(l'Oisans, au sens large**)
![]() Les plus hauts sommets du massif, depuis le Pelvoux (groupe de sommets de gauche) jusqu'aux Écrins (sommet de droite), vus d'avion, du nord (de l'aplomb de Villar-d'Arène).
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Au sud-est de la chaîne de Belledonne, le socle cristallin* est mis à nu dans un groupe de massifs très élevés (plus de 4100 m à la Barre des Écrins) qui se situent en même temps à la charnière de l'arc des Alpes occidentales françaises et à la jonction des Alpes françaises septentrionales et méridionales.
Au nord-ouest, autour de Bourg-d'Oisans, ce
sont les massifs du Rochail et des Grandes Rousses,
qui se connectent à celui de l'Oisans proprement
dit**
(vallée du Vénéon, autour de Saint-Christophe-en-Oisans).
Les massifs qui se trouvent plus au sud ou plus à l'est
sont séparés les uns des autres par les vallées
du Valbonnais, du Valgaudemar, du Champoléon,
de la Vallouise et de la Haute Guisanne. Mais ils
sont tous interconnectés avec celui du haut Vénéon
en un ensemble qui culmine dans les chaînons des Écrins
et du Pelvoux.
L'ensemble de ces massifs peut être considéré,
du point de vue géologique, comme de simples dépendances
d'un vaste massif des Écrins - Pelvoux, sensu lato,
qui correspond au socle cristallin du domaine
dauphinois interne et qui a servi de butoir contre lequel
sont venues déferler les nappes de charriage des zones
internes.
** On
trouvera plus de détails sur la signification géographique
du mot "Oisans", qui était volontiers appliqué
à tout le massif par les grimpeurs des années du
milieu du XX e siècle, en consultant le site Vallouimages