Cartes à utiliser :
1/25.000° Série bleue : "3234 est - Grenoble "
ou "Grenoble 3-4" + "Domène 1-2".
1/50.000° géologique : feuilles Grenoble (XXXII-34)
et Domène (XXXIII-34).
N.B. les sigles placés dans le texte entre crochets sont
les notations désignant les niveaux stratigraphiques sur
les cartes géologiques de la France à 1/50000°.
Les astérisques * renvoient le lecteur, pour plus d'explications
et pour des données sur le contexte géologique général,
à l'opuscule spécial consacré à la
vue d'ensemble de la géologie du massif de la Chartreuse.Ce
dernier pourra également être consulté pour
obtenir une description succincte des formations géologiques
rencontrées. Cependant c'est dans la notice des cartes
géologiques à 1/50000° que l'on pourra trouver
une description détaillée de ces dernières.
Trajet proposé :
L'itinéraire ici décrit prend son origine au village
de La Diat (fig.1). La portion
correspondant au trajet jusqu'à Malamille peut être
pratiquée en voiture. Le reste constitue une boucle qui
passe par le col de la Cochette parce que c'est ainsi que le parcours
est le plus agréable du point de vue touristique, mais
il n'y a pas d'impératif géologique à revenir
par le versant E du col car cette dernière portion du trajet
ne réserve que fort peu d'observations.
L'itinéraire complet peut être parcouru en une demi-journée
si l'on utilise les voitures et en une petite journée à
pied.
Les personnes craignant les passages en corniche ne pourront pas
dépasser le belvédère des Sangles. Pour atteindre
le col de la Cochette, elles devront prendre, depuis Malamille,
le chemin de descente, donc en sens inverse de la description.
Il est également possible de suivre la partie terminale
du trajet, en aller/retour, depuis la route forestière
du col de la Charmette (parcourue préalablement depuis
Saint-Laurent-du-Pont).
- Les paragraphes ou phrases écrits en italiques
sont ceux relatifs au choix ou au repérage de l'itinéraire
;
- Les textes encadrés donnent des aperçus
globaux sur la géologie de la partie d'itinéraire
qui leur fait suite ;
- Les paragraphes écrits en retrait concernent,
selon le cas, des détails secondaires, des observations
accessoires ou des commentaires plus spécialisés
dont l'abord nécessite une culture géologique relativement
poussée : ils peuvent donc être sautés en
première lecture.
- Les astérisques * renvoient le lecteur, pour plus
d'explications sur des termes particuliers ou sur le contexte
géologique général, à l'opuscule spécial
consacré à la vue d'ensemble de la géologie
du massif de la Chartreuse. Ce dernier pourra aussi être
consulté pour obtenir des compléments d'informations
sur les formations géologiques rencontrées. Il faudra
cependant se reporter à la notice des cartes géologiques
à 1/50000° si l'on cherche une description détaillée
de ces formations.
- Les sigles placés entre crochets [] dans le texte
sont les notations désignant les niveaux stratigraphiques
sur les cartes géologiques de la France à 1/50.000°.
On trouvera, dans la liste des abréviations (via le bouton
ad hoc), les noms de ces niveaux et l'ordonnance de leur succession
ainsi que les notations abrégées qui leur correspondent
dans les diverses figures.
- Le symbole 'phi' minuscule, utilisé sur les figures
pour désigner les chevauchements mineurs (Ø
désignant ceux plus importants) n'est pas disponible pour
les textes. il est donc remplacé par 'f'
dans les légendes.
Au départ de la Diat, passé le pont sur le Guiers
Mort (point 1a), la route (D520 B) entaille une zone d'éboulements
anciens à gros blocs de calcaires du Fontanil* [n2F]. Les
couches de cette formation réellement "en place"
peuvent être observées, en rive droite, en franchissant
le torrent à la faveur d'un petit pont en amont de la maison
forestière (point 1b). Elles y possèdent
un pendage très modéré (20°) vers le
NNE.
On les verra à distance affleurer sur cette rive, en abrupt
au dessus du torrent, tout le long du trajet jusqu'au pont du
Grand Logis. On les retrouve également le long de la route
(avec la même disposition) 300 m environ au N de la maison
forestière.
