Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/brianconnais/_lieux_Cervieres_ENevache/Chalvet.html
| col
de Dormillouse, crête de Chalvet - Fournéous |
au nord de Montgenèvre, entre
Chaberton et basse Clarée
Les pentes au nord de Montgenèvre sont
partagées entre deux vallons principaux, celui de Dormillouse
et celui du Rio Secco (= vallon des Baisses), par le chaînon
presque N-S des crêtes de Chalvet et de la Lause, qui culmine
à la Tête des Fournéous (.2682) et au Pic
du Lauzin (2773).
Les crêtes y sont constituées
par un chapeau de matériel calcaire et dolomitique qui
appartient clairement au domaine piémontais externe : c'est
l'unité des Fournéous, qui constitue presque
une klippe, n'était qu'elle se connecte très probablement,
du côté sud, à l'unité du Janus, au
delà du hiatus d'affleurements du col du Montgenèvre.

même fenêtre
< image plus grande, muette >
nouvelle
fenêtre
Les pentes sud-orientales de la montagne de Chalvet
vue du sud, depuis les prairies du Gondran.
L'unité des Fournéous (u.F) est
formée par une grande dalle de dolomies noriennes qui pend
modérément vers le sud et supporte des chapeaux
de calcaires du Lias et, à la Tête des Fournéous,
de calcschistes du Jurassique moyen. L'érosion y a percé
deux petites fenêtres* (au col de l'Alpet, au centre
du cliché, et au Clot Enjaime, au bord gauche du cliché),
à travers lesquelles apparaissent des affleurements appartenant
au système des écailles intermédiaires.
u.J = unité du Janus ; u.Ch = unité
du Chaberton ; f.RS = faille du Rio Secco (masquée
derrière la crête de Serre Thibaud).
Le vallon qui descend du col de l'Alpet est occupé
dans sa partie aval par un ancien glacier rocheux* étroit,
car très étiré par le glissement de ses matériaux
ébouleux. La dépression de Montgenèvre est
encombrée par un important colmatage morainique ancien
(sans doute würmien)
La succession de l'unité des Fournéous
ne diffère guère de celle du Chaberton
que par deux traits :
- elle est disposée à l'endroit et se complète
vers le haut par des termes plus récents, d'âge peut-être
Jurassique moyen, à lits détritiques, évoquant
un flysch ; à la faveur de cette disposition elle comporte
également un minuscule chapeau d'ophiolite ;
- la succession y est plus réduite vers le bas, du fait
d'un rabotage tectonique : celui-ci tranche en biseau les dolomies
noriennes et les supprime presque totalement du côté
nord (Pic du Lauzin).

même fenêtre
< image plus grande, muette >
nouvelle
fenêtre
Le versant occidental de la partie nord de la Crête de
Chalvet
vu du sud-ouest, depuis le Pas de la Fanfare
La dépression du haut ravin de la Lauze, ouverte
dans les calcschistes des écailles intermédiaires,
est envahie par les éboulis de calcaires liasiques descendus
de la crête de la Lauze, qui ont glissé en dessinant
plusieurs petites glaciers rocheux (reconnaissables à leurs
bourrelets concentriques).
u.Pc = unité (briançonnaise) de Pécé
supérieure ; f.A = faille des Acles (subverticale)
; éc.i = unités de calcschistes à
lames de matériel siliceux (V = Verrucano et schistes
permiens) et de micaschistes (mcs = micaschistes), rapportées
aux "écailles intermédiaires ; u.F =
unité des Fournéous (Piémontais externe)
: elle repose sur éc.i par une surface de charriage
très peu pentée, à faible pendage vers le
sud.
La "presque-klippe" des Fournéous
repose sur un soubassement de matériel globalement assez
tendre, dans lequel s'ouvrent le col de Dourmillouse et le Pas
de la Fanfare, qu'il convient de rattacher aux "écailles intermédiaires".
La succession stratigraphique des unités du col de Dormillouse
et du soubassement de la crête de Chalvet est très
différente de celle des unités plus occidentales
qui affleurent sur les deux rives de la Clarée. Elle se
caractérise d'abord par la très grande réduction,
voire l'absence totale, de carbonates triasiques et par la présence
en lambeaux disjoints de quartzites du Trias inférieur.
L'essentiel de cette unité est formé de calcaires
et de calcschistes à zones siliceuses (Malm-Néocomien)
qui sont associés, en plusieurs points, à des affleurements
de micaschistes : ces derniers sont interprétables
comme des lames tectoniques de socle briançonnais ou (beaucoup
plus vraisemblablement) comme des olistolites ou des méga-brèches
d'âge Crétacé supérieur résultant
d'une érosion de ce socle, érosion bien connue ailleurs
comme caractéristique du domaine "ultra-briançonnais".
aperçu général
sur la
tectonique de la zone briançonnaise
cartes
géologiques au 1/50.000° à consulter : feuille
Briançon
N.B. Les liens
entre parenthèses sont des raccourcis qui font perdre la
barre de boutons : passer par la page d'accueil de leur section.
Aller à la page
d'accueil du site