Commiers - Monteynard |

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La vallée du Drac et la montagne du Conest
vue d'avion, du sud-ouest, depuis l'aplomb de Sinard
Les alignements d'affleurements triasiques (dolomies,
cargneules et spilites) sont soulignés de rouge.
Dans l'épaisse succession de la cuesta du Bajocien inférieur
on a distingué 3 niveaux (comme dans les collines
bordières de Belledonne) : les calcaires inférieurs (Bjc.i), les marno-calcaires intermédiaires (Bjm) et les calcaires supérieurs (Bjc.s)
ØS = chevauchement du Sénépy (branche
supérieure) ; d.C = décrochement de la Chal.
Bien qu'elle ne soit pas tracée sur la carte géologique
au 1/50.000° (feuille Vif) cette faille est néanmoins
avérée par divers indices : elle ne représente
en fait qu'un tronçon du grand accident linéamentaire
auquel appartiennent aussi, plus au nord la "faille orientale de Vizille" et plus
au sud la "faille de la Queyrie".

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La vallée du Drac à la hauteur
de Monteynard
vue d'avion, du sud-ouest, depuis l'aplomb de Sinard
d.P = décrochement de Petichet ; ØS = chevauchement du Sénépy (il se poursuit vers la
gauche, mais il est complètement caché derrière
la crête de la Montagne du Conest).
On a souligné de bleu la limite inférieure
des terrains houillers, reposant ici sur le cristallin (sans y
être pincés en synclinal), et en rouge la
surface de la pénéplaine anté-triasique.
L'une et l'autre de ces deux surfaces dessinent la même
coupole très simple qui est la forme du Dôme de La
Mure (elle est cependant accidentée de cassures mineures...).
Le lit du Drac atteint le bedrock en entaillant un puissant colmatage alluvial glacio-lacustre dont les restes déterminent de larges replats à flanc de vallée sur les deux rives.

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de ce dessin
Panorama de la Vallée du Drac
vu du tournant de la D.529 où s'embranche la route (D.116) de Treffort.
Ce colmatage est constitué par les alluvions déposées dans le lac du Trièves qu'avait créé, à l'époque würmienne le barrage de la basse vallée du Drac par la langue glaciaire iséroise.

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Les lacs d'obturation dans la vallée du Drac au Würm II.
hachures horizontales serrées = lacs de barrage par les langues glaciaires
hachures obliques = zones non englacées
les langues glaciaires sont désignées du nom de la vallée qu'elles empruntent.
Ce sont les argiles lacustres du plateau de Sinard qui témoignent de ce que la vallée a été occupée par un lac : le barrage qui retenait ses eaux, constitué par le glacier de la vallée de
l'Isère à l'emplacement de Grenoble a dû atteindre une altitude croissante lors de la progression des glaciers au Würm II.
Les moraines qui recouvrent ces argiles ont dû être
amenées par une langue diffluente de
ce glacier, qui a progressivement remonté dans la basse vallée du Drac : son front devait tremper dans ce lac et presque atteindre, au maximum de la glaciation de Würm, la latitude de Monteynard.
Ces alluvions ont rempli l'ancienne vallée fluviatile du Drac, déjà établie dans la combe monoclinale des marnes aaléniennes, dont le tracé est décalé, plus ou moins fortement selon les transversales, par rapport à l'actuel.

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