Du point de vue structural ces couches appartiennent à
la Chartreuse orientale (et plus précisément au
flanc W du synclinal du Néron*). Si l'on remontait la pente
vers le N on constaterait qu'elles supportent successivement,
en succession stratigraphique très normale, l'Hauterivien
[n3] puis l'Urgonien [n4U] de la Roche Cla et de la Roche May.
Ces dernières couches se prolongent vers le N par celles
du sommet du Grand Som, également pentées à
l'E, et nos affleurements de bord de route peuvent donc être
considérés comme représentant le soubassement
structural de cette dernière montagne.
Une brève interruption d'affleurement précède
l'arrivée au pont du Grand Logis, par lequel la route passe
en rive droite, sitôt après un tournant accentué
de la route vers la gauche (point 2). Elle marque le passage
d'une zone de roches tendres (qui ont été déblayées
plus profondément avant d'être masquées par
des éboulis). Cette zone correspond, en fait, à
une bande de roches broyées qui jalonne le tracé
du grand Chevauchement de la Chartreuse orientale (par
laquelle toute la partie E du massif s'est avancée, vers
l'W, sur la Chartreuse médiane*). De fait, les falaises
des gorges situées en aval de ce pont routier sont constituées
de calcaires massifs de l'Urgonien inférieur [n4U] qui
appartiennent à la Chartreuse médiane.
Rester en rive gauche du torrent et gagner l'appui sud de l'ancien
pont du Grand Logis. Il donne accès à une grotte
d'où sort une résurgence (lorsque les eaux sont
suffisamment abondantes). Cette dernière a un fonctionnement
intermittent, typique des circulations souterraines avec siphons
(du type dit "vauclusien"). De là on dispose
d'un recul suffisant pour examiner la falaise dont la route suit
le pied en rive opposée : on constate que le litage des
couches de l'Urgonien, bien que discret, y dessine un synclinal
(fig.2). L'existence de cette
structure explique la localisation de la résurgence. En
effet les couches urgoniennes sont plus perméables (parce
que fissurées) que leur soubassement marneux, hauterivien.
Aussi les eaux se rassemblent-elles dans l'axe de la gouttière
naturelle, en fond de bateau, dessinée par le sommet de
ce dernier.
Se porter sur la rive opposée, à l'entrée
du chemin forestier qui se détache vers le nord de l'appui
ouest du pont routier : on y observe les couches de base de
la falaise urgonienne constitué de calcaires rousseâtres
grenus du Barrémien inférieur [n4a], ce qui est
logique puisque l'on est ici sur le flanc est du synclinal que
décrit l'Urgonien. On voit de plus que ces couches y acquièrent,
d'ouest en est un pendage vers l'ouest qui s'accentue au point
de dépasser la verticale à une vingtaine de mètres
du pont : il y a donc là un rebroussement du flanc est
du synclinal, fait que l'on doit certainement interprèter
comme un "crochon d'entraînement"* déterminé
par le chevauchement. Les derniers affleurements, au droit du
batiment de la station d'épuration de Saint-Pierre-de-Chartreuse,
sont d'ailleurs constitués par une roche assez friable
parce qu'affectée d'un fort feuillage vertical. Il s'agit
d'une déformation, due à l'écrasement sous
le chevauchement, qui commence à les transformer en mylonite*.
Depuis 1996 il est fréquent que la route D520 b, qui mène à Malamille, soit interdite à la circulation des véhicules (se renseigner auprès de l'ONF).
Les marnes à miches de l'Hauterivien [n3] sont visibles et bien accessibles au bord de la route D520 b, à peine 100 m au NW du pont de Valombré (point 3a). On les observe également en rive gauche, sur la route forestière, à une distance comparable du pont (point 3b). Dans les deux cas leur pendage est de l'ordre de 60 à 70° vers l'E, ce qui témoigne bien de leur appartenance au flanc E d'un pli anticlinal.
On atteint les niveaux supérieurs des calcaires bicolores
du Fontanil [n2F], dotés d'un pendage similaire et contenant
des silex, au premier tournant fortement saillant vers le nord
(point 4).
On traverse ensuite des niveaux de plus en plus bas dans la série
de ces calcaires, sur près de 500 m, avant d'atteindre
une zone, de longueur comparable, où les entailles dans
la pente boisée ne révèle que des éboulis.
