Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/brianconnais/_lieux_SerCh_Gaulent_PHaute/SerreChevalier.html
Montagnes de Serre Chevalier
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pentes de rive droite de la Guisane
à Chantemerle
La montagne du Serre Chevalier, qui a donné
son nom à la plus célèbre station des Alpes
du Sud, n'est qu'une grosse butte assez molle, au milieu d'alpages
dont elle n'est même pas le point culminant (celui-ci est
le sommet de l'Eychauda) ...
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Panorama d'ensemble du domaine skiable de Serre Chevalier
vu du col du Granon

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Les pentes méridionales de la station de Serre Chevalier
vus du nord-est, depuis la rive gauche de la Guisane (pentes à
l'ouest du col du Granon) (cliché Pierre Gidon).
Ce versant de la montagne doit ses pentes, douces en
moyenne mais coupées de ressauts, au glissement de multiples
petits paquets rocheux. Ce phénomène a pour effet
que les contacts entre les unités y sont largement masqués
et que leur tracé sur ce cliché est, par conséquent,
assez approximatif.
On constate néanmoins que (comme sur le versant sud du
Prorel) les niveaux carbonatés du Trias Moyen (tc-d)
de la nappe de la Condamine (n.Co) reposent directement,
ou par l'intermédiaire d'une lame de Permo-Trias quartzitique
(tq-V) peu épaisse, sur les grès houillers
: cela est interprété comme le fait que cette nappe
représente la couverture de la "zone houillère"
mais qu'elle s'en est décollée lors du charriage.
f.P = prolongement probable de la faille du
col de la Pisse (lèvre nord abaissée) ; f.C
= faille du Châtelas (lèvre sud abaissée),
donc peut-être conjuguée* de la précédente.
cs-Mbr = brèches du Prorel (rattachées au
matériel dit "de la 4° écaille")
Pour les géologues la célébrité
de cette montagne est liée à ce qu'elle est formée
d'affleurements énigmatiques de micaschistes, qui ont été
considérés pendant de longues années comme
une klippe*. À la fin du XIXe siècle leur découvreur,
Pierre Termier, en avait fait sa "4°
écaille", c'est-à-dire l'unité la
plus haute de l'édifice des nappes briançonnaises
de ce massif.

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Le versant oriental des pentes septentrionales de la station de
Serre Chevalier
vus du nord-est, depuis la rive gauche de la Guisane, des pentes
à l'ouest du col du Granon (suite du cliché précédent)
(suite vers la droite à la page Cucumelle)
n.Cp = nappe de Champcella ; n.Co = nappe
de la Condamine ; 4° éc. = chapeau de la "quatrième
écaille", couronnant la succession de la nappe de
la Condamine.
f.M = faille de Méa ; f.T = faille de Trancoulette
(en grande partie masquée par la crête Serre-Chevalier
- Chatelas) ; f.C = faille du Châtelas (elle abaisse
la nappe de la Condamine par rapport à son soubassement
siliceux, au sud de l'échine de quartzites du Châtelas).
Les affleurements de houiller du flanc ouest de l'anticlinorium
de la zone houillère sont presque totalement masqués
par les paquets glissés provenant des affleurements de
la nappe de La Condamine, qui dominent Serre Ratier.
On a reconnu bien plus tard (M. Lemoine, dans
les années 1960) que le matériel de cette "4°
écaille" était en réalité une
brèche de micaschistes (des "micaschistes reconstitués").
Plus récemment (Barféty et Tricart, dans les années
1990) on s'est rendu compte que cette brèche faisait en
réalité partie d'un olistostrome* inclus dans le
flysch noir du sommet de la succession de la nappe de la Condamine.
Le terme de "4° écaille", encore assez souvent
usité par tradition, ne désigne donc pas une entité
tectonique mais une formation stratigraphique d'âge
éocène.
Cette interprétation s'accorde bien avec le fait que
l'on observe, en nombre d'autres points, dans le flysch noir de
la zone subbriançonnaise et de la zone briançonnaise,
la présence d'éléments exotiques plus ou
moins volumineux (mais dans des proportions moindres qu'ici).

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Le versant méridional des montagnes de Serre Chevalier
vus du sud-est, depuis les pentes sud du Rocher Blanc.
n.Cp = nappe de Champcella ; n.Co = nappe
de la Condamine ; 4° éc. = chapeau de la "quatrième
écaille", couronnant la succession de la nappe de
la Condamine.
f.T = faille de Trancoulette (elle se partage en deux branches
parallèles) ; f.P = faille du col de la Pisse.
Du point de vue structural les affleurements
de la "4° écaille" se situent en contrebas
nord des affleurements de Trias et de Jurassique de la nappe de
la Condamine, qui forment le groupe montagneux de la Condamine
et du Rocher Bouchard. Ceci est dû au jeu extensif de l'importante
faille E-W du col de la Pisse, qui détermine l'abrupt
par lequel l'extrémité de la crête de la Coste
Groselière tombe sur les pâturages de Serre Chevalier
(vallon Mélivrin). Cette cassure semble bien se poursuivre
vers l'est par la faille qui limite du côté nord
les affleurements triasico-jurassiques du Rocher Blanc, bien qu'entre
les deux passe la faille N-S de Trancoulette, qui introduit un
décalage dans le sens dextre.
Du côté nord des affleurements de la "4°
écaille", le matériel triasico-jurassique de
la nappe de la Condamine est ramené au jour, dans la crête
de la Balme et de Roche Gauthier, à la faveur d'une autre
cassure (orientée SW-NE), la faille du col de Méa.
En définitive les reliefs du Serre Chevalier et du Sommet
de l'Eychauda correspondent donc - un peu paradoxalement - à
un panneau effondré, où se trouve exceptionnellement
conservé, grâce à cette circonstance, la partie
tout-à-fait supérieure de la succession de la nappe
de la Condamine (partie que l'érosion à enlevée
partout ailleurs).

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Les confins du chaînon de Montbrison et des montagnes de
Serre Chevalier
vus d'avion, de l'est, depuis l'aplomb de Briançon
n.Cp = nappe de Champcella ; n.Co = nappe
de la Condamine ; 4° éc. = chapeau de la "quatrième
écaille", disjoint par les failles et par l'érosion
en 3 affleurements, couronnant la succession de la nappe de la
Condamine.
f.T = faille de Trancoulette ; f.PF = faille de
la Peyre du Feu ; f.P = faille de la Pisse ; f.M
= faille de Méa.
page en cours
de finition !
Voir l'aperçu
général sur la tectonique du Briançonnais

Voir aussi l'aperçu général sur
la bordure orientale du Massif du Pelvoux

cartes
géologiques au 1/50.000° à consulter : feuille
Briançon
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