Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/h_ubaye/pages_Stura_Maira/giordano.html
Ce sommet est le premier, en venant de l'ouest,
de ceux de la crête dominant la Stura, à appartenir
à la zone subbriançonnaise. Cette dernière
émerge là de sous la chape des unités briançonnaises
qui la recouvre partout plus au nord-ouest..

même
fenêtre
< image
plus grande, muette >
nouvelle
fenêtre
Le haut vallon de Servagno
vu d'avion, de l'ouest, depuis l'aplomb de Bersezio.
C'est en rive gauche du vallon de Servagno que se produit
l'émergence des unités sub-briançonnaises,
qui n'affleurent pas le long du front briançonnais entre
Guillestre (dans la vallée de la Durance) et Bersézio.
On voit de près, sur ce cliché, comment l'unité
subbriançonnaise la plus élevée (celle du
Giordano) s'enfonce vers la gauche
sous l'unité briançonnaise la plus basse (celle
de Rocca Peroni).
n.Ro = nappe du Rouchouse; n.RP = nappe de Rocca
Peroni ; ØB = chevauchement des unités briançonnaises
sur les unités sub-briançonnaises ; ØSB
= chevauchement des unités sub-briançonnaises sur
l'autochtone (grès "d'Annot", du flysch nummulitique).
En arrière-plan les crêtes des confins du domaine
briançonnais et de celui des schistes lustrés piémo
Cette montagne montre de façon très
exemplaire un caractère tectonique qui est commun à
la plupart des unités de cette zone (et qui les oppose
aux unités de la zone briançonnaise), qui est d'être
affecté d'un intense plissement de ses couches. Celles-ci
dessinent un véritable accordéon de plis déversés
vers le sud-ouest, de sorte qu'elles affleurent en bandes parallèles
répétées qui traversent obliquement les versants
de la montagne.

version de
plus grande taille // version
encore plus grande de cette figure
Le versant SE du Monte Giordano, vu de la Cima del
Gias.
Cette vue, prise dans une direction presque axiale,
offre une coupe naturelle des structures on discerne encore le
style isoclinal à plongement vers le N, mais l'on voit
en outre s'ébaucher le redressement des plis au voisinage
de la faille du col Giordano-Bodoira (F). Les notations tectoniques
sont les mêmes que dans la figure 7. Les abréviations
stratigraphiques sont les suivantes : fn, Flysch noir de l'échine
NW du Bodoira ; E-Cs, Calcschistes à brèches nummulitiques
de l'unité de Servagno, olistolites de calcschistes de
l'autochtone, cm Schistes noirs du crétacé moyen
; N, Néocomien ; Js, Jurassique supérieur (Barre
tithonique et « argovien ») ; Oxf, Terres noires oxfordiennes
; D, Dogger, y compris les calcschistes « calloviens ».
schéma extrait de la publication
n° 059


version de
plus grande taille // version encore plus grande
de cette figure
extrait de la publication
n° 059
Le versant SW du Monte Giordano
vu d'ouest en est, depuis le point coté 2446,
sur l'arête sud de la Bassa Terra Rossa.
L'allure de monticule schisteux contraste avec les paysages déchiquetés
des sommets calcaires du Briançonnais.
On discerne sous cet angle le style fortement isoclinal et le
plongement, très marqué, des plis vers le N ; ce
versant montre 3 charnières anticlinales qui sont figurées
sur le croquis : les deux charnières notées Al appartiennent
à la même voûte anticlinale mais sont décalées
par la faille de Servagno (qui emprunte le ravin de ce nom) ainsi
que par des torsions de leur axe, les 3 charnières ont
un axe sensiblement N-S.
On a désigné par Sla, Slb, Slc, par S2a, S2b, S2c,
les lames de schistes crétacés qui matérialisent
des replis par écaillage au cur des grands synclinaux Sl
et S2 : du fait de ces écaillages la série stratigraphique
est répétée 7 fois sur le versant visible
ici.
La lecture de la disposition structurale est encore embrouillée
par des failles appartenant à la famille N 45 et dont les
plans sont assez fortement rabattus vers l'W.
Sur le cliché on distingue, en outre, à l'extrême
gauche, les calcaires triasiques des Costiglioni (Nappe de Rocca
Peroni).

version plus grande
de cette image //
version
très grande de cette
image
Carte structurale de l'unité du Giordano
d'après les levés de l'auteur de ce site (extrait de la publication
n° 059),
La trace des plans axiaux est figurée afin de
montrer les corrélations structurales entre les diverses
transversales ; pour les synclinaux à remplissage de crétacé
moyen on a représenté les bandes d'affleurement
de ce terrain (qui ont donc la même signification).
La nomenclature des accidents est la même que sur les figures
7 et 8 ; les écailles à semelle de Dogger ont été
désignées par la lettre A, suivie du numéro
correspondant au pli anticlinal homologue dans les niveaux supérieurs
; toutefois l'écaille A4 ne correspond à aucun pli
connu et pourrait être totalement étrangère
au dispositif plissé du Giordano, appartenant à
une unité briançonnaise frontale (unité du
Ruissas).
Les replis synclinaux ont été notés Sla,
Slb, Slc, d'une part, S2a, S2b, S2c d'autre part, comme sur les
figures 7 et 8 ; la coordination de ces replis est plus sujette
à caution que celle des accidents principaux.
Les terrains quaternaires sont laissés en blanc (de même
que ceux de l'unité de Servagno ou de l'Autochtone).
On notera principalement que la surface listrique basale de l'unité
du Giordano recoupe, par rabotage basal, des éléments
tectoniques d'autant plus élevés que l'on va d'W
en E.
cartes
géologiques au 1/50.000° à consulter : feuille
Larche
consulter l'aperçu structural général
sur les montagnes
au SE de la Haute Ubaye
consulter l'aperçu structural général
sur la zone briançonnaise
méridionale
N.B. Les liens entre parenthèses
sont des raccourcis qui font perdre la barre de boutons
Aller à la page
d'accueil du
site