Au moment où la route débouche en lisière des prairies de Valombré, son talus (côté amont) montre de nouveau des affleurements (point 5) : ils sont constitués de bancs de calcaires gris à joints marneux et sont rapportables au Berriasien moyen [n1b]. Ces couches sont dotées d'un pendage moins fort, compris entre 30 et 40°, ce qui est dû au fait que l'on se rapproche de la voûte du pli. Cette dernière se situe en effet peu à l'W, dans la crête boisée qui borde les prairies du côté W (et où affleure le Tithonique).
Pour examiner le paysage il est conseillé d'atteindre le point 6, d'où l'on dispose de la vue la plus panoramique sur le massif du Grand Som et le couvent de la Grande Chartreuse (fig.3). Ce point se situe à un tournant très saillant vers le nord, au delà duquel la route s'engage à flanc du thalweg de Valombré proprement dit : elle franchit là une échine de prairies qui correspond à la crête morainique latérale de la langue d'un glacier local qui occupait le fond du cirque de Valombré.
Le reste du trajet jusqu'à Malamille traverse d'anciens épandages torrentiels du torrent de Valombré, stabilisés par la forêt, puis des éboulis. Les pentes boisées qui dominent la route sont formées de calcaires argileux du Berriasien, puis de calcaires du Fontanil, qui ont un fort pendage ouest : ces couches représentent le flanc ouest de l'anticlinal médian (fig.2). Elles affleurent de façon ponctuelle le long du chemin qui monte de Malamille vers le col de la Cochette.
Le trajet en voiture peut encore être poursuivi, sans arrêt, pendant 500 m sur la route goudronnée, au delà du habert de Malamille, car on se trouve toujours dans du matériel quaternaire (ici des éboulis stabilisés [Ey]) (en ce cas, au retour, ce trajet devra alors être fait à pied pour rejoindre les véhicules).
Au terminus de la route goudronnée (point 7) on se trouve sur une échine boisée mais rocheuse qui descend jusqu'au Guiers. Elle est essentiellement constituée par une lame de calcaires urgoniens. Cette dernière repose en contact anormal, par une surface pendant à environ 30 à 40° vers l'est, sur les couches du Sénonien [c7-6] qui affleurent plus à l'ouest. L'Urgonien de cette lame chevauchante est visible au bord même de la route, une cinquantaine de mètres avant le parking final. Ce dernier est au contraire situé au pied d'un petit abrupt formé par les calcaires crayeux lités sénoniens.
La lame d'Urgonien représente la "retombée"
du flanc ouest de l'anticlinal de la Chartreuse médiane.
Elle ne se raccorde pas, par un simple synclinal, aux couches
qui lui faisaient initialement suite plus à l'ouest. Le
flanc du pli et le synclinal en question ont, en effet, été
rompus par un étirement des couches qui constitue le Chevauchement
de la Chartreuse médiane*, cette dernière s'étant
avancée vers l'W, sur la Chartreuse occidentale.
L'observation de détail de l'affleurement de Sénonien
est tout à fait instructive concernant les effets du passage
de cet accident sur les couches concernées (fig.4) : on y voit que les strates du Sénonien
dessinent un synclinal couché, qui représente un
crochon d'entraînement* induit par le chevauchement ; de
plus elles sont affectées par une schistosité à
pendage E, qui résulte de leur écrasement sous l'avancée
de la masse chevauchante. L'axe du pli est orienté sensiblement
N20 et la schistosité, sensiblement parallèle au
plan axial pend de 20° vers l'E.
L'ampleur du rejet du chevauchement de la Chartreuse orientale est ici déjà très atténuée par rapport à ce qu'elle est, plus bas, au niveau du lit du Guiers (fascicule K), puisque c'est alors le Tithonique qui chevauche le Sénonien, par l'intermédiaire d'une lame urgonienne presque complètement effilée. Cela témoigne du fait que ce chevauchement s'amplifie vers le bas et s'amortit vers le haut dans les couches du flanc occidental de l'anticlinal médian (= flanc oriental du synclinal de Proveysieux)
Emprunter le chemin, pratiquement horizontal, qui se dirige
vers l'ouest : il longe le pied d'un ressaut où les
couches sénoniennes sont maintenant faiblement pentées
vers l'est. Ces couches appartiennent au flanc oriental de
l'anticlinal de la Chartreuse occidentale*.
