Saint-Michel-en-Beaumont, La Salle-en-Beaumont |
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Le Beaumont nord-occidental
vu du sud-ouest, depuis l'échine sommitale du Châtel.
a.S = anticlinal N-S de La Salle ; s.sM = synclinal E-W de Saint-Michel ; a.C = anticlinal E-W du Chauvet (les plis E-W sont représentés en jaune orangé).
Aux abords des Chambons et de Quet on observe un amincissement considérable de l'espace séparant les couches supérieures du Lias calcaire (Carixien) de celles du Bajocien : il correspond très vraisemblablement à un amincissement stratigraphique des schistes argileux du Lias supérieur et de l'Aalénien, par ailleurs inobservables sous le colmatage quaternaire (cette situation paraît très comparable à celle des pentes orientales de la dépression de Fallavaux).
cgb (en vert vif) = surface de discordance*, sur les terrains jurassiques, des conglomérats grossiers de base des alluvions wurmiennes.
C'est, de tout ce massif, la partie qui a la structure la plus simple. Elle est en effet essentiellement commandée par la présence de deux beaux plis E-W (qui se rattachent à ceux, anté-Sénoniens, du Dévoluy). Il s'agit, du nord vers le sud, du profond synclinal de Saint-Michel, suivi au sud par le large anticlinal du Chauvet. Le relief est presque conforme*, l'érosion ayant pratiquement dénudé les couches sommitales du Lias calcaire (Carixien) sur les voûtes anticlinales, qui forment ainsi des "monts"*, et conservé le Lias supérieur schisteux uniquement au coeur du synclinal.
L'anticlinal du Chauvet se prolonge vers le sud-est, sur la rive gauche du Drac et coupe l'arête Obiou - Châtel au col de la Brèche, où il est dénommé du nom de ce col (voir la page "Obiou est") ; le synclinal de Saint-Michel, quant à lui passe à peu près, dans cette direction, à l'extrémité nord des falaises du Châtel (voir la page "Châtel"), où il se manifeste par une très progressive inflexion des pendages, doucement inclinés vers le nord-ouest au Châtel et au contraire vers le sud-est au col Saint-Sébastien.
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Le Chauvet (ou Mont Beaumont) vue rapprochée d'avion, de l'W-SW, depuis l'aplomb des
Chambons de Quet.
s.SM =
synclinal de Saint-Michel ; a.C = anticlinal du Chauvet (les axes de ces plis plongent fortement
en direction de la vallée du Drac, pratiquement autant
que la pente topographique du versant ouest du Chauvet).
Ces deux plis s'entrecroisent avec un pli N-S, l'anticlinal de
La-Salle (voir plus loin la coupe E-W), de sorte que le Chauvet
représente un bon exemple de pli
en dôme.
Sous le sommet, en versant sud, les couches de la charnière
de l'anticlinal sont affectées par un glissement en masse
assez caractérisé, dont les matériaux, disloqués
en blocs à sa partie inférieure atteignent presque
le niveau de la RN 85 au nord du village des Istiers.
Loth.sup. = niveau à patine rouille du Lotharingien supérieur.

Le col de Parquetout est situé au revers est d'une petite butte témoin d'Aalénien inférieur (Clos du Sel, point coté 1412) qui coiffe l'échine des schistes toarciens de Villelonge. Cet affleurement est plus précisément conservé à cet endroit parce qu'il est pincé au cœur d'un repli synclinal N-S (il s'agit de la terminaison septentrionale du synclinal des Achards, qui affecte le flanc est du synclinal des Côtes de Corps).
Mais deux autres particularités sont à noter.
D'abord que ces affleurements de Lias supérieur sont interrompus du côté nord-ouest par une faille de la Chaînelette, orientée NE-SW, qui passe au col de ce nom et relève les calcaires liasiques de sa lèvre nord-occidentale.
Ensuite le fait qu'il n'y a là que peu de distance entre cet affleurement et les calcaires du Lias inférieur que la route D.212f atteint au débouché nord du vallon du col Nodry. Comme aucun terme ne semble manquer ceci signifie sans doute que la succession s'y amincit en biseau, au flanc de l'anticlinal de Peyrague. On peut se demander la cause en est tectonique, liée au renversement des couches liasiques, qui s'observe là ou stratigraphique, par des discordances progressives, de façon analogue à ce que l'on observe à l'est de La Salette dans les pentes de la Croix de Rougny.
Le Beaumont se termine du côté
nord par la profonde entaille du Valbonnais,
où le socle cristallin a été mis à nu aux environs d'Entraigues par l'érosion de la vallée de la Bonne. D'orientation
NE-SW, elle coupe en biseau les plis E-W et transversalement les
plis N-S. Le tout donne un résultat d'autant plus difficile
à déchiffrer que ces pentes sont largement garnie
d'un couvert forestier (voir la page "Colombier - Saint-Julien").
Vers l'aval la vallée de la Bonne
se resserre en gorge, dans le secteur du Pont du Prêtre pour
franchir la retombée occidentale de l'anticlinal N-S de
La-Salle-en-Beaumont.


Les surfaces de fracture des failles extensives montrent, lorsqu'elles sont suffisamment bien observables, des déformations en escaliers très comparables à celle visible sur le cliché ci-après.
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