1/25.000° TOP25 3333 OT ou 1/25.000° Série bleue
: "3333 ouest - St-Pierre-d'Entremont - Col du Granier"
ou "Montmélian 1-2" et "Montmélian
5-6"
1/50.000° géologique : feuille Montmélian (XXXIII-33).
Structure générale de la Chartreuse et observations
fondamentales sur la série stratigraphique.
Cette excursion peut servir d'introduction à la géologie
structurale de la Chartreuse, dont elle montre l'essentiel de
la coupe transversale. Pour avoir une coupe tout à fait
complète du massif on peut la compléter, du côté
est, en pratiquant l'excursion du col de l'Alpe (fascicule
n°1g).
L'itinéraire de cette excursion (fig. 1) suit la D520 c, depuis Saint-Christophe-sur-Guiers jusqu'à Saint-Pierre-d'Entremont. Il sera donc, en général, parcouru avec un véhicule. Bien que le trajet puisse être aisément effectué en une petite demi-journée le temps consacré aux observations et au parcours éventuel des itinéraires complémentaires décrits est susceptible d'augmenter sensiblement cette durée et de nécessiter plutôt une journée.
Le sens adopté pour la description est le sens ascendant, en dépit du fait que ce soit celui dans lequel les arrêts sont le moins aisés, puisqu'en ce cas les emplacements où le stationnement est possible sont pratiquement tous du côté gauche de la route. En effet le parcours en sens inverse ne correspond vraisemblablement pas à celui qui sera le plus pratiqué et il est moins progressif au point de vue de la compréhension de l'organisation structurale.
Le trajet n'est pas décrit dans sa totalité mais, surtout si l'on dispose d'un car, plusieurs tronçons (parfois indiqués expressément) peuvent avantageusement faire l'objet de courts trajets pédestres joignant les points de stationnement signalés.
- Les paragraphes ou phrases écrits en italiques
sont ceux relatifs au choix ou au repérage de l'itinéraire
;
- Les textes encadrés donnent des aperçus
globaux sur la géologie de la partie d'itinéraire
qui leur fait suite ;
- Les paragraphes écrits en retrait concernent,
selon le cas, des détails secondaires, des observations
accessoires ou des commentaires plus spécialisés
dont l'abord nécessite une culture géologique relativement
poussée : ils peuvent donc être sautés en
première lecture.
- Les astérisques * renvoient le lecteur, pour plus
d'explications sur des termes particuliers ou sur le contexte
géologique général, à l'opuscule spécial
consacré à la vue d'ensemble de la géologie
du massif de la Chartreuse. Ce dernier pourra aussi être
consulté pour obtenir des compléments d'informations
sur les formations géologiques rencontrées. Il faudra
cependant se reporter à la notice des cartes géologiques
à 1/50000° si l'on cherche une description détaillée
de ces formations.
- Les sigles placés entre crochets [] dans le texte
sont les notations désignant les niveaux stratigraphiques
sur les cartes géologiques de la France à 1/50.000°.
On trouvera, dans la liste des abréviations (via le bouton
ad hoc), les noms de ces niveaux et l'ordonnance de leur succession
ainsi que les notations abrégées qui leur correspondent
dans les diverses figures.
- Le symbole 'phi' minuscule, utilisé sur les figures
pour désigner les chevauchements mineurs (Ø désignant
ceux plus importants) n'est pas disponible pour les textes. il
est donc remplacé par 'f' dans les légendes
On s'aidera, pour suivre cette description, de la vue d'ensemble de la disposition structurale des ensembles rocheux traversés qui est donnée par la figure 2.
Que l'on rejoigne le secteur de Saint-Christophe-sur-Guiers depuis Chambéry, Lyon (par Les Echelles) ou Grenoble, on emprunte la N6. De là on peut atteindre aisément le point 2, en s'arrétant au passage au point 1a, par le D46 (celui-ci s'embranche sur la droite, en venant du sud, 20 m après le franchissement du pont sur le Guiers). L'itinéraire le plus aisé et le plus bref consiste à quitter la N6 par la D520c, ce qui conduit directement à Saint-Christophe-sur-Guiers (en ce cas on aura le choix entre supprimer l'arrèt au point 2 ou le gagner, depuis le village de Saint-Christophe-sur-Guiers, avant d'atteindre le point 1b).
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Pour en avoir une vue d'ensemble (fig. 3) divers emplacements d'arrêt sont praticables, notamment au ou au , selon l'itinéraire (le dernier de ces points, d'où est pris le croquis de la fig. 3, est situé au premier tournant après la sortie de l'agglomération de Saint-Christophe-sur-Guiers).
Si l'on ne dispose que de peu de temps on pourra supprimer le détour par ce point, en se contentant des vues offertes par le point 1b. Stationnement aisé dans le village de Pont-Saint-Martin, d'où l'on gagne à pied le pont sur le Guiers Vif.
