Alpet, Testetta, Pointe Haute de Mary |
Les crêtes de rive droite de la partie septentrionale du vallon de Mary sont essentiellement formées par des terrains siliceux, principalement quartzites triasiques et Verrucano permien.

Ces terrains, qui forment la "bande siliceuse du Roure", se répartissent en fait entre deux unités (Unité du Roure et Unité de Combe Brémond), l'une comme l'autre renversées par basculement vers l'est. Elles s'enfoncent vers l'ouest pour passer sous les calcschistes de l'unité de Ceillac - Chiappera, mais sont biseautées vers le bas par la faille de Ceillac.

L'unité de Combe Brémond possède une couverture typiquement ultra-briançonnaise avec des marbres du Malm et du Crétacé supérieur qui transgressent directement sur les quartzites werféniens (voir page Maurin). Ces marbres sont violemment plissotés, en plis de type "semblable"* très aplatis (isoclinaux*), que l'on confondrait aisément avec des répétitions de strates.

L'unité de Combe Brémond repose, vers l'est, sur les schistes lustrés liguro-piémontais, comme si ces derniers représentaient la suite de sa succession stratigraphique. Mais, entre ses marbres du Malm - Néocrétacé et les schistes lustrés véritables on observe un ensemble de calcschistes plus ou moins argileux selon les niveaux, à fortes passées de calcaires à débit en "lauzes". Ces couches hébergent, à la hauteur des bergeries de l'Alpet, des brèches grossières (dont certains blocs ont la taille d'olistolites). Ce sont les "brèches de l'Alpet" (ainsi nommées car elles affleurent en rive gauche du ravin de l'Alpet).
On rapporte ces calcschistes à brèches de l'Alpet
à la partie supérieure de la couverture de l'unité
de Combe Brémond car on les voit ailleurs (par exemple
au Rissace) reposer
directement sur les quartzites.
D'autre part la nature tectonique du contact entre les calcschistes
à brèches de l'Alpet et les vrais schistes lustrés
est démontrée par la présence, le long de
ce contact, de fragments de la semelle "océanique"
des schistes lustrés.
Le plus important (de très loin) des lambeaux témoins de la semelle "océanique" des schistes lustrés est constitué ici par les affleurements de serpentinite ophicalcique de la carrière de Maurin, Cette roche fut exploitée jusque dans les années 1960, comme marbre décoratif (et utilisée notamment, au siécle précédent, à l'opéra de Paris).
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Le front de taille (abandonné) de la carrière de marbre de Maurin. On distingue bien la structure de l'ophicalcite : c'est une brèche tectonique à éléments de serpentinite et à filons de calcite remplissant les espaces formés par la fragmentation de la roche. Le front de taille, vertical, porte des stries presque horizontales, ici légèrement inclinées vers la droite (désignées par le fer du marteau). Ce sont les traces de passage du fil abrasif servant de scie pour débiter la roche. |
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redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074 |
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