Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/brianconnais/_lieux_Cervieres_ENevache/Chaberton.html
Rio Secco, Chaberton, Clavière
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montagnes au nord-est du col de Montgenèvre
Le sommet du Chaberton, avec ses 3131 m d'altitude
est une des plus hautes cimes du Briançonnais. Il est essentiellement
formé de dolomies du Trias supérieur (Norien) appartenant
à la partie inférieure de la succession stratigraphique
du domaine Piémontais externe.
L'entaille de la trouée du col du Montgenèvre
en donne une coupe naturelle dans les pentes qui tombent sur Clavière.
Elle montre en premier lieu que les couches y sont ployées
en un beau synclinal, fortement déversé vers l'Italie
(vers l'est), dont les flancs sont ici pratiquement parallèles.

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Le Chaberton
vu du sud, depuis les pentes ouest du colle La Luna
ØP (en noir) = surface de chevauchement
des unités piémontaises externes sur les écailles
intermédiaires ; f.B (en rose) = faille des Baisses
; a.C = anticlinal du sommet du Chaberton, rompu par la
faille précédente ; s.RC = synclinal des
Rochers Charniers ; f.rA (en rose) = Faille de la Rocca
d'Aiglière (accident subvertical, faisant buter le Norien
du Piémontais externe contre les schistes lustrés
ligures).
d.M = décrochement du Montgenèvre ; u.PE
= unités piémontaises externes des Fournéous
et du Chaberton
En outre les couches du sommet de la montagne
ébauchent un anticlinal dont le coeur héberge un
affleurement de micaschistes rapporté au système
des "écailles intermédiaires", ultra-briançonnaises
Sa position, paradoxale pour une unité inférieure
à celle du Chaberton, puisque ce lambeau est maintenant
posé en chapeau sur cette dernière,
résulte du ploiement postérieur au charriage et
du renversement général de la pile de nappes. Elle
avait fait qualifier plaisamment cet affleurement de "fenêtre
- klippe" par Marcel Lemoine (qui fut le premier a en donner
l'interprétation actuelle).
Le versant sud-ouest de la pyramide sommitale du
Chaberton,
vu des prairies du Gondran
ØP = chevauchement du Piémontais
externe sur les "écailles intermédiaires".
L'affleurement de micaschistes du sommet se montre indubitablement
logé au coeur de l'anticlinal couché du Chaberton
(a.C).
Enfin il apparaît que le chaînon
du Chaberton est délimité par deux cassures, à
l'ouest celle du vallon des Baisses (anciennement dénommé
Rio Secco) et à l'est celle de la Rocca d'Aiglière,
qui coupent l'une et l'autre les replis qui affectent les couches.
Il apparaît assez clairement que l'empilement de deux unités
majeures que l'on trouve à l'ouest de la faille du Rio
Secco, dans le chaînon du Chalvet - Lauzin est sensiblement
équivalent de celui que l'on trouve du côté
est, au sommet du Chaberton : Le rejet de la faille du Rio Secco
est donc essentiellement un affaissement de la lèvre occidentale
de cette cassure, abaissant de près de 800 mètres
le flanc normal de l'anticlinal couché du Chaberton .

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Le versant ouest du Chaberton et le vallon des Baisses
(= Rio Secco)
vus du sud, depuis les abords de la Collette Verte.
f.B (en rose) = faille des Baisses (on a symbolisé
par un petit schéma la disposition de son plan de cassure,
penté vers l'ouest).
u.PE = unités piémontaises externes des Fournéous
(à l'endroit : partie gauche du cliché), du vallon
des Baisses (renversée : centre) et du Chaberton (subverticale
: partie droite du cliché) ; ØP = surface
de chevauchement de ces unités
éc.i = écailles intermédiaires, constituées
de lames de micaschistes (mcs), de quartzites et de calcschistes
du Malm - Néocomien (js-ci) ;
u.cF = unité briançonnaise du Clos des Fonds,
entourée de cargneules : elle est classiquement interprétée
comme pointant au coeur d'un anticlinal de nappes déversé
vers l'est, dont la charnière du Chaberton serait la voûte
(cf. coupe
schématique de l'aperçu général).
On ne peut évidemment interpréter
cette structure complexe qu'en faisant appel, au moins, à
3 épisodes de déformation successifs :
- empilement de nappes (vraisemblablement par un déplacement
grossièrement d'est en ouest) ;
- ploiement des nappes ensemble et rétro-déversement
simultané (ou ultérieur) ;
- sectionnement par des failles extensives, juxtaposant finalement
des panneaux effondrés, les uns par rapport aux autres,
de plusieurs centaines de mètres.
Ce scénario est en fait commun à toute la partie
orientale de la région briançonnaise, que les unités
impliquées soient briançonnaises ou piémontaises.
cartes
géologiques au 1/50.000° à consulter : feuille
Briançon
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