Les falaises entaillées par le Guiers appartiennent à l'Urgonien inférieur [n4U], pratiquement horizontal comme on le voit au nord du pont (fig. 3). Par contre dans le rebord de la pente, là où les gorges débouchent dans la plaine, les bancs ont un fort pendage vers l'ouest : on peut le vérifier en les examinant dans les appuis du pont (où ils sont subverticaux). Ce changement brutal de pendage ne correspond pas à une cassure mais à un inflexion anticlinale : celle-ci est visible presque dans son entier dans la carrière située au sud-est du village (point 2b).
Malgré sa ligne de falaise qui domine brutalement la plaine et fait penser à un escarpement de faille (auquel elle correspond sans doute localement, par exemple à l'entrée du tunnel routier), cette bordure de la plaine des Echelles est donc foncièrement constituée par la "retombée" ouest d'un pli orienté NW-SE, l'anticlinal de L'Épine (fig. 2 et fig. 3). Son relief est donc typiquement celui d'un "mont" jurassien, puisque son dessin est en conformité avec celui de la structure (fig. 2).
La charnière de ce pli peut être suivie, le long de l'escarpement, jusqu'au pied ouest du Mont Beauvoir. Elle possède partout un flanc ouest très redressé, localement faillé (comme à l'entrée du tunnel des Echelles) mais qui ne montre aucune tendance au renversement des couches : il s'agit donc d'un simple anticlinal dissymétrique, en genou. Par ce caractère il se rattache bien aux autres chainons jurassiens et s'oppose aux plis du massif de la Chartreuse proprement dite, dont les flancs ouest sont rompus, quant à eux, par des accidents chevauchants.
Après avoir traversé Saint-Christophe-sur-Guiers et dépassé le point 1b, la D520c s'élève à flanc de montagne, dans l'Urgonien inférieur de l'anticlinal de L'Épine. Le pendage de ces couches oscille d'abord vers l'ouest ou vers l'est : ceci est sans doute dû à des ondulations secondaires analogues à celles qui se développent à Pont-Saint-Martin, au voisinage de la voûte du pli (fig. 3). Le pendage s'oriente définitivement vers l'est au premier lacet, peu avant que l'on atteigne le sommet de l'échine montagneuse.
A partir du premier tiers de cette montée et jusque dans les deux lacets terminaux l'entaille de la route permet de constater que l'Urgonien est en réalité formé ici par une succession de bancs de calcaires roux, dans lesquels s'intercale une belle passée de marnes noires (observable 200 m en contrebas du premier lacet). En fait des études récentes montrent que ces calcaires roux englobent à la fois l'équivalent des couches à Orbitolines [n5O] et du niveau marneux situé plus bas dans la série [n4O], qui n'en est pas séparé ici par une barre de calcaires blancs urgoniens, comme c'est le cas partout ailleurs dans le massif chartreux.
A la sortie du second lacet la route contourne un ressaut de quelques mètres qui correspond aux bancs basaux de la masse urgonienne supérieure, puis elle rencontre, à l'entrée d'un chemin sur la gauche les premiers affleurements de molasse miocène [m2]. Cette dernière est ici fort pauvre en lits conglomératiques, car l'on est loin du delta formé au débouché de l'ancien cours de l'Isère dans la mer périalpine de cette époque.
Cette molasse repose donc ici presque directement sur les calcaires roux des couches à Orbitolines. Il y a donc là une lacune anté-miocène plus importante que celle que l'on observe ailleurs en Chartreuse. C'est une caractéristique que cet anticlinal partage avec le suivant (des Egaux), alors que les synclinaux qui les encadrent comportent une succession plus complète, comportant même jusqu'à du Sénonien (comme on l'observe ici dans les gorges du Guiers ou, plus au nord, à Saint-Jean-de-Couz) : ceci indique que ces plis étaient déjà formés avant le Miocène, au moins à l'état d'ébauches de sorte qu'ils ont été soumis, avant le dépôt des molasses miocènes, à l'action d'une érosion qui en avait plus ou moins aplani le sommet.
La dépression cultivée et mamelonnée qui entoure le village de Berland, ouverte dans ces molasses miocènes, correspond au prolongement méridional du synclinal de Couz* (qu'emprunte la N6 pour rejoindre Chambéry au N des Grottes des Echelles). Du fait que l'anticlinal de L'Épine plonge vers le sud sous le miocène, le synclinal de Couz vient aussi se raccorder à celui de Voreppe peu au sud de Berland. En arrière plan, du côté est, le paysage se ferme avec les falaises des Rochers du Frou : elles sont formées d'Urgonien porté en altitude par le chevauchement de la Chartreuse occidentale.
De Berland au Châtelard la route sinue dans une zone de collines herbeuses où la molasse miocène du synclinal de Couz affleure de place en place, sous une couverture d'alluvions glaciaires. Si l'on désire observer des affleurements de molasse on peut stationner peu après le village, 250 m après le carrefour avec la D102, à la faveur d'une entrée de route secondaire (point 3)
A partir du village du Châtelard la route longe le flanc ouest d'un abrupt boisé qui se dirige vers le nord pour former un promontoire rocheux sur la rive gauche du Guiers. Il: est formé d'Urgonien et représente le flanc est du synclinal de Voreppe.
