Crête de la Tome et des Aiguillons |
Les montagnes qui ferment, en rive gauche de
la Durance, les pentes méridionales du bassin de Briançon
culminent avec la crête de la Tome et des Aiguillons. Ses
abrupts tombent sur un replat d'alpages suspendus où sont
installés les hameaux des Oriols de Queyrières et
de Sainte-Marguerite.
Cette partie haute du versant est formée de plusieurs unités
charrièes superposées, recoupées par un système
de failles NE-SW. Le tout a pour soubassement le houiller et le
coeur synclinal de quartzites du Mont Baron, qui est tranché
vers le haut pas une surface peu inclinée, malheureusement
masquée sous les éboulis et le couvert végétal.

Cette géométrie est complexe et son explication met nécessairement en jeu plusieurs étapes de déformations, de nature différente.
Le trait structural le plus frappant est la
discordance des unités briançonnaises, charriées
selon des surfaces presque horizontales, par rapport à
la "zone houillère" affectée de grands
plis à plans axiaux fortement pentés vers l'est.
Cela impose se façon assez évidente
1 - que les plis de l'anticlinorium de la zone houillère
se soient formés avant la mise en place des nappes
2 - que celle-ci se soit effectuée sur une surface tranchée
par un rabotage sub-horizontal (que la cause soit le charriage
lui-même ou une abation antèrieure)
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redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074 |
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