Les alentours de Bourg-d'Oisans |

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Le débouché de la Lignarre dans la plaine de Bourg-d'Oisans
vu de l'est,
depuis la
Tête de l'Homme, au dessus d'Auris.
s.vR = synclinal de Villard Reymond ; a.pT = anticlinal de Prégentil ; f.cO = faille du col d'Ornon ; f.T = faille du Taillefer.

Cette bande correspond à un secteur effondré par le jeu d'un basculement de blocs de socle (c'est-à-dire d'un "hémigraben"), qui s'est produit dès le Jurassique inférieur à l'occasion du jeu principal de la grande faille du col d'Ornon, qui le limite du côté occidental. L'épaisseur des sédiments jurassiques y croît d'est en ouest.

Schéma très simplifié du système
de blocs basculés des massifs cristallins externes des
Alpes au sud-est de Grenoble (transversale de la vallée
de la Romanche) .
ci = Crétacé inférieur ; js = Jurassique supérieur ; ls = Lias supérieur ; t = Trias

La colonne stratigraphique du contenu de l'hémigraben
de Bourg-d'Oisans est figurée ci-après (l'érosion
a enlevé partout, sauf au Grand Renaud, les terrains plus
récents que l'oxfordien).
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Colonne stratigraphique des environs de Bourg-d'Oisans Noter l'épaisseur totale de la succession jurassique
qui remplit l'hémigraben* ; elle ne comporte pourtant
ici qu'une faible épaisseur de Terres Noires (le Malm
supérieur, calcaire, qui n'est présent que de façon
très discontinue, n'a pas été représenté). |
Les abords (surtout méridionaux) de Bourg-d'Oisans recèlent beaucoup d'indices des mouvements tectoniques extensifs synsédimentaires d'âge jurassique, qui sont à l'origine de la formation de l'hémigraben : la plupart ont été analysés dans diverses publications et certains sont étudiés dans diverses autres pages de ce site : elles sont répertoriées ci-après.

A) Légende des figurés:
1: Malm (y compris Néocomien et Terres Noires);
2 transgression directe du Malm sur le Lias calcaire ou sur le
socle cristallin (présence éventuelle du Dogger
condensé);
3 Dogger (en prédominance Aalénien);
4 transgression directe du Dogger sur le Lias calcaire ou sur
le socle cristallin;
5 Lias et Trias;
6 transgression directe du Lias supérieur sur le socle,
7 transgression du Lias inférieur sur le socle (absence
de Trias);
8: Lias calcaire réduit,
9 socle cristallin;
10 principaux points d'observation de perturbations sédimentaires
par des apports détritiques sur paléopentes ou/et
des accidents synsédimentaires (voir détail ci-après).
B) Particularités et références bibliographiques
relatives aux diverses localités indiquées (notées
par des numéros sur la carte) :
1/ la Grenonière
d'Ornon : olistolite de cristallin [description Barféty
et al., 1979];
2/ Chantelouve : brèches
et olistolites appuyés sur un miroir- de paléofaille
[description détaillée Barféty et Gidon,
1984];
3/ Massif du Grand-Renaud
: 3a- synclinal anté-Dogger de Villard-Reymond;
3b- discordance, en onlap, des Terres Noires et du Tithonique
sur le Dogger; 3c- failles liasiques du Lac
du Vallon [contexte et description Barféty et Gidon,
1983]
4/ abords du vallon de Confolens
(Paletas, Lac Labarre) : discordance, en onlap, du Malm
sur le soc!e cristallin; faciès noduleux
et encrinitiques passant latéralement aux Terres Noires
[description Barféty et Gidon, 1982 et 1983];
5/ Armentier : failles anté-liasiques
(inédit);
6/ col du Vallon
: olistolites et brèches [description Barféty et
Gidon, 1980];
7/ versant ouest de la Croix
de Cassini : olistolites et filons clastiques dans le sommet
du socle [description Rudkiewicz et Vibert, 1982];
8/ pentes à l'Ouest des Deux
Alpes : lentilles de brèches et olistolites dans le
Lias schisteux (inédit, indiqué en écailles
tectoniques sur la carte au 1/50 000 La Grave);
9/ versant ouest de Tête
Moute (la Grande Côte) : mégabrèches [description
Barféty et Gidon, 1980];
10/ rive ouest du vallon de Lanchâtra
(Les Fréaux, Crête du Pied de Bary) : brèches
et olistolites [description Barféty et Gidon, 1980]