Passer le tournant saillant de la route pour gagner un replat garni de prairies, du côté gauche duquel un élargissement goudronné (point 4b) permet un stationnement sûr pour plusieurs voitures et même pour des cars.
a - Vers l'aval (du côté du nord-ouest) la route donne une coupe (récemment rafraîchie) du promontoire d'Urgonien (point 4a). Le pendage des couches y est pratiquement indiscernable tellement la roche y est débitée par une multitude de fractures entrecroisées. D'autre part l'Urgonien n'affleure ici que sur une largeur d'une centaine de mètres. Il s'agit pourtant de l'Urgonien inférieur car, en passant de l'autre coté (ouest) de l'éperon rocheux on trouve des calcaires bicolores bleus et roux, à passées marno-calcaires, qui appartiennent aux couches à Orbitolines. On distingue beaucoup mieux, notamment dans leurs niveaux les plus lités, que ces couches ont un pendage pratiquement vertical.
b - De part et d'autre du point 4b la rive droite du Guiers offre une coupe naturelle où l'on voit bien la falaise urgonienne décrire un splendide anticlinal, très dissymétrique, fortement déjeté vers l'ouest, l'anticlinal des Egaux (fig. 4). Il est évident que c'est au flanc ouest de ce pli que se rattache l'éperon rocheux du point 4a.
c - En amont (point 4c) la route est entaillée dans des calcaires du Fontanil et en donne de bons affleurements bien typiques. On pourrait en suivre les bancs sur près de 1 km, en succession stratigraphiquement ascendante (la route se dirige dans le sens où plongent les couches) : ils sont d'abord assez massifs [n2Co] puis passent à des bancs plus roux et plus lités, à silex [n2S].
On notera surtout que le pendage au point 4c, modéré et dirigé vers l'est, est très différent de celui, subvertical et dirigé vers l'ouest du point 4a. Cette différence de sens et de valeur du pendage trahit le passage, entre les deux, d'une importante dislocation (cachée par la zone de prairies) qui n'est autre que la "faille de Voreppe"*.
On ne voit pourtant pas trace du prolongement de cet accident sur l'autre rive, où la charnière de l'Urgonien de l'anticlinal des Egaux n'est aucunement rompue. C'est dû à ce que la faille de Voreppe s'amortit dans le flanc ouest de ce pli, peu au nord du fond des gorges du Guiers.
En définitive on peut donc dire que c'est ici que prend naissance la faille de Voreppe, puisqu'elle n'existe pas plus au nord et acquiert ensuite une ampleur de chevauchement croissante vers le sud. La faible largeur d'affleurement de l'Urgonien du point 4a s'explique par les effets conjoints (1) d'un biseautage en oblique de la barre urgonienne par cet accident et (2) d'un étirement par l'effet de multiples cassures secondaires (d'ailleurs bien visiblesà l'affleurement) induites par le jeu de cette grande faille.
On peut gagner à pied l'extrémité sud-ouest du triangle de prairies du point 4b : on y trouvera, dans le sous-bois, les traces d'un ancien chemin qui franchit la crête et permet d'y observer d'anciennes marmites de géant. La présence de ces dernières prouve que le lit du Guiers passait anciennement à cet endroit (ces traces remontent nécessairement à une époque où son lit était donc beaucoup moins profondément entaillé).
Se garer dans le tournant saillant sur la gauche, au moment où l'on arrive en vue de la falaise (fig. 5).
La coupe, qui peut être parcourue, en succession stratigraphique
continue, jusqu'à la sortie amont du tunnel ne montre que
l'Hauterivien supérieur et l'Urgonien inférieur,
séparés par les couches rousses du Barrémien
inférieur, qui affleurent sur 20 m à partir du début
de l'encorbellement. La traversée du tunnel et sa sortie
du côté amont (est) n'ont aucun intérêt
géologique.
Dans l'Hauterivien du tournant en creux qui précède
l'encorbellement, des oursins de la famille des spatangues* peuvent
être ramassés, tout dégagés, dans le
caniveau.
C'est à la sortie amont du tunnel qu'il faut choisir de faire le détour par La Ruchère (D102a), ou seulement de poursuivre le parcours de la vallée du Guiers Vif par la D520c .
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Pour plus de détails sur cette partie du trajet on se reportera au fascicule 1q, consacré au Petit Som.
La route D102a décrit des sinuosités parmé
lesquelles on remarque deux tournants creux particulièrement
accenttués qui correspondent chacun à la traversée
de niveaux plus lités de calcaires jaunes à débris
organiques avec des joints marno-calcaires.
