1/25.000° I.G.N. : "TOP25 3333 OT" ou Série
bleue "3333 ouest" ou "Montmélian 1-2"
et "Montmélian 5-6".
1/50.000° géologique : feuille Montmélian (XXXIII-33).
L'itinéraire total, tel qu'il est décrit constitue un circuit qui parcourt les pentes situées au nord-ouest de Saint-Pierre-d'Entremont, en traversant le flanc est de la montagne de la Roche Veyrand entre le sommet et le col du Cucheron (fig. 1). Il peut être aisément parcouru en une journée, même sous cette formule, la plus complète.
Toutefois sa description a été fragmentée
en six sections (A1, A2, B, C1, C2 et D) car il peut être
aisément scindé en deux excursions distinctes :
- l'une (A1+A2+D) à la Roche Veyrand, en circuit purement
pédestre au départ de Saint-Pierre-d'Entremont.
Sauf si l'on a pris la précaution de déposer au
préalable un véhicule à La Fracette, elle
impose, au retour, un parcours sur route de 2 km (section D).
Elle ne demande qu'une petite journée.
- l'autre (A2+B+C1 ou C2), au col du Cucheron, en circuit au départ
de La Fracette (où l'on peut accéder en véhicule,
bien que les possibilités de stationnement y soient limitées).
Elle offre une option courte (retour direct par C1) et une plus
longue (retour par C2, comportant un détour vers le nord
par le village des Gandy) : la première au moins peut aisément
se parcourir en une demi-journée..
Les sections A1 et A2 sont donc décrites dans le sens de
la montée (bien que A2 soit, dans le premier cas, à
parcourir à la descente) et les sections C1 et C2 dans
le sens de la descente.
Aucun passage n'est vraiment délicat ni exposé. Toutefois le tiers supérieur du trajet de la section A1 s'effectue dans une ambiance un peu "aérienne" qui peut rebuter les personnes vraiment sujettes au vertige (ces dernières lui préfèreront donc la section A2). En outre, toujours pour cette section A1, il est conseillé de respecter le sens de parcours adopté dans la description, d'une part en raison de ce que le risque de s'égarer dans les falaises et broussailles y est non négligeable si on l'emprunte dans le sens descendant, et d'autre part parce que ce parcours est très exposé au soleil dès la fin de la matinée. La section de retour C2 comporte, quant à elle, un petit parcours sans sentier, sur des pentes d'herbe un peu raides, avec franchissement de barbelés....
Cette excursion offre de larges vues panoramiques sur la partie
orientale de la vallée des Entremonts, ainsi que sur les
gorges du Guiers Vif. Au cours du trajet on a l'occasion d'y observer
de nombreux affleurements des terrains berriasiens et de ceux
de la partie de la série stratigraphique qui se situe au
dessus de l'Urgonien.
En outre on y traverse à plusieurs reprises le contact
entre la Chartreuse orientale et la Chartreuse médiane
: celui-ci présente ici des modalités particulièrement
intéressantes (quoiqu'un peu complexes) car il fait intervenir
à la fois un chevauchement et un décrochement le
recoupant (fig. 2).
- Les paragraphes ou phrases écrits en italiques
sont ceux relatifs au choix ou au repérage de l'itinéraire
;
- Les textes encadrés donnent des aperçus
globaux sur la géologie de la partie d'itinéraire
qui leur fait suite ;
- Les paragraphes écrits en retrait concernent,
selon le cas, des détails secondaires, des observations
accessoires ou des commentaires plus spécialisés
dont l'abord nécessite une culture géologique relativement
poussée : ils peuvent donc être sautés en
première lecture.
- Les astérisques * renvoient le lecteur, pour plus
d'explications sur des termes particuliers ou sur le contexte
géologique général, à l'opuscule spécial
consacré à la vue d'ensemble de la géologie
du massif de la Chartreuse. Ce dernier pourra aussi être
consulté pour obtenir des compléments d'informations
sur les formations géologiques rencontrées. Il faudra
cependant se reporter à la notice des cartes géologiques
à 1/50000° si l'on cherche une description détaillée
de ces formations.
- Les sigles placés entre crochets [] dans le texte
sont les notations désignant les niveaux stratigraphiques
sur les cartes géologiques de la France à 1/50.000°.
On trouvera, dans la liste des abréviations (via le bouton
ad hoc), les noms de ces niveaux et l'ordonnance de leur succession
ainsi que les notations abrégées qui leur correspondent
dans les diverses figures.
- Le symbole 'phi' minuscule, utilisé sur les figures
pour désigner les chevauchements mineurs (Ø
désignant ceux plus importants) n'est pas disponible pour
les textes. il est donc remplacé par 'f'
dans les légendes.
1 - Cette excursion se déroule à une altitude
modeste et sur des versants en général bien exposés
; aussi présente-t-elle l'avantage de pouvoir être
pratiquée en mi-saison (depuis le tout début du
printemps jusque parfois tard en hiver).
2 - Il est recommandé, en ce qui concerne le parcours du
versant sud-est de la montagne, de compléter cette excursion,
soit avant (à titre de préparation) soit après
(en guise de récapitulation) en allant examiner d'en face
les pentes de la Roche Veyrand et des Couriers. Deux points de
vue sont conseillés :
- celui de l'embranchement de la route des Vincent sur la route
des Gratier (fig. 3 du fascicule 1g) ; en poursuivant sur la route
des Vincent jusqu'aux abords de ce village on aura en outre une
vue panoramique sur les failles de décrochement qui affectent
le flanc est de la montagne de la Roche Veyrand (voir les fig.
3, 7 et 8 du présent fascicule).
- celui du hameau du Pâquet, situé sur la route du
château du Gouvernement (fig. 14 du fascicule 1i).
D'une façon plus générale cette excursion se complète d'ailleurs avantageusement par un parcours de la partie finale de l'excursion des gorges du Guiers Vif (fascicule 1i), depuis le Petit Frou jusqu'au château du Gouvernement.
3 - Du point de vue toponymique, on s'est conformé dans ce texte aux orthographes utilisées sur les cartes topographiques de l'I.G.N. les plus récentes ; toutefois l'on voit utiliser partout, dans la région de Saint-Pierre-d'Entremont, la graphie "Roche Véran" au lieu de celle de "Roche Veyrand" et les villages dont le nom débute par "Les" y sont souvent écrits avec un s final...
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Depuis Saint-Pierre-d'Entremont (Savoie) traverser le pont
sur le Cozon pour gagner la rive droite et emprunter la route
en lacets qui monte sur le coteau exposé au sud, entre
les villas.
