Grande Chible, Aiguille de l'Épaisseur, crête d'Argentière |
En amont de Valloire les crêtes et vallons affluents de rive gauche de la vallée de la Valloirette, qui descendent vers l'est depuis le chaînon N-S des Aiguilles d'Arves, sont tous entaillés dans l'épaisse et monotone série d'alternances de schistes et de grès du flysch* nummulitique ultradauphinois.

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Les crêtes de rive gauche de la Valloirette au nord des
Aiguilles d'Arves
vues du sud, depuis la pointe des Ratissières.
Noter combien les différences sont peu accentuées entre les trois termes successifs qui ont été distingués dans le flysch ultradauphinois. (les termes inférieurs de la succession ne sont pas visibles car il n'affleurent ici que sur le versant ouest de la crête : voir le cliché suivant).
Au nord des Aiguilles d'Arves les entailles des vallons affluents de rive gauche de la Valloirette montrent surtout une monotone succession de ces couches de flysch, disposées presque monoclinalement (uniformément pentées d'une trentaine de degrés vers l'est) et l'on y rencontre que de rares plis mineurs. Les conglomérats ne forment plus l'arête faitière mais affleurent seulement au pied des abrupts du versant occidental de la crête, où ils dominent en général une puissant jupe d'éboulis qui masque le plus souvent les terrains mésozoïques sous-jacents à la surface de discordance* du Nummulitique.

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Panorama du versant occidental du chaînon des Aiguilles d'Arves, immédiatement au nord de ces dernières
vu du sud-ouest depuis le col de la Baisse de Gerbier (clichés originaux obligeamment communiqués par Serge Gidon)
DN = surface de discordance de la transgression nummulitique ; f.pF = faille (extensive) de Pierre Fendue ; s.M = synclinal (anté-Nummulitique) de Montrond.
En allant vers le sud et/ou en s'éloignant de la crête principale du chaînon, les couches du flysch des Aiguilles d'Arves deviennent par contre de plus en plus fortement plissées, comme le montre aisément un examen attentif des falaises qui dominent les vallons latéraux et surtout la plus méridionale, qui forme la crête d'Argentière.

Ce système de plis est assez serré et fortement déversé vers l'ouest. Il met en jeu de nombreux plis parasites* dysharmoniques*, dont la multiplicité est favorisée par l'alternance répétée des lits argileux qui caractérise le flysch nummulitique (la relative minceur des bancs grèseux les porte à se ployer en plis de courte longueur d'onde).

L'accroissement, de l'ouest vers l'est, de l'intensité du plissement s'explique sans doute par un effet d'entraînement sous le chevauchement de la zone subbriançonnaise. En effet les terrains de cette nappe majeure affleurent dans les extrémités orientales des crêtes, à l'endroit où ces dernières tombent sur la vallée de la Valloirette, même s'ils n'y représentent qu'une bande relativement étroite, qui en longe la rive gauche (voir les pages Valloire et Roche Olvera).
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