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les montagnes de Dormillouse
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la bordure sédimentaire sud-orientale du massif des Écrins
Le vallon de Dormillouse, affluent de rive droite de la Durance au niveau de La Roche-de-Rame, ouvre une boutonnière*
qui fait apparaître le socle cristallin sous la couverture
sédimentaire autochtone de ce versant de la vallée. Cette couverture sédimentaire est presque uniquement
formée par l'épaisse série du Nummulitique (en majeure partie formée de flysch gréseux), dont les escarpements ceinturent
le vallon presque de toutes parts et culminent au nord à
la Tête de Soulaure et au sud au Grand Pinier.
image sensible au survol et au clic

Le vallon de Dormillouse
vu d'enfilade, de l'est, d'avion, depuis l'aplomb de Freyssinières (cliché original obligeamment communiqué par M. Alexandre LAMI).
Tirets rouges = interface
cristallin-sédimentaire (surface de la pénéplaine
anté-triasique) ; tirets jaunes
= surface de transgression du Nummulitique. Ncgl+c = couches
de base (conglomérats et calcaires) de la succession nummulitique.
Le Nummulitique repose ici sur une surface d'érosion qui
avait mis a nu le socle cristallin au nord-ouest du hameau de
Dormillouse, mais respecté de plus en plus épais
de la couverture mésozoïque à l'est : on est
donc ici à la limite proprement dite du massif cristallin
tel qu'il avait émergé avant la transgression nummulitique.
image sensible au survol et au clic

La crête et le vallon de Dormillouse
vu du sud, depuis le col des Terres Blanches.
Tirets rouges = interface
cristallin-sédimentaire (surface de la pénéplaine
anté-triasique) ; tirets jaunes
= surface de transgression du Nummulitique.
Ncgl+c = couches
de base (conglomérats et calcaires) de la succession nummulitique.
La suite de la succession nummulitique comporte des schistes argileux
à faisceaux de bancs de grès parfois épais
mais s'effilant latéralement, surmontés par une
alternance régulière de bancs de grès et
de schistes (= flysch gréseux). Elle se termine par des
schistes à bancs de grès minces ou absents (= flysch
schisteux).
(on trouvera, ci- après, des agrandissements de certains
détails de ce cliché)

Coupe d'ensemble, schématique, le long de
la crête de Dormillouse
(dessinée à partir du panorama du versant sud de
la vallée du Fournel); extrait de P. Plotto,1977 (retouché)
SB = unités sub-briançonnaises ; f.M
= faille de Méollion
voir schéma
interprétatif de la formation des plis //
déformation microtectonique des différents niveaux
de la coupe.
image sensible au survol et au clic
image sensible au survol et au clic

Deux portions de la partie occidentale de la crête
de Dormillouse
vue du sud, depuis le col des Terres Blanches.
La coupe naturelle du versant montre, pratiquement
en coupe transversale à leur axe, quelques uns des plis
du flysch nummulitique.
paA = plan axial d'un anticlinal ; paS = plan axial
d'un synclinal ; noter la multiplicité de plis de plus
petite longueur d'onde qui complique le dessin du synclinal du
bord gauche du cliché.
Noter que les plans axiaux sont plus couchés (flancs courts
plus éloignés de la verticale) sur le cliché
du bas, qui montre une portion immédiatement plus orientale
de la crête : on observe là le passage progressif
de plis fortement déversés à des plis modérément
couchés.
image sensible au survol et au clic

La partie septentrionale de la crête des Uvernaus,
au sud de Dormillouse
vue du sud-ouest, depuis le col des Terres Blanches.
La coupe naturelle du versant montre les passages latéraux
par indentations, entre les faciès argilo-schisteux et
les faciès gréseux (flysch)
de la succession nummulitique.
Les triangles rouges indiquent les endroits où les faisceaux
de bancs gréseux se terminent, vers le sud, au sein des
marnes : il s'agit de l'extrémité de turbidites*,
qui provenaient donc d'un secteur plus septentrional. On remarque
que, d'un faisceau au suivant ,on a systématiquement une
rétrogradation du point atteint par les turbidites (ce
qui est un signe de réduction des apports terrigènes
grossiers). Il en résulte que, du nord (gauche) vers le
sud (droite) la limite entre la formation du Flysch du Champsaur
et celle du Flysch schisteux supérieur est de plus en plus
ancienne (c'est un exemple remarquable de "diachronisme"
des formations).
Voir l'aperçu
général sur la bordure orientale
du Massif du Pelvoux  |
cartes géologiques
à 1/50.000° (*) à consulter : feuilles Orcières
et Guillestre
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