Comme le trajet du sentier est moins penté que les couches
on traverse la succession de ces dernières de haut en bas.
Ceci amène, dans la dernière dizaine de mètres
avant le Belvédère, à atteindre les niveaux
de calcaires roux grossièrement spatiques de la "Lumachelle"
[n6] et,à se retrouver au sommet de l'Urgonien supérieur,
à l'emplacement même où est aménagé
ce point de vue.
La vue, violemment plongeante, porte sur les deux rives de
la vallée du Guiers, mais c'est surtout la rive droite
qui offre un intérêt géologique. En effet
on y voit se succéder les différents niveaux de
la coupe stratigraphique des assises du flanc oriental de la Chartreuse
orientale, du Tithonique au Sénonien, ainsi que le passage
de la lame urgonienne étirée du flanc ouest de l'anticlinal
de la Chartreuse médiane (fig.5).
En rive gauche on localise le couvent de Curière, situé
dans la combe du Berriasien, et la dalle des calcaires du Fontanil
[n2F] que la route du col de la Charmette traverse horizontalement
(on y remarque une zone plus claire, à sommet ogival, qui
correspond à l'emplacement de l'arrachement d'une dalle
structurale qui s'est effondrée sur la route dans les années
80).
Cet itinéraire complémentaire présente une première partie qui se déroule sur un sentier parfaitement tracé mais qui est néanmoinsaux personnes craignant les passages un peu "exposés", car il passe en corniche au dessus des abrupts. Il est également à déconseiller en cas de fortes pluies récentes détrempant l'argile et, au printemps, lorsque toute la neige n'est pas fondue.
Le sentier emprunte la vire du sommet de l'Urgonien en suivant
le niveau tendre des calcaires argileux sénoniens [c7-6].
Environ 100 m au S du Belvédère ces derniers reposent
alors directement sur l'Urgonien, sans interposition de Lumachelle
(on dit qu'il y a "lacune" de ce dernier niveau. Cette
lacune s'observe presque partout dans la partie W de la Chartreuse
occidentale ; elle est vraisemblablement due à une érosion
sous marine à l'époque albienne).
La vire s'efface passagèrement au passage d'un fort ravin
où l'on est dominé par un abrupt de calcaires à
silicifications du Sénonien. Une passerelle franchit le
ruisseau de Tenaison, qui coule sur des dalles de calcaires à
silicifications sénoniens et l'on atteint le sommet de
l'Urgonien (toujours sans rencontrer la moindre intercalation
de Lumachelle) dans les quelques mètres du trajet jusqu'à
la route forestière.
Arrivé à ce point il est intéressant de suivre la route vers l'aval, jusque 100 m plus au NW (juste au delà d'une piste de descente de bois, avant le tunnel). On peut en effet observer là (point 9) de bons affleurements des couches à orbitolines [n5O], dans les niveaux marneux desquels peuvent être récoltées en abondance des tests de ces foraminifères.
Reprendre alors la route en sens inverse pour la remonter
en direction amont. Franchir le pont sur le torrent de Tenaison
: il s'appuie en rive gauche sur l'Urgonien, tandis qu'en rive
droite il n'affleure que des éboulis grossiers. Remonter
encore la route sur 500 m, en dépassant un tournant qui
fait saillie vers le torrent (point 10) et qui correspond
à un affleurement de calcaires massifs à silex du
Sénonien supérieur [c6-7C].
Atteindre l'élargissement du vallon, qui s'accompagne de
l'apparition de petits espaces de prairies (terminus, depuis
1998 de la partie de la route autorisée aux véhicules
venant de Saint- Égrève). On trouve là,
sur la gauche, un large chemin qui part horizontalement vers le
N : l'emprunter.
Le trajet se déroule d'abord entièrement sur
des éboulis très couverts de bois, puis se rapproche
d'une falaise dont il suit le pied sur une cinquantaine de mètres
: il s'agit du Sénonien supérieur, formé
de calcaires bien lités, à silex [c6-7C].