Ce versant est garni de placages, en général peu
épais, d'alluvions quaternaires de type fluvio-glaciaire,
à blocs de grosse taille : elles témoignent d'un
ancien colmatage de la vallée, dont la formation implique
que cette dernière a du être barrée du côté
aval à un niveau plus élevé que le lit actuel.
Ce barrage devait sans doute être celui constitué
par la langue glaciaire qui occupait la dépression des
Echelles à l'époque würmienne car on trouve,
plus en aval dans le Guiers, de nombreux témoins d'alluvions
glaciaires et fluvio-glaciaires qui atteignent des altitudes comparables
et contiennent des éléments exotiques tels que des
blocs de roches cristallines provenant des hauts massifs alpins.
Le sentier se détache définitivement de la route
dans le 2° lacet à convexité NE de cette dernière
(point 1). Il s'inscrit suffisamment en creux dans les
cailloutis quaternaires pour mettre a nu, presque dès son
départ, des affleurements du bedrock. Ceux-ci sont constitués
de calcaires à joints argileux du Berriasien [n1b], en
bancs d'épaisseur variable (pouvant atteindre 1 m), avec
un pendage voisin de la verticale. A part une zone d'interruption
de ces affleurements, sur une quinzaine de mètres de dénivelée,
le chemin grimpe pratiquement dans ces mêmes bancs jusqu'aux
granges du Téchet (point 2).
Il est difficile de dire, compte tenu de l'isolement de ces affleurements, quelle est leur place par rapport aux structures du secteur (voir encadré ci-dessus). Le plus vraisemblable, en raison de leur position topographique, est qu'ils se rattachent au flanc est de l'anticlinal de l'Ecoutoux ; toutefois leur fort pendage est étonnant : il traduit peut être une ondulation locale des couches de ce flanc de pli ou encore, éventuellement, le basculement d'un panneau rocheux tassé sur le versant.
Au delà du Téchet le chemin, dont la déclivité diminue fortement, s'engage dans la traversée vers l'ouest du versant. Les affleurements n'y reprennent qu'au bout d'environ 200 m, lorsqu'il franchit une première échine. Il s'agit de bancs analogues aux précédents mais dont le pendage, de 30° vers l'est, est ici très conforme à ce que l'on peut attendre de leur appartenance logique au flanc est de l'anticlinal de l'Ecoutoux (fig.3). On les coupe d'abord sur 200 m, avant que le chemin atteigne le fond d'un petit vallonnement (point 3). C'est en ce point que s'embranche à contresens, vers la droite, le sentier le plus direct et le mieux tracé pour aller à "Sous la Roche" : celui-ci s'élève d'abord doucement, à flanc vers l'est pour rejoindre l'échine qu'il remonte ensuite vers le nord. Ce sentier reste pendant toute la montée sur les mêmes calcaires argileux du Berriasien qui n'y affleurent cependant que dans de mauvaises conditions (le pendage, faible vers l'est, y est souvent difficile à distinguer de la schistosité, subverticale).
Il est plus intéressant de faire un détour
vers le nord-ouest en suivant encore sur 500 m le grand chemin
qui va au col de La Coche et permettrait de gagner le versant
de Corbel : suivre les flèches jaunes à pointes
rouges). Ce chemin, d'abord protégé, du côté
amont, par un mur de soutènement, montre de nouveau, au
passage de l'échine suivante (où se trouve une ruine),
de médiocres affleurements, qui sont toujours formés
de Berriasien à faible pendage est. Le chemin atteint ensuite
un large vallon à fond presque plat rempli d'éboulis
à nombreux blocs de taille plurimétrique, provenant
des plus proches rochers de la Roche Veyrand.
Dans ce vallon, à l'endroit où se détache
vers l'est un chemin d'exploitation forestière, les engins
forestiers ont rafraichi le talus et mis à jour un petit
affleurement de molasse miocène. Une cinquantaine de mètres
plus à l'ouest affleure le Sénonien marno-calcaire
[c6-7M] que l'on observe jusqu'au pied d'une barre rocheuse urgonienne
à demi masquée sous les bois (point 4). Cette
succession de couches n'a plus rien à voir avec celle précédemment
traversée. Elle appartient au flanc est de l'anticlinal
de la Chartreuse médiane et se raccorde vers le nord
avec celle de l'extrémité sud-est de la falaise
de la Roche Veyrand (que l'on entrevoit à travers les arbres)
Ce grand vallon correspond donc à un important accident tectonique, par l'intermédiaire duquel on passe brutalement du domaine de la Chartreuse orientale à celui de la Chartreuse médiane. On s'attendrait donc à ce qu'il s'agisse de la surface du chevauchement de la Chartreuse orientale. Mais en fait l'accident qui passe ici (DA2, fig. 3) est la faille de décrochement du col de l'Alpette.
De fait, contrairement à ce qui se passe ailleurs, le long de la surface de chevauchement de la Chartreuse orientale (par exemple plus au nord, dans le secteur des Courriers, ou plus au sud, dans le secteur du Frou), les couches de la marge ouest du compartiment chevauchant de la Chartreuse orientale ne décrivent pas la charnière anticlinale qui témoignerait d'un dispositif en pli-faille (fig. 2).
Ici, au contraire, toutes les couches berriasiennes rencontrées dans la traversée du versant (y compris elles qui viennent en contact direct avec le flanc est de l'anticlinal médian au niveau du chemin) ont un même pendage vers l'est et sont à rattacher au flanc est de l'anticlinal de l'Ecoutoux. Par contre, au sud-ouest du chemin, la charnière de l'anticlinal de l'Ecoutoux et la lame d'Urgonien verticale de son flanc ouest affleurent, au sud du décrochement, dans la zone couverte d'éboulis et d'arbres qui descend vers le Guiers, avant d'être tranchées par la gorge du Guiers et par la D520c, le long de laquelle on les observa aisément (fig. 3).
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La cassure majeure de ce décrochement suit le vallon vers le sud-ouest et va franchir la falaise de rive droite du Petit Frou à mi-distance du fond de la gorge et de la butte de la Coche. Elle est accompagnée du côté NE par un faisceau de failles satellites, "de Riedel"*, à rejet plus modeste, toutes orientées NE-SW, qui se branchent à tour de rôle sur elle, à angle aigu, ce qui donne un dispositif cartographique en gerbe (fig. 3) .
La première de ces failles satellites (DA1, fig. 3) passe entre l'Urgonien et le Sénonien de la barre rocheuse de la rive ouest du vallon.
