement net pour la carapace urgonienne
de l'anticlinal du Semnoz, qui après avoir plongé
sous le niveau du lac à Annecy, ne resurgit aucunement
du côté nord-est : Le Tertiaire qui l'enveloppe,
et qui remplit, plus à l'est, le synclinal de Leschaux,
s'y enfonce toujours vers le nord au point d'y disparaître,
recouvert en chevauchement par les terrains crétacés
du Mont Veyrier
(dont le système plissé plonge également
vers le nord).

légende des couleurs
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Carte géologique très simplifiée
des montagnes à l'est d'Annecy
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble
des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°",
par M.Gidon (1977), publication
n° 074
Il résulte de cette disposition que,
dans cette partie nord du lac, il n'y a pas de correspondance
directe entre les structures des deux rives (et que ce n'est qu'au
prix d'une interprétation que l'on peut en envisager une).

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La partie septentrionale du lac d'Annecy
vue du SE, depuis le sommet de la Tournette (Bornes)
On voit bien les plis des Bauges s'enfoncer
sous le lac d'Annecy et la voûte du mont* jurassien du Semnoz
s'effacer pour faire place aux alluvions quaternaires de la ville
d'Annecy.
a.S = anticlinal du Semnoz ; s.L = synclinal de
Leschaux ; d.D = décrochement de Duingt ;
s.E = synclinal d'Entrevernes ; ØV = chevauchement
de la Montagne du Veyrier, qui se connecte au décrochement
de Duingt ; a.P = anticlinal de Bluffy, prolongement méridional
de l'anticlinal du Parmelan.
À mi-longueur du lac, l'axe du synclinal
d'Entrevernes plonge au point que son Urgonien s'enfonce sous
les eaux du lac. Sur la rive nord-est du lac, au delà du
décrochement de Duingt - Talloires, il réapparaît
au col des Contrebandiers, porté à une altitude
plus grande, mais avec un plongement axial qui persiste à
se faire vers le nord.

légende des couleurs
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Carte géologique très simplifiée
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble
des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°",
par M.Gidon (1977), publication
n° 074
Enfin, dans la partie sud du lac, le
plongement axial des plis est beaucoup moins net et, en particulier,
l'Urgonien du synclinal du Trélod ne tend nullement à
s'enfoncer sous le lac. Toutefois le plongement vers le nord se
fait sentir au niveau du Tithonique sur la rive opposée
de la trouée
Cette partie du lac occupe en fait une large combe* qui correspond
à l'éventrement de l'anticlinal de Doucy
et au synclinal du Trélod. Elle est bordée du côté
oriental (col de La Forclaz - Montmin) par le coeur tithonique
de l'anticlinal de l'Aulp qui prolonge à l'évidence
le faisceau (= anticlinorium*) de Chérel - col du Frêne.
Ce dernier se poursuit au nord du Fier par les anticlinaux de
Tête Ronde - Mont Téret..
Bien que l'évidence en soit moins claire la correspondance
s'établit également sans peine entre l'anticlinal
de Doucy et celui de Bluffy qui se poursuit plus au nord par l'anticlinal
du Parmelan.
Au contraire de ceux des Bauges occidentales les plis des Bauges
orientales se prolongent donc de la façon la plus directe
par les plis des Bornes occidentales, en passant sous ou à
l'est du Petit Lac (méridional). Au sud-est de Duingt et
de Talloires la trouée qui sépare les Bauges des
Bornes n'a donc pas une origine tectonique.
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(figure agrandissable)
Rapports structuraux entre les Bauges et les
Bornes
de part et d'autre du lac d'Annecy
NB. : "ant. Frêtes" = anticlinal de Tête
Ronde ; "s.Glières" = synclinal du Lindion
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Remarques à propos des rapports entre les structures
des deux rives du Grand Lac (lac septentrional) :
Le chevauchement du Veyrier représente en fait très
probablement le prolongement de celui du Margériaz. En
effet il s'y raccorde pratiquement au niveau de Talloires, par
l'intermédiaire du décrochement dextre de Duingt.
D'autre part la recherche des correspondances d'une rive à
l'autre du grand lac oblige à admettre que les plis de
la rive NE ont fait l'objet, par rapport à ceux de la
rive SW, d'un décalage vers le nord-ouest, c'est-à-dire
dans le sens sénestre.
On est tenté de voir dans ce décalage l'effet d'un
prolongement du décrochement du Vuache, qui passe,
au NW d'Annecy, entre la Montagne d'Age et celle de Mandalaz
: il est en effet assez plausible que cet accident se prolonge
au sud-est d'Annecy sous les eaux du lac septentrional (voir
page "Annecy NE"), et même qu'il
en ait déterminé l'emplacement.
Allons plus loin en constatant que les données de la cartographie
interdisent à cet hypothétique décrochement
de se prolonger à l'est de Talloires, mais que, dans ce
secteur, il pourrait rejoindre celui de Duingt : si l'on considère
le sens des rejets coulissants respectifs de ces deux failles
on conviendra qu'elles semblent bien constituer un couple de
failles conjuguées* délimitant un coin s'enfonçant
en poinçon vers l'est.
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voir aussi
carte géologique des
Bauges
carte structurale schématique
des confins Bauges - Bornes
Le fait que la trouée d'Annecy -
Ugine soit partiellement occupée par un lac (qui fut
nettement plus grand avant de se combler partiellement de marécages)
est dû au "surcreusement"* glaciaire effectué
par des fleuves de glace secondaires qui rejoignaient à
Annecy le fleuve de glace principal issu du bassin du Rhône.
Dans sa partie occupée par le lac cette trouée est
dans l'ensemble oblique aux axes des plis. Mais elle ne correspond
à une vraie cluse* qu'à l'occasion de la
sinuosité en baïonnette qu'elle décrit pour
franchir orthogonalement l'éperon rocheux d'Urgonien de
Duingt et le Roc de Chère.
De part et d'autre de cette courte cluse le lac septentrional
occupe plutôt un val*, ouvert dans le remplissage
de marnes et de grès tertiaires tendres du vaste synclinal
de Leschaux ; le lac méridional s'inscrit dans une combe*
composite ouverte dans les marnes et calcaires argileux du Crétacé
inférieur des deux plis éventrés que sont
l'anticlinal de Doucy et le synclinal du Trélod
- Charbon.
Par contre, entre Faverges et Ugine la trouée d'Annecy
tranche en cluse les structures successives.
cartes géologiques au
1/50.000° à consulter : feuilles
Albertville et Annecy - Ugine
N.B. Les liens
entre parenthèses sont des raccourcis qui font perdre la
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