Peu après il effectue deux lacets successifs (point
11) : dans ce secteur le couvert forestier étant plus
clairsemé on peut observer la vue sur la rive droite du
Guiers (fig.6).
On atteint l'endroit où le sentier est rejoint sur la droite par un autre, presque horizontal, reliant le col de la Charmette à flanc de montagne. (point 12) Immédiatement à l'aplomb de ce point affleurent des bancs de Lumachelle [n6], plaqués verticalement contre le pied d'une falaise urgonienne. Tout se passe donc comme si l'on observait là le flanc vertical d'un synclinal dont les affleurements du belvédère et de la route de Tenaison représenteraient l'autre flanc. Toutefois l'examen des abords de ce point montre que l'Urgonien et la Lumachelle sont séparés du Sénonien des affleurements précédents par une surface de chevauchement. Cette disposition, qui prolonge exactement, en direction du S, celle observée au parking de Malamille représente le témoin le plus méridional du passage du chevauchement de la Chartreuse médiane.
Le rejet de cet accident est déjà très fortement atténué ici, puisqu'il ne supprime plus que quelques couches du Sénonien inférieur et affecte seulement le flanc oriental du synclinal de Proveysieux. Au sud de ce point il s'amortit complètement au sein du Sénonien, bien avant la latitude du col de la Charmette.
La dernière partie de la montée se fait en lacets
courts entre les deux rives du large couloir d'éboulis,
limité par deux murs rocheux, qui donne accès au
col. Ce couloir est déterminé par une faille transversale
à la crête, qui en abaisse le compartiment méridional.
La rive nord de ce couloir montre en effet des affleurements de
Sénonien, tandis que la surface de chevauchement y est
décalée vers le haut, jusqu'à une vingtaine
de mètres sous la brèche sommitale (fig.7). Le déplacement réel
de cette faille est un coulissement, dextre, décalant ce
dernier compartiment vers l'ouest (il s'agit donc d'un décrochement).
Les quinze derniers mètres de la montée traversent
un panneau d'Urgonien intercalé entre deux cassures secondaires
et l'arrivée au col utilise une petite tranchée
naturelle de 1 à 2 m de large qui est due à ce que
la roche s'y effrite car elle est transformée en un veritable
gravier à fragments centimétriques. Cette typique
brèche de faille correspond au passage de la cassure principale.
La descente, sur le versant E du col, débute par une série de lacets, chacun d'un quinzaine de mètres de long, qui butent à tour de rôle sur les deux parois d'Urgonien encadrant ce couloir de descente. Ces deux parois sont en fait des miroirs de faille, corrodés par l'érosion (et dépourvus de stries de ce fait), encadrant le couloir des roches broyées par le mouvement de la faille.
Le reste de la descente se fait ensuite presque intégralement dans des éboulis qui en garnissent les pentes. Le sentier suit toutefois un certain temps une échine boisée orientée vers le NNE où le sol est plus argileux, ce qui indique que le soubassement pourrait être constitué par l'Hauterivien, mais ce dernier n'affleure nulle part.
Le sentier change de direction et s'oriente S-SW, en même temps qu'il devient plus large et se transforme en chemin d'exploitation forestière. Il passe, peu après, à proximité des affleurements de Calcaires du Fontanil [n2F], subverticaux, qui appartiennent au flanc ouest de l'anticlinal médian. Ils constituent les échines boisées que l'on voit, à main droite, s'élever en direction de la crête de Chamechine (arête NW du Charmant Som). On peut observer ces couches, assez massives puisqu'elles forment une petite falaise, au bord même du chemin après la traversée d'un thalweg qui donne lieu à un tournant particulièrement rentrant, 300 m en amont de Malamille (point 13). Immédiatement à l'est de ce ressaut, avant le tournant saillant suivant, la réfection de la route forestière à mis à nu des alternances de bancs de calcaires grenus un peu argileux et de marnes qui représentent les couches inférieures des calcaires du Fontanil. Dans la portion de trajet presque rectiligne qui fait suite et qui mène aux chalets de Malamille, on ne rencontre plus que quelques médiocres affleurements de calcaires argileux, alternés de marnes (Berriasien supérieur [n2M]), juste visibles à la faveur de l'entaille du caniveau.







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