Une seconde (Ds2, fig. 3) passe plus au nord-ouest et fait buter directement l'Urgonien contre les calcaires du Fontanil, le long du sentier de La Coche, avec les calcaires du Fontanil du soubassement du sommet de la Roche Veyrand (elle détermine un vallonnement discret par lequel on accède à un dolmen établi sur la lame d'Urgonien intercalaire).
On remarquera d'autre part que les couches urgoniennes que l'on rencontre entre les deux cassures DA1 et Ds2, ont un azimut nord-est - sud-ouest, un peu plus méridien que celui des couches de la falaise de la Roche Veyrand : cela vient de ce qu'elles ont été pivotées, à la façon d'un crochon, par le mouvement coulissant dû au décrochement.
Arrivé en ce point il faut abandonner l'itinéraire
du Pas de la Coche pour gagner Sous la Roche (point 5).
On peut simplement faire marche arrière par le même
chemin et regagner ainsi, par une marche de 500 m, la bifurcation
du chemin balisé (point 3) pour l'emprunter.
Il est plus court de prendre en rive sud du vallon le chemin
d'exploitation qui s'élève très doucement
du côté amont vers le sud-est ; il décrit
un lacet puis s'élève le long de l'échine
qui domine le grand vallon (où il manifeste une tendance
à se perdre) pour rejoindre les prairies qui descendent
à l'ouest de Sous la Roche (point 5)
Le chemin traverse la lisière supérieure de ces
prairies en mettant à nu de nouveaux affleurements de Berriasien
marno-calcaire [leur pendage reste celui du flanc est de l'anticlinal
de l'Ecoutoux, malgré la proximité des calcaires
urgoniens contre lesquels ils s'appuient : ceci confirme toujours
que l'accident tectonique qui traverse le sommet de ce versant
est une faille de décrochement et non un chevauchement].
Le hameau de "Sous la Roche" (point 5) est situé pratiquement sur le tracé de la cassure principale du décrochement du col de l'Alpette (DA). Cet accident y est toutefois masqué par des éboulis, en majeure partie constitués d'Urgonien, qui garnissent le pied des falaises toutes proches de la Roche Veyrand. De là on manque malheureusement de recul (et la perspective est en outre défavorable) pour distinguer d'ici les cassures secondaires, parallèles à la ligne des falaises, qui affectent ces dernières (voir la fig. 3 et la fig. 14 du fascicule 1i). On bénéficie par contre d'une bonne vue panoramique sur le reste du bassin de Saint-Pierre-d'Entremont (fig. 4).
Le sentier des Clapiers (qui se détache des ruines occidentales de "Sous la Roche") grimpe en sous-bois dans les éboulis, vers le nord-ouest. On reconnaît bientôt qu'il a franchi le décrochement principal (DA) lorsqu'il atteint les premières barres rocheuses, formées d'Urgonien.
En fait, juste au pied de ce premier ressaut, on peut voir sous les broussailles quelques affleurements de Sénonien reposant sur de la Lumachelle. Ces derniers sont séparés là des premiers rochers urgoniens par l'un des décrochements satellites (DS2, sur la fig. 3) qui affectent l'extrémité orientale des falaises de la Roche Veyrand.
A cet endroit le sentier emprunte une vire boisée très
inclinée, intercalée entre deux masses urgoniennes
: c'est celle des couches à Orbitolines, comme le confirment
quelques rares affleurements de calcaires roux, typiques de ces
dernières, localement mis à nu sous les éboulis.
Il décrit ensuite une traversée moins déclive,
en suivant grossièrement le pied d'une falaise : cette
dernière correspond au miroir d'une nouvelle cassure satellite
du grand décrochement (DS1, fig. 3).
L'abrupt de cette faille est franchi par un court passage rocheux
où le sentier revient brièvement vers le nord-est
; il est suivi d'une montée en très brefs lacets
sur une échine garnie de broussailles, dans les calcaires
massifs de l'Urgonien inférieur remontés par la
faille précédente.
On arrive ainsi à une zone de replats où les
broussailles s'éclaircissent et dégagent une vue
plongeante vers le Guiers Vif (point 6) : c'est là
que l'on traverse le plan de cassure de la dernière faille
satellite du décrochement de l'Alpette (DC, fig.
3).
Après une traversée vers l'ouest d'une cinquantaine
de mètres le sentier s'élève jusqu'à
la corniche supérieure des falaises par des lacets un peu
"aériens", toujours dans l'Urgonien inférieur
en suivant la lèvre orientale d'un large dièdre
rocheux. Le fond de ce dièdre est déterminé
par une faille (F, fig. 3)) d'orientation nord-sud
(étrangère donc à la famille des décrochements
NE-SW).
La surface de cette cassure est bien visible car elle revêt l'aspect d'un mur rocheux vertical que l'on garde à main gauche (et qu'un lacet du sentier va même toucher vers 1200 m d'altitude). Il faut attendre de déboucher au sommet des abrupts pour constater que son rejet consiste en un relèvement, d'une ou deux dizaines de mètres, du compartiment oriental : en effet, alors que là, les couches à Orbitolines garnissent le sommet de la corniche du côté gauche, c'est au contraire encore de l'Urgonien inférieur qui y forme le compartiment oriental (les couches à Orbitolines n'affleurent de ce coté que plus au nord, dans les sous-bois qui garnissent la dalle rocheuse de la montagne).
Au sommet de la corniche, le sentier tourne vers l'ouest et
en suit le rebord supérieur en utilisant le niveau plus
lité des bancs de la base des couches à Orbitolines.
Il passe ainsi au sommet d'un éperon (point 7) d'où
la vue plonge sur Saint-Pierre-d'Entremont en même temps
qu'elle se dégage, du côté ouest sur la partie
aval des gorges du Guiers. On y découvre le sommet (tout
proche) de la Roche Veyrand, où l'on voit la vire des couches
à Orbitolines courir à flanc des abrupts occidentaux
de la montagne.
Le sentier abandonne bientôt ce niveau pour atteindre les
premières couches de l'Urgonien supérieur, qu'il
suit jusqu'au sommet de la montagne.
Le sommet (point 8) est encombré d'arbustes mais, si l'on gagne l'extrême pointe de son bec rocheux, il offre néanmoins une vue assez dégagée : le regard y plonge sur l'enfilade des gorges du Guiers, jusqu'à leur débouché dans la dépression molassique des Echelles et de Saint-Laurent-du-Pont. C'est aussi le seul point d'où l'on puisse bien voir le massif du Grand Som dans l'axe de ses structures (fig. 5), encore que, malheureusement, la vue dans ce sens ne soit correctement éclairée qu'en début de matinée et en pleine saison d'été.
