Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/h_ubaye/pages_ubaye_haute/ubaye_gorges_rd.html
Rive droite des gorges de la haute Ubaye
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Les crêtes
qui dominent la rive droite des gorges de la haute Ubaye sont
sculptées dans une dalle calcaire de Trias et de Jurassique
qui appartient à la nappe du Châtelet, à l'ouest,
et à celle de la Font-Sancte, à l'est. Ces nappes
se disposent en une large voûte anticlinale et sont posées,
comme un couvercle, sur un édifice complexe d'autres unités
empilées.

figure de plus
grande taille
Bloc perpectif montrant la géométrie
des unités en rive droite de la vallée de l'Ubaye
Seuls sont représentés avec des figurés
les terrains antérieurs au Crétacé supérieur
(les autres, marbres en plaquettes et flysch noir, rempliraient
le vide laissé entre les unités). La faille des
Houerts n'est pas représentée sur ce schéma
(elle passe entre Pointe d'Escreins et Pic de Panestrel et aux
abords ouest de La Blachière)
(pour les noms des unités se reporter à la liste
des abréviations, via le bouton de la barre de gauche).
(extrait de la publication
n° 024 , retouché)
Cette voûte anticlinale est rompue, entre la Pointe d'Escreins
et le Pic de Panestrel, par l'accident de la faille des Houerts,
par lequel la marge orientale de la nappe du Châtelet s'avance
en chevauchement vers l'est sur la marge occidentale de la nappe
de la Font-Sancte.

(figure agrandissable)
Coupe de la rive droite des gorges supérieures de l'Ubaye
La légende
stratigraphique est celle de la carte géologique Aiguille-de-Chambeyron
au 1/50.000°. Les couleurs, qui permettent de distinguer les
unités tectoniques, sont celles du schéma d'interprétation rétrotectonique.
La faille des Houerts est la cassure qui passe entre la
digitation du Sommet Rouge et l'Unité de Marinet.
Les pentes moins élevées de cette rive nord-ouest de la vallée de l'Ubaye
montrent au contraire une succession de tranches de roches de
nature variable, où les marbres en plaquettes, qui prédominent,
alternent avec les calcaires triasiques et jurassiques. Cette
disposition correspond à un empilement d'unités
tectoniques imbriquées, qui sont globalement disposées
avec leur pendage fortement incliné vers l'aval. Ces unités
se répartissent par ailleurs en deux groupes assez dissemblables,
de part et d'autre de l'anticlinal de Marinet à coeur de
matériel siliceux permo-houiller (ces terrains forment
l'éperon de la Tête du Seingle).
Il n'est pas possible voir l'ensemble de ce
versant de la vallée d'un seul coup d'oeil, de sorte qu'on
le parcourera ci-après par sections successives, de l'aval
vers l'amont.

version
plus grande, muette
Le débouché aval de la gorge de la haute Ubaye
vu de la rive gauche depuis les prés de l'Eyssilloun,
en rive gauche du vallon de Fouillouse
La rive droite du vallon de Fouillouse forme les pentes
d'avant-plan droit (envahies par l'ombre). Leurs ravins sont entaillés
dans l'olistostrome à matrice de flysch noir "fn(olist)"
du sommet de la succession de la nappe du Châtelet.
n.Ch = nappe du Châtelet ; n.S = nappe de
Sautron (l'attribution de la masse des marbres en plaquettes de
la Grand Roche à cette nappe reste hypothétique) ; n.AC = nappe
de l'Aiguille de Chambeyron.
Voir la coupe interprétative des détails
de la nappe du Chatelet à la page
"Mortice".

