Gières, Montagne de Combeloup |

La montagne toute entière, jusqu'à la vallée de l'Isère, est en effet formée par des couches bajociennes, qui atteignent à elles seules une épaisseur de l'ordre de 1000 m. Cette épaisse succession d'alternances de lits marneux et de bancs pluri-décimétriques de calcaires argileux plus ou moins calcarénitiques ("sableux" selon le terme peu approprié utilisé sur la carte géologique). Elle débute par un niveau plutôt marneux, qui forme le versant occidentale de la combe des argilites aaléniennes de Saint-Nizier et du Pinet d'Uriage, et se poursuit par un niveau calcaire inférieur qui détermine un crêt* émoussé, à regard sud-est, qui culmine avec la crête Combeloup.
L'épaisseur considérable et les répétitions de faciès au sein de cette succession ont conduit à se poser la question de savoir si elle ne serait pas redoublée par un chevauchement (voir plus de détails à la page "collines bordières" et/ou se reporter à l'article correspondant).
Les couches y ont partout un pendage incliné vers l'ouest mais la valeur de celui-ci varie en dessinant deux ondulations, l'anticlinal de Domène et le synclinal de Combeloup, lesquelles sont toutefois insuffisamment accentuées pour que les couches y basculent jusqu'à atteindre un pendage vers l'est.

Il est intéressant d'observer que, contrairement à ce que l'on voudrait croire a priori en imaginant un relief du type jurassien, avec des "monts" dégagés par l'érosion, les axes de ces plis ne sont pas parallèles, mais obliques par rapport à la bordure de la plaine alluviale du Grésivaudan (leur direction est plus proche de N-S). Par exemple l'anticlinal de Domène passe au nord à moins d'un kilomètre de cette bordure dans la gorge du Doménon, alors qu'au sud il passe à l'est de Venon et traverse la gorge du Sonnant près de 3 km au SE de Gières.

1 = surface de chevauchement probable redoublant
le Bajocien inférieur (chevauchement précoce, enroulé
par les plis) au sein de l'Unité inférieure.
2a
= surface de chevauchement de Sainte-Agnès ("Unité
supérieure") ;
3 = accident de Romage.
Noter la rectilinéarité du tracé
cartographique de la faille du Pré de l'Arc et le fait
qu'il est pratiquement dépourvu de V topographiques, ce
qui témoigne du très fort pendage vers l'est de
la cassure. Observer, au niveau de Freydière, l'indépendance
du tracé de cette faille vis-à-vis de celui de l'Accident
Médian.
Les "écailles du Clos" ont été
fortement schématisées. Elles constituent deux lames
imbriquées de couverture sédimentaire, ayant pour
semelle des lames de micaschistes.


Carte géologique simplifiée des environs de Gières
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble
des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°",
par M.Gidon (1977), publication n° 074
plus au nord ;
plus à l'ouest ; cartes voisines :
plus à l'est
plus au sud
| (Saint- |
Domène |
Grand |
| LOCALITÉS |
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| Quatre |
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