Depuis le sommet il faut d'abord suivre l'échine
boisée qui descend vers le NE pendant quarantaine de mètres,
jusqu'à une selle où l'on retrouve un large chemin
forestier. Ce dernier descend par quelques larges lacets jusqu'aux
alentours de 1300 m d'altitude, avant de traverser le versant
en diagonale vers le nord-est puis de déboucher, vers 1200
m d'altitude (point 9a), sur un large terre-plein. Pendant
tout ce trajet il reste dans l'Urgonien supérieur, pratiquement
disposé en dalles structurales.
Ce terre-plein est l'extrémité sud d'un chemin
forestier plus large et plus récent, à tracé
nord-sud pratiquement horizontal qu'emprunte l'itinéraire
B pour mener au col du Cucheron.
On rejoint là également l'extrémité
amont de l'itinéraire A2 : on peut emprunter ce
dernier (en sens inverse de la description ci-après) pour
une descente directe sur La Fracette. Mais en le prenant dans
ce sens on risque de rater l'entrée du sentier : si cela
se produit il faut ne pas dépasser le thalweg du vallonnement
du "Grand Jet" (point 9b) et s'engager
en descente directe par le large fond du vallon, car ceci conduit
à recouper le sentier, à peine 50 m en contrebas.
La figure 8 donne la carte détaillée
du cadre dans lequel se déroule l'essentiel de ce trajet.
Le stationnement des véhicules est aisé sur la D912
au voisinage de l'embranchement de la route de la Fracette, en
sortie amont du hameau des Moulins (fig. 1).
Il est possible aussi, pour une ou deux voitures particulières,
dans le village de la Fracette. On peut enfin se garer sur la
droite à la sortie nord (amont) du pont de la D912 sur
le Cozon (400 m en amont des Moulins) : en ce cas on peut atteindre
directement le hameau supérieur de La Fracette (Le Crêt)
par l'itinéraire décrit au chapitre D, §b (mais
en le parcourant en sens inverse).
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Depuis le pont des Moulins (sur le Cozon), où s'embranche
la route, jusqu'au pont par lequel elle passe en rive droite du
ruisseau de la Fracette (point 10), les rives de ce ruisseau
sont entaillées dans des bancs décimétriques
de calcaires argileux du Berriasien inférieur [n1b] ; ces
couches appartiennent au domaine Chartreux oriental. Après
avoir traversé le groupe principal des maisons du village
on franchit un deuxième pont dont les appuis sont constitués,
quant à eux, de marno-calcaires blancs du Sénonien
inférieur [c6-7M] penté vers l'est. Ces dernières
couches appartiennent au contraire au flanc est de l'anticlinal
de la Chartreuse médiane.
Entre ces deux ponts il passe donc une très importante
dislocation, qui est masquée, sous les maisons du village,
par des formations superficielles. Il ne s'agit pas du chevauchement
de la Chartreuse orientale mais de la branche principale du décrochement
de l'Alpette (DA, fig. 8) qui le recoupe
ici et le décale fortement vers l'ouest, reportant son
tracé depuis les abords des Courriers (à l'est)
jusqu'au hameau de Sous La Roche (à l'ouest).
Gagner le terminus de la route (point 11), au hameau du Crêt ; les pentes en contrebas est de ce dernier montrent encore des calcaires berriasiens (ce qui les rattache au compartiment sud de la faille). De cet endroit on dispose d'un certain recul permettant d'analyser la structure du versant qui porte le village de la Fracette (fig. 6). Elle se caractérise par le passage d'un faisceau de failles de décrochement, toutes associées au décrochement principal de l'Alpette (DA), qui déterminent, dans l'Urgonien du versant de la Roche Veyrand, plusieurs falaises successives, étagées de bas en haut (mais aussi d'avant en arrière du fait de la perspective fuyante).
A leur pied sourd une résurgence (fig. 6); la localisation de cette dernière est évidemment due au fait que c'est pratiquement en ce point que l'Urgonien, dans lequel circulent les eaux souterraines, disparaît en profondeur sous la surface topographique : aussi est-ce le point le plus bas où ces eaux puissent s'échapper puisque, en continuant à suivre les couches dans le sens aval du pendage, elles se heurteraient, au delà, au barrage imperméable que constitue le Sénonien de la lèvre sud de la faille (dont le bord supérieur est d'ailleurs abaissé localement ici par l'entaille du thalweg du ruisseau).
Prendre le large chemin qui s'embranche vers le nord, 20
m avant les maisons ; au bout de 30 mètres il tourne
sur la gauche pour contourner un léger ressaut : au pied
de celui-ci on trouve de très mauvais affleurements, d'une
part de molasse miocène (dans le chemin même) et
d'autre part de calcaires à silex du Sénonien supérieur
(dans le talus) : leur présence montre que l'on est déjà
entré là dans le compartiment nord de la faille
de décrochement principale (DA) [cette dernière
passe donc dans la selle même où est bâti le
hameau (de meilleurs affleurements de ces couches s'observent
dans la combe de prairies que l'on distingue en contrebas est)].
Au delà, le chemin montre au contraire, dès le double
lacet qu'il commence par décrire, d'excellents affleurements
des marno-calcaires "crayeux" (argileux et blancs) de
la partie haute du Sénonien inférieur [c6-7M]. Ils
sont très régulièrement lités, en
pente douce vers l'est, et, à la faveur des dalles structurales
que le chemin traverse ensuite en diagonale, livrent quelques
fossiles (notamment des empreintes de coquilles d'inocérames,
reconnaissables à leurs ondulations centimétriques,
concentriques).
En fait le passage du Sénonien supérieur au Sénonien inférieur est brutal et marqué par une légère torsion des couches de ce dernier : cela est dû à une cassure satellite de la précédente ("décrochement du Crêt", DC, fig. 3).
Après avoir gravi environ 70 m de dénivelé depuis le hameau, le sentier aboutit à une bifurcation située dans un nouvel ensellement de l'échine (point 12a), que l'on peut appeler "collet du Pin" car il est dominé par la bâtisse qui porte ce nom.