- Le premier (point 6a) appartient encore à l'Urgonien
inférieur [n4O] ;
- Le second (point 6b) correspond aux véritables
couches à Orbitolines [n5O]. Cet affleurement montre de
façon très représentative la disposition
stratonomique et l'épaisseur totale de ces couches (de
l'ordre de 30 m). On y récolte des Orbitolines en abondance
(ces fossiles, de 3 à 5 mm de diamètre, sont surtout
concentrés dans le niveau franchement marneux le plus élevé).
Lors de la montée qui suit le point 6, la route traverse
à nouveau, au total 3 fois, les couches à Orbitolines,
à la faveur des deux lacets successifs puis de la traversée
à flanc qui mène au hameau de L'Église (où
ces couches affleurent pour la dernière fois). C'est dire
qu'elle s'élève presque sur une dalle structurale,
qui est celle de l'Urgonien du flanc oriental de l'anticlinal
de la Chartreuse occidentale.
Après les lacets des Reverdy et du Grand Village on débouche
dans une pente de prairies, que la route traverse vers le nord-ouest
pour en rejoindre l'échine sommitale.
On est là (foyer de ski de fond, point 7) sur
des affleurements de Sénonien marno-calcaire "crayeux".
L'intérêt principal de cet endroit est que la vue,
largement dégagée vers le nord et l'est, offre un
panorama très intéressant sur les chainons au nord
du Guiers Vif (fig. 6).
du côté sud-est la vue porte sur les crêtes
du Petit Som, formées de calcaires du Fontanil appartenant
au flanc est de l'anticlinal de la Chartreuse médiane.
Les crêtes boisées de l'Aliénard, qui ferment
l'horizon du côté sud représentent le flanc
ouest de ce même pli, tranché du côté
nord par la terminaison ouest du décrochement de l'Alpette
(cette dernière passe peu au sud de l'emplacement du bâtiment
du foyer de ski de fond). Entre ces deux crêtes, le vallon
du col de la Ruchère s'inscrit sensiblement à la
voûte du pli.
La route coupe à flanc longuement la dalle urgonienne
du flanc oriental de l'anticlinal de la Chartreuse occidentale,
peu inclinée vers l'amont de la vallée.
A cette occasion elle décrit deux tournants saillants plus
spécialement marqués. Le premier fait suite au niveau
tendre situé à mi-hauteur de l'Urgonien inférieur
[n40]. Le second (point 8) fait suite à la traversée
de la vire des couches à Orbitolines [n5O]. Bien que le
stationnement soit délicat (du côté gauche
juste dans le saillant du tournant) on peut s'y arrêter
si l'on n'a pas pratiqué de détour sur la route
de la Ruchère, car il y a là un excellent affleurement
de ces couches (au point le plus creux du tournant précédant
le point de stationnement).
Sur la rive opposée la corniche du sommet des gorges
laisse distinguer deux ressauts boisés, qui correspondent
aux niveaux élevés de l'Urgonien, séparés
par les deux vires traversées précédemment
(dont la supérieure correspond aux couches à Orbitolines).
Au dessus viennent des pentes molles de prairies qui sont installées
sur la molasse miocène du sommet de la succession du flanc
est de l'anticlinal des Egaux.
Au sommet de la corniche, du Sénonien s'intercale entre
Urgonien et Miocène. Mais son épaisseur, déjà
anormalement faible, décroît vers la gauche pour
faire place à une lacune totale à la voûte
de l'anticlinal. Comme déjà dit plus haut, ceci
indique qu'une ébauche de l'anticlinal existait avant l'érosion
paléogène qui a précédé le
dépôt des molasses.
Après le pont sur le torrent du Riou Brigoud la route traverse en tranchée un bel affleurement de ce Sénonien marno-calcaire [c6-7M], ici épais de quelques dizaines de mètres (point 9a). On y observe également des traces de sables et argiles rouges de l'Eocène qui représentent le fond de poches karstiques. Bon stationnement, sur la gauche, au débouché oriental de la tranchée.
C'est aux abords du point 9a que passe la limite est de la Chartreuse occidentale, c'est-à-dire le chevauchement de la Chartreuse orientale (Ø3).
Des abords de cet endroit on est bien placé pour faire
un examen à distance de la manière dont cet accident
influe dur la structure du flanc ouest de l'anticlinal médian,
car l'autre versant de la vallée du Guiers donne de ce
dernier une véritable coupe naturelle, non déformée
par la perspective, dans les pentes des abords du village de Corbel
(fig. 7).
Ce que l'on en voit est une aide pour interpréter la disposition
des affleurements du secteur du Planey, sur la rive où
l'on se trouve.
Il est possible de stationner un peu plus loin que le point 9a, au niveau de l'embranchement du chemin du Planey (fig. 8).
En parcourant la route à pied vers l'amont, depuis l'embranchement
du chemin du Planey jusqu'au point 9b (fig.