version
de plus grande taille, muette
La partie aval de la rive droite des gorges de la Haute Ubaye
vue du sud-est, depuis le Pas de la Souvagea, à travers
l'ouverture du vallon d'Aval.
Le fond de la vallée de l'Ubaye n'est pas visible, masqué
par le replat boisé coté 2199 du bas vallon d'Aval
; pour plus de clarté la partie du paysage située
en rive gauche de l'Ubaye a été couverte d'un voile
grisé.
n.Ch = nappe du Châtelet ; n.S = nappe de
Sautron (l'attribution de la masse des marbres en plaquettes de
la Grand Roche à cette nappe reste une interprétation
hypothétique)
; n.AC = nappe de l'Aiguille de Chambeyron (digitation
de Chauvet) ; n.FS = nappe de la Font-Sancte ; a.M
= anticlinal de Marinet (affectant ici l'unité inférieure
de Marinet).
f.H = faille des Houerts : noter le rebroussement synclinal
de son compartiment oriental, qui témoigne du sens de mouvement
indiqué par les demi-flèches.

version
de plus grande taille, muette
La partie médiane de la rive droite des gorges de la
Haute Ubaye
au niveau du vallon des Houerts et de la Tête du Seingle
vue du sud-est, depuis le vallon de Chillol
f.H = faille des Houerts (en bleu clair) ; s.B =
synclinal de la Blachière (crochon de la faille des Houerts)
; a.M = anticlinal de Marinet ; ØAM = chevauchement
de l'unité des Aiguilles de Mary.

version
plus grande, muette, de cette image
La rive droite de la gorge de l'Ubaye, à
son débouché amont
vue de l'est, depuis l'aplomb de Combe Brémond (Maurin).
La rive gauche de l'Ubaye est entièrement cachée
par l'aile d'avion.
f.B = faille de la Barge (accident de rétrochevauchement
tardif qui fait avancer l'anticlinal de Marinet sur la bande de
Ceillac
La discordance entre la surface de charriage de la nappe de la
Font-Sancte (ØFS), presque horizontale, et les unités
tectoniques qu'elle recouvre, ployées par l'anticlinal
de Marinet, est tout à fait évidente.
Dans les calcschistes de la bande Ceillac-Chiappera les zones
sombres correspondent aux niveaux plus argileux de la partie basse
de la formation (qui reposent sur le jurassique à Maljasset).
Les niveaux clairs, plus calcaires, dessinent un grand synclinal
en contrebas du col Girardin..
Au terme de ce parcours on peut dégager
deux caractéristiques majeures :
1- Si l'ensemble est bien globalement disposé
en un anticlinal de nappes le schéma de nappes empilées
et enroulées ensemble est trop simple car on ne retrouve
pas les mêmes unités empilées des deux côtés
du coeur anticlinal : cela vient sans doute de ce que les nappes
étaient originellement fragmentées en unités
d'extension horizontale relativement modeste.
2- D'autre part cet anticlinal de nappes est
fortement rompu du côté est, ce que l'on met sur
le compte d'une transformation en un vaste pli-faille par des
mouvements de rétrocharriage. C'est ainsi que la nappe
de la Font-Sancte y avance en chevauchement sur des unités
(notamment celles de la "zone" de Ceillac-Chiappera)
qui s'avèrent, si l'on se réfère aux coupes
plus septentrionales, lui être supérieures dans l'empilement
originel.
Il faut ajouter que l'on observe très
clairement que la surface de charriage de la nappe de la Font-Sancte
est subhorizontale et qu'elle sectionne nettement la voûte
de l'anticlinal de Marinet, qui est pourtant dessinée de
façon très accusée dans les unités
sous-jacentes. Il y a donc eu là un rabotage du sommet
de l'édifice des nappes inférieures, enroulé
par ce pli, avant la mise en place finale de la nappe de la Font-Sancte.
Une hypothèse envisageable est de considérer
que ce rabotage a précédé ou accompagné
les mouvements de rétrocharriage par lesquels cette nappe
est venue reposer sur la bande des calcschistes de Ceillac-Chiappera.
Au sujet de ce rétrocharriage se reporter au schéma rétrotectonique général
du Briançonnais méridional.
rive gauche
des gorges
consulter l'aperçu structural général
sur la zone
briançonnaise méridionale
cartes
géologiques au 1/50.000° à consulter : feuille
Aiguille de Chambeyron
N.B. Les liens
entre parenthèses sont des raccourcis qui font perdre la
barre de boutons : passer par la page d'accueil de leur section
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