La piste qui part horizontalement sur la gauche, du côté nord de la faille, permet seulement d'atteindre le fond du ravin du ruisseau de la Fracette en amont de ses cascades, point en amont duquel l'on peut éventuellement étudier en détail la base du Sénonien. Ce dernier terrain repose en effet ici sur la Lumachelle par l'intermédiaire d'un niveau, épais d'environ 30 cm, de grès verts qui a livré des ammonites d'age albien inférieur (point 12b) : il s'agit d'un "niveau de condensation" où se trouve très partiellement comblée la grande lacune de dépôts qui sépare l'Aptien terminal ("Clansayésien"), représenté par la Lumachelle, du Campanien, daté par les ammonites et la microfaune dans les premiers bancs, jaunâtres et à grains de glauconie isolés, de la base du Sénonien.
Le bon itinéraire consiste à prendre, au collet
du Pin, le sentier de droite (direction de La Tronche : marque
jaune sur un poteau), où la progression est tout à
fait confortable (et non le fond de vallon, vite encombré
de broussailles).
Les tous premiers mètres du sentier de La Tronche offrent
des affleurements de Sénonien dénudés par
le passage. Si on le dégage bien de la pierraille et si
on les examine attentivement, ils montrent une structure tourmentée
par de multiples microcassures (fig. 9) (à
la différence de l'aspect de litage régulier qu'affectent
en général les couches du Sénonien, tant
en amont qu'en aval.) Cette abondante microfracturation trahit,
par ses caractères très typiques d'une déformation
par coulissement dextre, le fait que c'est précisément
ici que passe une autre faille de décrochement, toujours
satellite de celle de l'Alpette, la "faille du Pin"
(DP, fig. 3 et fig. 8).
En fait cette microfracturation n'est pas strictement localisée ici mais apparaît déjà, de ci de là (mais de façon plus discrète), dans les 10 m situé en aval de l'embranchement de chemin. Ces observations illustrent le fait que, dans un terrain aussi déformable et homogène que les marno-calcaires du Sénonien inférieur, le passage d'une faille ne détermine souvent pas un miroir net mais s'exprime de façon plus diffuse par une multitude de petites cassures entre lesquelles se partage le rejet. Il est clair, au demeurant, que c'est à la fragmentation de la roche due au passage de la faille DP qu'est due la présence de ce collet du Pin.
Cette cassure se prolonge loin vers l'ouest : on a vu (fig. 6) qu'elle détermine, dans le versant
opposé du ravin de la Fracette, une ligne de falaises qui
interrompt les dalles structurales d'Urgonien descendant du sommet
de la Roche Veyrand.
Dans les 10 à 20 premiers mètres de parcours qui
font suite à la bifurcation du sentier on a, depuis ce
dernier, une vue d'enfilade sur le prolongement de la faille de
décrochement du Pin, du sud-ouest vers le nord-est (fig. 10). Au delà, le sentier s'élève
en diagonale vers le nord-est (en laissant sur la gauche la maison
du Pin) et traverse ainsi les couches un peu plus calcaires de
la partie supérieure des marno-calcaires du Sénonien
inférieur. Après le franchissement d'un vallonnement
largement ouvert et fortement incliné vers le sud, la pente
du sentier s'atténue sensiblement : c'est là que
se place la limite, d'ailleurs transitionnelle, avec les calcaires
à silex du Sénonien supérieur [c6-7], plus
durs et en bancs mieux individualisés.
Après une centaine de mètres de traversée
en sous-bois le sentier rejoint celui provenant des Courriers
; il s'élève ensuite régulièrement
vers le nord, jusqu'aux granges de la Tronche puis à celles
de la Tournette, sur des calcaires à silex pratiquement
en dalles structurales.
A La Tournette (point 13) un sentier balisé se détache
sur la gauche et monte vers l'ouest par la rive sud du vallonnement
de prairies qui abrite le hameau (et dont le fond est encombré
d'éboulis). Plutôt que d'emprunter ce sentier on
préfèrera aller examiner la rive nord du vallonnement
à l'ouest des granges : on y constatera la présence
de couches de Lumachelle. Or leur disposition, avec une orientation
très méridienne et un pendage modéré,
ne les autorise nullement à s'enfoncer vers le sud sous
l'autre rive du vallon, alors que celle-ci est formée pourtant
de Sénonien supérieur (comme on peut ensuite aller
le vérifier). Ceci indique à l'évidence le
passage d'une faille, d'orientation à peu près est-ouest,
qui détermine le vallonnement de la Tournette. Il s'agit
en fait d'un décrochement dextre ("décrochement
de la Tournette", DT, fig. 8), même
si le rejet le plus apparent consiste en une simple surélévation
du compartiment nord (ce rejet vertical résulte du pendage
vers l'est des couches décalées par le coulissement
: fig. 7A).
Atteindre, en montant vers l'ouest, le petit col herbeux du sommet du vallonnement (point coté 1033), que l'on peut appeler "collet des Monts" (point 14) ; il constitue un excellent point de vue pour examiner, en un large panorama, toute la rive opposée de la vallée du Cozon ainsi que les détails de pentes de premier plan qui séparent la Tournette du village des Gandy (fig. 11).
On remarque que le décrochement de la Tournette (DT) ne traverse pas la surface Ø'. Ce fait montre que, dans ce cas particulier au moins, il n'y a pas antériorité des mouvements de chevauchement sur l'apparition des décrochements (ce que d'autres exemples, dans le massif, montrent également). En l'occurrence ce décrochement doit se raccorder localement à la surface frontale de chevauchement (Ø'), puis s'en détacher de nouveau plus au nord, peu avant les Gandy, sous forme d'une autre branche de décrochement qui traverse effectivement le Cozon au sud d'Epernay (voir fasc. 1j) ; cette dernière est relayée à son tour, plus à l'est, par le décrochement de Pin-Chérin (fig. 11) : en effet cette faille ne se prolonge pas directement vers le sud-ouest car son azimut devrait lui faire traverser l'anticlinal de Perquelin en contrebas nord-ouest des Rigaud, secteur où la voûte de ce pli se suit en parfaite continuité (fig. 11). Ces relais de failles traduisent sans doute le fait qu'elles ont fonctionné en même temps que se faisaient les chevauchements et le plissement.
Une traversée horizontale d'à peine 100 m mène,
de là, aux ruines des Monts, qui sont blotties au pied
de l'extrémité est de l'abrupt urgonien de la lèvre
nord du décrochement de la Tournette. Cet abrupt, qui s'amplifie
vers l'ouest, disparaît au contraire vers l'est : ceci est
dû à ce que le pendage des couches est plus fort
que celui de la pente topographique, de sorte que l'Urgonien du
compartiment nord de la faille s'enfonce vers l'est sous sa couverture
de Lumachelle insuffisamment massive pour déterminer une
falaise le long de la surface de faille).