8) on traverse tout le flanc ouest de l'anticlinal médian,
en quelques centaines de mètres seulement, alors que la
succession stratigraphique traversée occupe normalement
une épaisseur de plus d'un millier de mètres. En
effet les couches que l'on traverse là vont de l'Urgonien
(qui affleure en falaise, en contrebas de la route) au Tithonique
(c'est dans ce dernier que la route s'inscrit à partir
du tournant creux situé au NE du point 9b).
Cette réduction d'épaisseur ne correspond pas à
un étirement uniforme de toutes les couches car on constate
que la succession est incomplète, seuls certains niveaux
restant représentés. Ceux qui manquent ont sans
doute été supprimés par une fracturation
disposée de façon analogue à celle visible
sur l'autre rive du Guiers (fig.
7)..
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Stationnement à droite après un tournant saillant, avant l'entrée du chemin menant aux maisons supérieures du village (stationnement également possible de l'autre coté de la route 50 m au delà).
L'éperon rocheux que contourne la route est consitué par le Tithonique de la voûte de l'anticlinal médian (que l'on distingue en suivant le bord de route). Mais cette voûte du pli est accidentée de failles N-S dont l'une passe au point de stationnement : elle abaisse les couches de base du Berriasien (marno-calcaires à ciment [n1a]) qui affleurent largement à l'est de l'entrée du chemin.
Gagner à pied les maisons supérieures du village pour dégager la vue sur le panorama en direction de la rive opposée du Guiers (fig. 9).
Au delà des Sermes, sur 500 m, jusqu'au début du sous-bois, la route reste dans les couches marno-calcaires du Berriasien [n1b], d'ailleurs affectées d'ondulations assez molles. Elle traverse ensuite une zone masquée qui correspond au passage de la grande faille de décrochement de l'Alpette. Son passage se manifeste seulement par le fait que l'on entre brutalement, immédiatement après cette zone masquée, dans les calcaires du Fontanil [n2Co, n2R et n2S], que la route traverse en encorbellement pour contourner un promontoire rocheux qui domine le Guiers.
On ne peut plus stationner au promontoire rocheux du point 11a, et il faut laisser les véhicules 150 m au delà, sur la droite, sitôt après un pont situé dans un tournant creux (point 11b). Depuis ce dernier un sentier permet en outre de gagner le fond des gorges (voir remarques en fin de l'opuscule).
De ce point (ou du "sentier du Pas Dinay", qui s'élève sur les rochers à l'intérieur du tournant) la vue, vers le nord-est, sur la rive opposée du Guiers, permet de mieux analyser ce qui est représenté à l'extrême droite de la fig. 9.
Les barres rocheuses inférieures de l'anticlinal de la Chartreuse médiane semblent s'infléchir rapidement vers la droite pour rejoindre le Guiers en dessinant une inflexion anticlinale. En fait ceci est illusoire et il y a en réalité un accroissement brutal du pendage lorsque l'on passe dans le compartiment situé à droite de la faille DA. Ce changement de pendage ne peut s'expliquer simplement par le rejet vertical qui abaisse ce compartiment. Il découle en fait de ce que le déplacement est avant tout horizontal (fig. 10).
La faille D1 se poursuit sur la rive ou passe la route et détermine l'abrupt qui limite l'éperon rocheux du côté NW.
On en trouvera confirmation en examinant les affleurements du bord de route de ce coté de l'éperon rocheux : les calcaires du Fontanil y montrent en effet de nombreux miroirs de failles dont la majorité sont subverticaux, orientés N60°E et portent des stries de mouvement dextre : il s'agit des failles satellites mineures qui se branchaient sur le miroir de la faille principale.
Le fait que ces cassures soient dotées d'un rejet coulissant est significatif quant au sens de mouvement de l'accident principal qui les a induites, de sorte que l'on a bien là tous les éléments pour reconnaître que la cassure majeure a les caractéristiques d'un décrochement dextre*.
Le vallon qui sépare les rochers du point 11 de ceux du Petit Frou correspond à la combe hauterivienne, mais il ne montre que des éboulis.
Atteindre le tunnel et le franchir : stationnement aisé à sa sortie, du côté gauche (point 12a).
La deuxième étroiture de la vallée que
constitue le pas du Petit Frou est dans une situation très
analogue à celle du Grand Frou puisque c'est aussi l'Urgonien
du flanc est d'un anticlinal qui joue le rôle de barrage
naturel incisé par le torrent. La seule différence
est que l'on est ici dans l'anticlinal médian et non dans
l'occidental.
