Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/chartreuse/6_sites_ch/rocheplane.html
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Pas de Rocheplane, cheminée du Paradis
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partie méridionale des crêtes
de Bellefond
Le point le plus bas de la crête
de Bellefond est le Pas de Rocheplane (1860 m). Le sentier
qui l'atteint, depuis les Petites Roches, s'élève
sur une dalle structurale*, inclinée à 40° vers
l'est, qui résulte du dégagement par l'érosion
d'un miroir de faille.
Le versant oriental de la partie méridionale
des crêtes de Bellefond
vu d'avion, du sud-est, depuis l'aplomb des Petites Roches
(Les Vials).
L'observateur est presque placé dans le plan
de la surface de faille de Rocheplane (f.R) ; le miroir
de faille, dénudé à gauche du col, y forme
un glacis enneigé.
Le Pas de Rocheplane proprement dit est situé dans le compartiment
situé au dessus de la surface de faille. Cette dernière
traverse la crête à la première échancrure
au sud du col et ceinture, plus au sud, la pyramide sommitale
du piton de Rocheplane). Ce compartiment supérieur de la
faille de Rocheplane est celui qui a été abaissé
par le rejet de la faille (il ne s'agit pas d'une faille inverse
mais d'une faille normale*)
Uis = partie supérieure de la masse inférieure
urgonienne ; pscO = "pseudo couches à Orbitolines"
(pour les autres niveaux voir la liste des abréviations).

version plus grande, muette, de cette image
La crête de Rocheplane
vue du nord, depuis l'éperon rocheux 1860, au nord-est
du Pas de Rocheplane
La dénudation de la surface de fracture de la
faille de Rocheplane (f.R) détermine, en avant du
piton 1938, les dalles (plus ou moins corrodées en lapiaz*
par le ruissellement des eaux de pluie) sur lesquelles serpente
en lacets le sentier qui monte par le versant des Petites Roches
(il n'est que partiellement visible et impossible à distinguer
sur ce cliché).
La surface de faille qui passe sous le Pas de Rocheplane (et qui
traverse la crête au sud du col) s'enfonce en profondeur
vers l'avant, sous la partie de crête d'où est pris
le cliché (cette partie septentrionale de la crête
est dans la même situation, vis-à-vis de la faille,
que le sommet du piton de Rocheplane).
f.l est une faille longitudinale (N-S) de très faible
rejet mais qui suffit, par la dénudation de son miroir
(vertical), à déterminer un monolithe remarquable
par sa forme en champignon.
Au sud du Pas de Rocheplane, le compartiment
supérieur (oriental) de cette faille de Rocheplane
ne s'est pas totalement effondré du côté du
Grésivaudan : le témoin qui en subsiste forme la
crête, à partir du piton 1938, sur quelques centaines
de mètres (voir la carte).
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version plus grande, muette, de cette image
Le Pas et le piton de Rocheplane
vus du nord, depuis les pentes septentrionales du Pas de
Rocheplane (vue plus détaillée).
La faille verticale f.c est une faille conjuguée
de f.R (son rejet est symétrique) mais cette dernière
la décale. Elle se raccorde plus au sud (voir carte) à
la faille du Paradis FPa (mais n'en est qu'une branche
secondaire). Noter que la bissectrice de l'angle f.c / f.R (qui
correspond à Z = axe du raccourcissement) est perpendiculaire
aux couches : ceci suggère que ces failles ont affecté
les couches alors qu'elles étaient horizontales, puis
ont basculé avec elles lors du plissement.
La vire notée ps.cO correspond aux "pseudo-couches
à Orbitolines", niveau à lits calcaréo-argileux
situé une trentaine de mètres plus bas, dans la
partie haute de l'Urgonien inférieur (elle est figurée
par un ruban grisé sur la carte
géologique).
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version plus grande de cette image
Coupe passant peu au sud du Piton de Rocheplane.
dB = décrochement de Bellefond ; dP
= décrochement du Prayet ; fPr = faille N-S du Prayet
; fPa = faille du Paradis
Au sud du piton 1938 le sentier de crêtes
rejoint le pied ouest du "rocher pointu" en empruntant
la cheminée du Paradis. Ce couloir naturel, étroit
de moins d'un mètre et haut de 5 à 6 m correspond
à une autre faille dont les deux lèvres se sont
écartées l'une de l'autre, sans doute par suite
d'un léger glissement des couches de la lèvre ouest
vers l'aval de leur pendage.
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La cheminée du Paradis
vue du nord, depuis son débouché supérieur
Le "bâillement" de la surface de cassure tend à
être annulé par la présence de blocs éboulés,
coincés entre les deux lèvres, à la faveur
desquels on peut escalader cette fissure.
La lèvre ouest est celle de droite et le pendage des
couches (indiscernable sur le cliché) est dirigé
à 25° vers la droite.
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Les cassures N-S telles celles de Rocheplane
et du Paradis, se sont formées avant le plissement et ont
été ultérieurement basculées, lors
de ce dernier : on peut mettre ce fait en évidence au sud du chalet de Bellefond,
dans les pentes coupées de barres rocheuses s'élevant
vers le pas de Montbrun (en lisière sud des prairies du
col de Bellefond), où ces failles s'avèrent cachetées*
par la Lumachelle de l'Aptien.

figure agrandissable
Les deux étapes qui ont abouti à la
disposition actuelle des failles longitudinales du chaînon
de la Dent de Crolles
a) Débitage de la dalle urgonienne, par une extension est-ouest,
à l'Aptien (époque de dépôt de la Lumachelle)
b) Plissement, à axe N-S, qui bascule (et éventuellement
tord) les surfaces de failles.
Ce secteur est visité
par les itinéraires du fascicule n°1R
carte géologique au 1/50.000° à consulter
: feuilles Grenoble et Domène
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Carte géologique simplifiée
des alentours de la Dent de Crolles.
(fond topographique d'après la carte IGN au 1/100.000°)
carte cliquer sur les imagettes Légende
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