Poursuivre horizontalement vers l'ouest, le long du bon chemin
qui suit la bande d'éboulis garnissant le pied de l'abrupt
urgonien. Le Sénonien de la lèvre sud du décrochement
y affleure en plusieurs points (il forme le substratum des pentes
d'herbes coupées de bosquets qui s'étendent en contrebas).
Après 200 m de trajet pratiquement horizontal ce chemin fait place à un simple sentier (porte aménagée dans la clôture et marque jaune sur un arbre, 5 m au dessus) ; ce dernier s'élève rapidement (anciennes marques de flèches vertes à pointe rouge) dans les pentes d'éboulis dominées par l'abrupt d'Urgonien de la faille. Ces éboulis laissent voir quelques rares pointements de roche en place, d'abord constitués de Lumachelle puis de Sénonien, ce qui confirme que l'on reste dans le compartiment sud de la faille. On s'échappe de cette jupe d'éboulis par une traversée du nord-est vers le sud-ouest jusqu'au fond du vallonnement du "Grand Jet" : la rive sud de ce dernier, que l'on parcourt, en diagonale faiblement ascendante, montre des dalles structurales d'Urgonien (appartenant toujours au compartiment sud de la faille). On rejoint enfin, vers 1200 m d'altitude, le large chemin d'exploitation forestière, pratiquement horizontal qui provient du col du Cucheron.
Pour finir de monter à la Roche Veyrand il faut gagner, en direction du sud, le terre-plein terminal de ce chemin et prendre, vers la droite, un chemin forestier qui s'élève jusqu'à l'ensellement situé au nord du sommet (itinéraire A1, §3).
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Pour rejoindre le col du Cucheron, que l'on descende du
sommet (itinéraire A1), ou que l'on soit monté par
la Fracette (itinéraire A2) il faut emprunter dans le sens
sud-nord le grand chemin forestier horizontal.
À partir du terre-plein terminal de ce chemin forestier
on reste dans l'Urgonien supérieur sur 400 m avant d'atteindre
le toit de cette formation, garni de Lumachelle, en rive sud du
large vallonnement du "Grand Jet" (point 9b).
Si l'on cherchait à suivre ces affleurements au dessus du chemin, vers l'ouest, on constaterait qu'ils se poursuivent en fond du vallonnement, pratiquement jusqu'à la crête de la montagne. Ils supportent même par places des bancs de Sénonien inférieur, qui émergent de l'éboulis tapissant le pied de falaise.
La rive nord du vallonnement du Grand Jet a des pentes abruptes, largement garnies d'éboulis, que couronne une petite falaise. Pour les traverser le chemin forestier s'infléchit vers l'est et ne montre, sur près de 200 m, que ces éboulis. Il ne montre de nouveau des affleurements que juste avant que l'on atteigne la fontaine du Mont (point 15). Il s'agit d'Urgonien inférieur, immédiatement surmonté par des bancs de calcaires roussâtres à lits marno-calcaires, dans lesquels on reconnaît les niveaux inférieurs des couches à Orbitolines, desquels sort cette petite source. Il est donc évident que la rive nord du vallonnement du Grand Jet est surélevée par une faille : il s'agit du décrochement de la Tournette (DT). déjà traversé par l'itinéraire A2. Son orientation précise est N80°E, son pendage subvertical et son sens de mouvement dextre. L'absence de repères autres que les surfaces de couches fait quel l'on ne remarque ici que le rejet vertical affectant ces dernières (fig. 7A).
L'émergence de la source du Mont est évidemment liée au fait que les couches à Orbitolines constituent un niveau relativement imperméable ; les circulations fissurales qui y sont rassemblées viennent au jour parce que ce niveau est tranché par une faille. Mais il est difficile de préciser pour quelle raison les circulations se sont concentrées en ce point plutôt qu'en un autre (et pourquoi, notamment, elles ne sortent pas plus bas dans le versant : en effet le niveau qui les draine affleure encore librement jusque plus de 100 m en contrebas, avant de buter, du fait de la faille, contre les terrains imperméables du Sénonien).
Au delà de la source le chemin forestier traverse les
couches à Orbitolines sur une centaine de mètres.
On voit assez bien que la partie supérieure de ces couches
comporte deux niveaux vraiment marneux, dont le plus élevé
livre de rares orbitolines (surtout représentées
par des "microconches", d'un diamètre n'excédant
pas 2 mm) et quelques beaux oursins (Holaster).
Puis le chemin coupe en encorbellement la falaise de l'Urgonien
supérieur et tourne vers le nord en atteignant son rebord
supérieur. Il traverse sur plus de 600 m, dans les pentes
de Combalavera, les dalles structurales des bancs sommitaux
de l'Urgonien supérieur, (selon un trajet d'abord horizontal
puis légèrement descendant). Ce faisant, il s'élève
progressivement dans cette formation puisqu'il finit par en atteindre
le toit, constitué, bien sûr, par la Lumachelle.
Il la traverse en 200 m de parcours toujours subhorizontal puis
atteint à son tour le Sénonien inférieur,
qui affleure, quant à lui, sur une centaine de mètres
de large, dans un léger vallonnement où les bois
sont plus clairsemés (quartier des "Petites Portions")
(point 16).
Au delà le chemin s'infléchit vers l'est pour franchir
une nouvelle échine, frangée du côté
sud par une ligne de falaises discontinue : elle correspond à
l'abrupt d'une dernière faille de décrochement,
la "faille des Petites Portions", qui se suit
jusque dans les falaises du versant de Corbel (DP, fig.
10 du fasc.1J).
En réalité cette cassure est double car on trouve, au pied de son abrupt, un compartiment intermédiaire où la Lumachelle est remontée et affleure le long du chemin, avant que ce dernier, ayant franchi la faille principale, ne rentre dans l'Urgonien supérieur du véritable compartiment nord.
Un dernier parcours horizontal de 300 m fait atteindre et traverser la Lumachelle de ce compartiment, avant d'atteindre le col du Cucheron. Le col même (point 17a), marqué par un carrefour de chemins, est installé sur des dalles dénudées par l'érosion, faiblement pentées vers l'est : il s'agit d'un bon affleurement des couches de base du Sénonien inférieur (il s'agit de calcaires argileux, à silicifications contournées, plus durs que les marno-calcaires qui prédominent dans les niveaux immédiatement plus élevés.
Le chemin forestier de gauche rejoint les abords de la crête du Roc de Gleisin en s'élevant en lacet sur des couches presque disposées en dalles structurales. Elles sont toutefois plus inclinées que la surface topographique, de sorte que l'on y recoupe successivement les termes de la succession stratigraphique compris entre le Sénonien basal et l'Urgonien inférieur.