Une autre similitude est que la gorge ne correspond également
à aucun accident tectonique : pire, le Guiers l'a entaillée
500 m au sud de l'endroit où passe une grande cassure (le
décrochement de l'Alpette) qui aurait pu guider son cours
!
|
Le tracé de ce cours n'est sans doute dû qu'à l'enfoncement sur place de celui d'une rivière très ancienne, remontant au début de la surrection de la chaîne. Comme la Chartreuse était alors ennoyée sous les dépôts molassiques du bord du sillon marin périalpin, ces premières vallées étaient orientées simplement selon la plus grande pente menant au rivage (à la façon des cours d'eaux de la côte ligure actuelle), donc de façon grossièrement perpendiculaire au faîte de la chaîne et à l'allongement des plis actuels. |
Se porter sur l'ancienne route, taillée en encorbellement au dessus d'un à-pic d'environ 100 m (Il n'y a guère d'autre intérêt que touristique a en poursuivre le parcours, car l'on n'y peut observer que la succession monotone des faciès de l'Urgonien inférieur)
La vue en direction de la rive opposée est très intéressante car elle permet de bien localiser les différents accidents qui s'entrecroisent dans ce secteur (fig. 11 et fig. 12).
En ce qui concerne la situation de la sortie orientale du
tunnel diverses observations peuvent être faites, sur
place et en relation avec la vue sur la rive opposée :
On pourrait croire que le vallonnement dans lequel le tunnel débouche
correspond à la vire des couches à Orbitolines,
puisque le tunnel lui même ne traverse que la masse inférieure
de l'Urgonien (de plus cette vire , qui descend à flanc
de pente sur la rive opposée rejoint le lit du Guiers en
se mettant dans le prolongement de ce vallonnement).
Ce n'est pourtant pas le cas. En effet le revêtement protecteur,
appliqué sur le rocher du côté sud-est de
cette entrée du tunnel, n'empêche pas complètement
d'y observer la présence d'un peu de Sénonien marno-calcaire
[c6-7M] collé contre l'Urgonien du tunnel par l'intermédiaire
d'une surface de faille orientée N150 (DS, fig. 12). Son miroir est bien dégagé,
à droite de l'entrée, au tout début de l'encorbellement.
Il est accompagné d'un miroir satellite et l'un comme l'autre
portent des stries horizontales indiquant un coulissement sénestre.
Par son rejet et son orientation cette faille appartient de façon très caractérisée à la famille de failles sénestres qui est la "conjuguée"* de celle des grands décrochements dextres du massif (fig. 12) (dans le massif de la Chartreuse les failles de cette famille sont rares mais non exceptionnelles).
Cette faille se poursuit vers le NW où elle détermine l'abrupt occidental des falaises de rive droite du Guiers (fig. 11). Elle s'entrecroise avec les décrochements dextres D1, au nord, et DD au sud (fig. 12).
Au-delà (à l'est) du tunnel la route traverse, sur 200 m, une zone d'éboulis grossiers qui cachent la suite des affleurements de Sénonien du flanc est de l'anticlinal de la Chartreuse médiane.
Puis la route atteint et contourne, par un tournant saillant,
un nouvel éperon rocheux, dont on peut d'ailleurs distinguer
le prolongement sur l'autre rive, dans les sous-bois des basses
pentes de la Roche Veyrand (fig.
11).
Cet éperon est de nouveau constitué d'Urgonien,
mais il est loin d'en atteindre l'épaisseur normale et
l'on ne peut pas y distinguer la succession des différents
niveaux de la formation. Il forme une unique lame redressée,
hachée de surfaces de fracture dont la majorité
ont un pendage vers l'est assez faible. L'amincissement manifesté
par cet Urgonien et sa fracturation témoignent d'une forte
déformation tectonique, à la fois par biseautage
et par étirement. C'est l'effet du passage à cet
endroit d'un accident important, le chevauchement de la Chartreuse
orientale* (ø3 : fig. 11 et fig.
12).
De fait, avec cette lame débute une succession de couches
organisées de façon très différente
de celles situées en aval du Petit Frou) car leur pendage
est subvertical et car c'est dans le sens stratigraphiquement
descendant que la route les coupe, d'ouest en est. On rencontre
en effet, dès le premier tournant rentrant de la route
(après une courte zone d'éboulis), des affleurements
de calcaires du Fontanil , auxquels font suite, au delà
d'un pont, des calcaires argileux du Berriasien, également
très redressés mais régulièrement
lités. Cette succession représente évidemment
le flanc ouest d'un anticlinal déversé vers l'ouest,
mais toute la série normalement comprise entre Urgonien
supérieur et Berriasien n'occupe ici qu'une place très
réduite, ce qui montre qu'il s'agit du flanc étiré
d'un pli-faille dans lequel beaucoup de niveaux stratigraphiques
ont été supprimés tectoniquement.
La surface de cassure principale du chevauchement de la Chartreuse orientale, surface le long de laquelle les suppressions de couches sont les plus importantes, passe entre les couches très broyées des calcaires du Fontanil et celles, simplement rebroussées, du Berriasien marno-calcaire.
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Ici encore la proximité d'un chevauchement majeur a induit l'étirement d'un flanc de pli, en même temps qu'un début de renversement, ce qui est caractéristique des plis-failles*. |
Stationnement aisé, coté vallée, juste avant le pont, là où un élargissement est doté d'un banc (point 13a). On peut aussi, si l'on a dépassé ce point, trouver plus loin à l'est un autre emplacement également marqué d'un banc (point 13b).
