Crête du Rissace |
Cette montagne, qui se situe à la limite méridionale du Queyras, entre vallon d'Albert et haut Cristillan, prolonge vers le sud le chaînon de Beaubardon. Ce dernier est formé de couches essentiellement calcaires qui s'intercalent entre les calcschistes de la bande Ceillac - Chiappera et les schistes lustrés piémontais du haut Cristillan.
| cliché de situation, |

La partie septentrionale de la crête du Rissace est en fait constituée par l'accollement de deux unités briançonnaises complètement renversées vers l'est (de même que les surfaces de chevauchement qui séparent ces unités l'une de l'autre et de celles qui les encadrent).
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Carte détaillée des crêtes qui ferment le vallon d'Albert du côté sud-orientalLa lame de quartzites werféniens de l'unité de Combe Brémond, avec sa couverture de calcschistes de l'Alpet, s'effile vers le nord, par biseautage tectonique, sous la dalle calcaire renversée de l'unité de la Chapelue (Ladinien à Dogger) qu'elle chevauchait initialement, avant le renversement vers l'est. Les "calcaires à lauzes"(notés cL sur les clichés de cette page) sont le terme inférieur des calcschistes de l'Alpet (csA) ; ils sont identiques à ceux de la coupe du ravin de l'Alpet, en haute Ubaye. |
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Par leur constitution stratigraphique ces deux
unités sont très distinctes :
- l'unité de La Chapelue et du Roure est constituée
par une succession comparable à celle de la nappe de la
Font-Sancte,
avec Trias moyen et Dogger. Ce sont ces couches qui forment l'essentiel
de l'ossature du chaînon Beaubardon - Rissace et du vallon
d'Albert.
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l'unité de Combe Brémond est dotée
d'une succession typiquement ultra-briançonnaise, c'est-à-dire
très incomplète au niveau du Jurassique. Ici sa
succession est même plus réduite qu'en
Ubaye, car ce sont les calcschistes à brèches
de l'Alpet qui reposent directement sur les quartzites werféniens
(sans intercalation de marbres du Malm - Crétacé).
Cette unité n'affleure plus ici, en marge orientale de l'unité précédente, que comme une frange qui s'effile vers le nord. Par sa constitution stratigraphique très particulière qui la rend bien reconnaissable elle souligne en quelque sorte la frontière entre le domaine briançonnais et le domaine piémontais. Plus au nord les unités de constitution analogue affleurent encore plus médiocrement, mais s'alignent néanmoins en un chapelet presque continu qui se poursuit fort loin au nord de Briançon. Elles constituent un ensemble structural et paléogéographique, d'ailleurs disparate, qui a été qualifié globalement d'écailles intermédiaires.



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redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074 |
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redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074 |
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