Cet itinéraire est le plus court pour redescendre directement à La Fracette mais il ne présente que peu d'intérêt. En effet il se contente de traverser du Sénonien inférieur à faible pendage est, jusqu'au lieu-dit "les Granges" (angle nord-ouest de la fig. 8). C'est approximativement là qu'il atteint la dalle structurale du sommet de la Lumachelle, garnie de prairies, qui descend jusqu'au fond du thalweg. Il la traverse ensuite à flanc, en ne montrant, jusqu'à La Tournette, que de mauvais affleurements de ces couches de Lumachelle.
On retrouve alors l'itinéraire A2, que l'on prendra en sens inverse de la description, à moins que l'on préfère bifurquer sur la gauche, peu en contrebas des ruines de La Tronche, pour rejoindre le village des Courriers par un sentier en lacets qui traverse en sous-bois les dalles de Sénonien supérieur : on rejoint alors l'itinéraire C2 (dont il ne restera plus qu'à suivre la partie 3).
Si cet itinéraire impose un large détour vers le nord-est, il permet par contre des observations complémentaires intéressantes tout en donnant une vue d'en face sur le parcours suivi dans le sens de la montée.
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Prendre, en direction de l'est, un large chemin qui traverse
horizontalement le flanc sud de la butte boisée située
à l'est du col.
Il montre immédiatement (point 17b) des affleurements,
très représentatifs des marno-calcaires du Sénonien
inférieur (disposés ici en lits faiblement pentés
vers l'est). La vue y est également bien dégagée
en direction du sud (voir la fig. 8 du fasc. 1J). Au bout
de 250 m ce chemin tourne en direction du sud : ce changement
de direction est dû à ce qu'il atteint là
les premiers bancs de calcaires à silex du Sénonien
supérieur [c6-7C], lesquels déterminent un crêt
nord-sud, à regard ouest (fig. 12).
Quitter ce grand chemin lorsqu'il tourne vers le nord et
passe sur le revers est du crêt : continuer au contraire
vers le sud, par un sentier qui ne s'écarte que peu de
la ligne de crête. Il se raccorde, aux ruines du Platon
(point 18a), à un chemin qui rejoint horizontalement, du
côté ouest de la crête, le vallon de La Tournette
: emprunter sa partie qui se dirige vers le nord-est, sur l'autre
versant.
Ce chemin montre toujours des calcaires à silex (à
pendage est modéré), jusqu'à un col situé
au nord du village des Gandy (point 18b). Aux approches de
ce col, et notamment là où le chemin en rencontre
un autre venant du nord, les calcaires à silex du Sénonien
font place à un conglomérat à gros galets
de silex (certains atteignent plus de 20 cm de diamètre),
teintés de rouille (Ol, fig. 12).
La carte géologique au 1/50.000°, un peu inexacte ici, n'en indique pas la présence. A vrai dire cette formation ne fait que remplir des poches karstiques creusées plus ou moins profondément dans le Sénonien : elle a pour cette raison une répartition très irrégulière et ponctuelle. Elle représente un dépôt de remaniement sur place des résidus de dissolution des calcaires du Sénonien supérieur ; ceux-ci ont en outre été altérés par oxydation, ce qui témoigne d'un climat très chaud. Ce conglomérat s'est sans doute formé à l'Oligocène [g2], comme la plupart des autres brèches à ciment argilitique rouge connues dans les chaînes subalpines (et notamment celles du Nantet au Désert d'Entremont : voir le fascicule 1j).
Aux Gandy les plus hautes maisons du village sont blotties sur le flanc ouest d'une butte rocheuse formée de Sénonien marno-calcaire [c6-7M] (indiqué par erreur en [c6-7C] sur la carte géologique au 1/50.000°). Les couches y sont subverticales, très différemment disposées vis à vis de celles de la rive opposée du vallon qui abrite le village (fig. 12) : ceci indique que ce dernier correspond à un synclinal dont les conglomérats à silex occuperaient sensiblement le coeur (on peut y voir, soit l'équivalent septentrional du synclinal de Proveyzieux*, soit un simple crochon induit par le chevauchement de la Chartreuse orientale).
Ce vallon est donc un "val" (au sens morphologique, jurassien, du mot) en miniature.
Cependant le synclinal est sans doute rompu par un chevauchement secondaire (Ø", fig. 12), qui remonte son flanc est. En effet les couches du flanc est de ce vallon, notamment celles qui viennent en contact direct avec l'Oligocène du col, sont plus anciennes que celles de son flanc ouest (puisque constituées tout au plus par les niveaux de passage des marno-calcaires aux calcaires à silex).
du côté est, le Sénonien inférieur des Gandy est directement adossé à une lame verticale d'Urgonien, que la route franchit par un tournant aigu saillant vers le sud (point 19a). C'est là un des témoins discontinus du flanc ouest, étiré, du pli-faille de la Chartreuse orientale (fig. 12). La surface de chevauchement principale de ce dernier accident (Ø3) limite précisément cette lame d'Urgonien du côté est et la biseaute au point de la réduire ici à quelques dizaines de mètres d'épaisseur. Ce faisant elle l'a d'ailleurs transformée en une sorte de brèche tectonique très grossière, pétrie de filons de calcite.
Le vallonnement de prairies qui descend du village des Gandy vers le sud aboutit à un ravin boisé qui descend directement vers les Courriers (il correspond au passage de l'accident Ø", qui s'y réunit à Ø' : voir fig. 12). Mais ce ravin devient fortement déclive et s'encombre de plus en plus, vers l'aval, d'éboulis chaotiques à énormes blocs. C'est pourquoi il n'y a pas de sentier, ni même de passage direct commode qui permette de l'emprunter.
Le moins malcommode, si l'on tient à s'y engager, est de rejoindre sa rive droite, pour longer l'extrémité est des abrupts de Sénonien supérieur et sortir ainsi au plus vite de l'amas des blocs éboulés : on atteint alors une zone de prairies garnissant le pied de l'abrupt de faille du décrochement de la Tournette (voir fig. 8).
Il est plus facile et plus intéressant de contourner par l'est l'éperon rocheux boisé situé au SE des Gandy en gagnant le relais de télévision qui y a été implanté (point 19b). Ce faisant on pénètre franchement dans le domaine de la Chartreuse orientale. C'est pourquoi on y voit affleurer, dès le soubassement du relais de télévision, les calcaires argileux du Berriasien (remontés jusqu'à ce niveau par le chevauchement de la Chartreuse orientale). Ces couches viennent en contact direct (ou par l'intermédiaire de quelques témoins de calcaires du Fontanil écrasés) avec l'Urgonien de l'éperon rocheux.