Immédiatement après le pont, les couches du Berriasien
(alternances de lits de marnes et de bancs calcaires métriques
: sommet de n1b) sont entaillées par la route sur quelques
centaines de mètres.
Le parcours entre les points 13a et 13 b montre avec une grande
clarté que ces couches dessinent là une ample voûte
anticlinale, dont le contexte cartographique montre qu'il s'agit
là du prolongement très septentrional de l'anticlinal
de l'Ecoutoux* (c'est-à-dire de l'anticlinal le plus
occidental du faisceau de plis de la Chartreuse orientale). Son
aspect le plus remarquable est qu'il présente deux charnières
distinctes, dont la plus occidentale, en genou, représente
le crochon du pli-faille qui a été généré
par le chevauchement de la Chartreuse orientale. (fig. 13).
Le reste du parcours de la D520c, jusqu'à Saint-Pierre-d'Entremont,
s'effectue dans le Berriasien [n1b] du flanc est de l'anticlinal
de l'Ecoutoux. Le pendage des couches s'atténue progressivement,
puis s'inverse et s'oriente vers l'ouest dès que l'on passe
à l'est de l'agglomération (ceci s'observe tant
sur la rive droite du Guiers que sur les deux rives du Cozon).
On reconnaît là le passage du synclinal du Sappey*,
au coeur duquel s'est donc implanté le village de Saint-Pierre-d'Entremont.
Ce synclinal est d'ailleurs fortement évidé ici par l'érosion, puisque ce n'est que la partie la plus basse des marnes de Narbonne (Berriasien supérieur-Valanginien [n1-2M]) qui en constituent le coeur.
Ces marnes affleurent au S du village, dans le lit de l'Herbétan à partir du tournant de la route du Cucheron et le long de la route du Chateau du Gouvernement jusqu'à sa bifurcation avec celle du Villard. Il s'agit seulement de la partie basale de la formation, encore berriasienne (d'après l'étude du gisement paléontologique du col du Granier) où des bancs de calcaires très argileux minces alternent avec les marnes franches, le tout ayant une patine très jaunâtre.
Il est conseillé de monter, sur la route du Chateau du Gouvernement, au moins jusqu'au hameau de Pâquet (où l'on peut stationne,r(dans l'embranchement de la route qui rejoint le Villard), pour y observer le panorama vers le nord. Bien éclairé dès le milieu de matinée mais surtout l'après midi, il donne un aperçu sur les rapports entre la Chartreuse médiane et la Chartreuse orientale et montre, sous une perspective meilleure que depuis le Petit Frou, le détail des accidents associés au décrochement de l'Alpette (fig. 14).
a - Les ruines situées au nord du hameau de ce
nom sont construites sur la lame d'Urgonien et qui matérialise
le passage du chevauchement de la Chartreuse orientale et représente
le flanc ouest étiré de l'anticlinal de l'Ecoutoux.
Ces affleurements représentent le prolongement de la lame
d'Urgonien que traverse la D520c, en contrebas, au point 12b.
En fait ils constituent pourtant le sommet de l'échine
qui s'élève depuis les falaises du Frou, formée
au contraire par l'Urgonien du flanc oriental de la Chartreuse
médiane. Cette apparente incohérence résulte
de ce que l'échine est traversée, peu en contrebas
des ruines du château, par une faille satellite de celle
du col de l'Alpette, le décrochement du Pas Dinay (DD),
qui décale tous les affleurements dans le sens dextre (fig. 12).
b - Ce décrochement du Pas Dinay se prolonge vers
le sud-ouest, en direction de la crête boisée
de la forêt des Eparres (qui ferme l'horizon du côté
ouest) et la tranche précisément à la brèche
du "Pas Dinay".
La partie de la crête des Éparres située
au sud du Pas Dinay est formée par la dalle urgonienne
du flanc est de l'anticlinal de la Chartreuse médiane.
Par contre, au nord de cette brèche, elle est constituée
par les calcaires du Fontanil (qui se prolonge jusqu'au Guiers
en passant par l'éperon 670 de la route D520c)
Cette mise bout à bout des deux barres rocheuses, d'âge
différent mais de lithologie comparable, n'occasionne aucune
rupture dans la continuité morphologique du crêt
qu'elles constituent. De la même façon qu'en rive
droite du Frou ces deux dalles calcaires, fortuitement alignées
par le décrochement, paraissent n'en former qu'une seule.
Cette disposition remarquable, est dûe à une simple coïncidence : elle vient de ce que la valeur du rejet horizontal du décrochement est ici la même que la distance stratigraphique horizontale existant entre Urgonien et calcaires du Fontanil, pour le pendage qu'ont ici les couches (voir fig. 11).
c - Vers le S, en arrière du hameau, s'élève le fort éperon rocheux, en partie garni de bois, de la Crête du Cernay, qui est le promontoire le plus septentrional du massif du Grand Som. L'ossature de cette crête est constituée par le prolongement vers le sud de la lame urgonienne du Château du Gouvernement (qui appartient au flanc ouest de l'anticlinal de l'Écoutoux, biseauté par le chevauchement de la Chartreuse orientale). L'épaisseur de cette lame urgonienne (réduite, au Château) s'accroît, vers le haut (donc en direction du sud), jusqu'à devenir normale à la bosse 1529 de la crête. Elle se raccorde là au flanc ouest d'une charnière anticlinale en genou à coeur d'Hauterivien, tranchée à sa base, du côté ouest (dans le fond du vallon des Éparres), par le chevauchement de la Chartreuse orientale.
On peut complèter l'excursion en parcourant le GR9 sur quelques centaines de mètres, en rive droite du Guiers, de façon à voir du bas et sur place le site du Petit Frou. Pour celà gagner la partie nord de Saint-Pierre-d'Entremont (département de la Savoie) et franchir sur la gauche, en face de l'église, le pont sur le Cozon. La route qui suit le Guiers vers l'aval (à gauche) reste carrossable sur 1 km puis se transforme en un simple chemin, interdit aux véhicules.
Ce chemin ne traverse d'abord, sur 300 m, que des éboulis
à gros blocs provenant de la Roche Veyrand (fig. 12). Mais la vue que l'on a, en direction
de la rive opposée du Guiers, permet de récapituler
en sens inverse la coupe parcourue le long de la D520c.
Après un coude à 90° vers l'ouest le chemin
traverse successivement la Lumachelle (en contact avec l'Urgonien
supérieur par de petites failles mineures N150), les couches
à Orbitolines (qui sont en grande partie masquées
par de l'éboulis mais affleurent en contrebas dans le lit
du Guiers) et rentre finalement dans l'Urgonien inférieur
qui forme le gros éperon rocheux que contourne le lit du
Guiers
Lorsque le chemin contourne l'extrémité méridionale
de cet éperon on est bien placé pour repérer
les éléments du dispositif faillé décrit
à la sortie est du tunnel du Frou :
- on suit des yeux, vers le SE, la vire des couches à Orbitolines
qui vient buter, sur la rive opposée, contre la falaise
qui porte la balustrade de l'ancienne route (fig.
12).
- Le plan de la faille DS, presque vertical, passe, sur
cette rive, au flanc gauche de l'éperon ; il se repère,
sur l'autre rive, par un alignement de grottes et de surfaces
porteuses de stries horizontales toutes dégagées
(il passe par la grotte inférieure de gauche et sort à
l'extrémité gauche de l'encorbellement de l'ancienne
route).
Le chemin s'élève vers le nord-ouest jusqu'à
une bifurcation : prendre la branche de droite. Il traverse
alors les couches du compartiment surélevé par la
cassure DS, en longeant par la gauche son miroir de faille,
qui est représenté par la falaise de l'éperon
rocheux, comme le confirment les zones striées que l'on
y voit en plusieurs points.
De fait on rencontre dans le chemin les calcaires roux du Barrémien
inférieur, sous lesquels apparaissent, moins de 50 m plus
au nord, les alternances calcaréo-marneuses de l'Hauterivien.
L'importance du rejet vertical est mise en évidence par
le fait que ces couches affleurent que moins de 100 m, en dénivellation,
sous les couches à Orbitolines inférieures qui couronnent
la falaise de la lèvre opposeé (orientale) de la
faille.
En prenant la branche de gauche de la bifurcation on peut
suivre un chemin qui rejoint le Guiers vers l'aval puis le traverse
sur une passerelle, 150 m plus loin, pour rejoindre directement
la D520c au point 11b
Ce sentier permet d'ailleurs d'atteindre le secteur décrit
ci-dessus par un trajet aller-retour, d'abord descendant depuis
le point 11b, depuis la rout D520ce.



Dans la partie supérieure des falaises qui dominent les gorges du Guiers, un niveau de bancs mieux lités montre des ondulations qui n'affectent pas les bancs plus massifs encadrants : il s'agit donc de froissements "disharmoniques". Contrairement à ce que l'on serait tenté d'envisager, il ne semble pas qu'on puisse les attribuer à l'effet du glissement des couches les unes sur les autres, lors du plissement. En effet on voit que les bancs situés dans les coeurs synclinaux s'appuient contre ceux du flanc et s'y terminent en biseau : il s'agit donc plus probablement de plis formés lors même du dépôt des couches urgoniennes, sans doute par glissement de la vase sur le fond marin.


La falaise que la route traverse en encorbellement, haute d'environ 300 m, est formée uniquement par l'Urgonien inférieur. Elle n'est déterminée par aucune dislocation et elle est seulement dûe au creusement du Guiers, qui coule ici perpendiculairement à la direction des couches (disposition en cluse).








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