Si l'on suit la limite des deux terrains, le premier repérable à sa couverture de prairies et le second à son habillage de broussailles, on aboutit au sommet d'un couloir qui descend vers le Sud en sous-bois (point 19c) mais devient vite impraticable : il correspond à la vire des couches à Orbitolines, qui est disposée verticalement, entre Urgonien supérieur à l'ouest et Urgonien inférieur à l'est, et qui se fait sectionner là par la surface de chevauchement pentée à environ 45° est (fig. 12).
Decendre les prairies à l'est du pylone, à peu près suivant la ligne de plus grande pente, assez déclive et barrée par une clôture de barbelés, jusqu'à atteindre une selle de prairies bien marquée (point coté 921). On y rejoint le large chemin venant du nord depuis le village des Perrets (point 20). On atteint là, dans les couches marno-calcaires de la base du Berriasien, la voûte de l'anticlinal de l'Ecoutoux (que les bancs du Tithonique dessinent, immédiatement plus au sud, dans le revers, entaillé par les gorges du Cozon, de la butte du Boucherin : voir fig. 8).
Trouver le chemin qui descend en sous-bois vers l'ouest
et l'emprunter.
Il montre d'abord des affleurements de ce Tithonique, à
pendage ouest d'abord modéré puis de plus en plus
fort, comme il convient à une inflexion progressive de
flanc ouest de pli anticlinal. A la traversée d'un vallonnement
boisé il fait place à des calcaires du Berriasien
qui sont, quant à eux, subverticaux, voire renversés
; enfin, à l'orée du bois, au voisinage d'une maison,
on reconnaît la présence de calcaires du Fontanil,
à leur faciès bicolore, en dépit de ce que
leurs bancs sont fortement disloqués.
C'est à-peu-près là que passe la surface
principale du chevauchement de la Chartreuse orientale (Ø3),
mal localisable avec précision. Le chemin contourne ensuite
l'éperon rocheux déterminé par la lame d'Urgonien
qui jalonne ce chevauchement, par un tournant qui le ramène
vers le nord (point 21),.
L'Urgonien de cette lame n'affleure ici que sur une très faible largeur. Cela est dû à ce que le chemin emprunte après le tournant, sur 50 m, le tracé d'une fracture presque N-S, à rejet sénestre, qui plaque contre l'Urgonien les couches que l'on devrait normalement trouver à son bord ouest : il s'agit d'abord de Lumachelle (accompagnée d'un peu de grès verts albiens) puis de Sénonien inférieur marno-calcaire (affleurant un peu plus bas et plus au nord).
Après ce passage en léger encorbellement on rentre dans les épandages ébouleux et les déjections torrentielles qui colmatent le fond du vallon où se loge le village des Courriers.
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Rejoindre les basses maisons du village des Courriers.
Des affleurements de molasse miocène [m2] y percent les alluvions, à l'angle nord-est de la maison située en amont de l'ancien chemin des Perrets, qui s'y embranche à gauche, vers le nord-est (ils ne sont pas indiquée sur la carte géologique au 1/50.000° car ils n'ont été mis à jour que récemment, par des travaux).
Abandonner la route goudronnée, avant son tournant vers le nord-est, pour prendre un chemin qui se détache sur la droite et se dirige vers le sud-ouest : il traverse presque horizontalement, sur 300 m, jusqu'à un petit col (que l'on peut appeler "collet des Courriers"), qui débouche sur une nouvelle combe, fermée au sud par la colline qui porte le hameau du Crêt (point 22a). Ce faisant il longe le pied des pentes boisées de la Tronche, formées de dalles structurales de Sénonien supérieur (qui affleurent par places dans le sentier même). Pour finir il traverse le sommet d'une ravine qui s'avère correspondre à une faille verticale, orientée est-ouest, qui aboutit précisément au collet des Courriers.
En effet si l'on descendait le long de cette ravine on verrait qu'elle est bordée par une série de copeaux décamétriques, subverticaux et amygdalaires, d'Urgonien : ceux-ci correspondent à des fragments de la lame urgonienne chevauchante que l'on a suivi des Gandy jusqu'aux Courriers et qui se poursuit jusqu'au bord de la D912 (voir le fasc. 1J) ; mais ils ont été disjoints et disposés en chapelet le long de cette faille, dont ils jalonnent le passage.
Cet accident n'est autre que la plus septentrionale des failles du faisceau de décrochement de l'Alpette (faille DP, fig. 8).
La butte qui se trouve au sud du collet des Courriers est formée de calcaires argileux du Berriasien (appartenant à la Chartreuse orientale). L'entrée du chemin qui y mène (qui s'embranche sur la gauche au collet des Courriers même), montre l'intercalation, sous ces calcaires berriasiens, d'une lame d'Urgonien broyé épaisse de quelques mètres. Cette dernière descend dans les broussailles du versant ouest, où s'avère elle reposer elle-même sur des calcaires à silex du Sénonien (qui possèdent d'ailleurs le faciès très massif que prennent les niveaux les plus élevés de cette formation). Cette succession montre que l'on retrouve ici un autre fragment du flanc ouest étiré du pli-faille frontal de la Chartreuse orientale, décalé vers l'ouest par le décrochement.
De l'autre coté du collet des Courriers, dans le bas des raides pentes broussailleuses qui le dominent du côté ouest, les calcaires à silex du Sénonien tout à fait supérieur affleurent beaucoup mieux (il sont indiqués par erreur en Urgonien sur la carte géologique au 1/50.000°). Ils forment même un gros éperon rocheux bien marqué, à l'amont duquel ils s'appuient contre les couches de base du Sénonien supérieur (passage du Sénonien inférieur), beaucoup plus litées, qui forment le haut du versant. Ce contact correspond à un plan de faille vertical, orienté est-ouest, qui n'est autre, bien sur, que le prolongement de celui du décrochement DP (fig. 8 et fig. 10).
A l'ouest du collet des Courriers, après une courte
descente, le chemin s'engage dans la traversée d'une combe
de prairies. Dix mètres en contrebas de ce point, à
l'aplomb de l'éperon rocheux de Sénonien massif,
un arrachement récent à mis à jour un affleurement
de molasse miocène (non indiqué, de ce fait, sur
la carte géologique au 1/50.000°).
La présence de cet affleurement (qui est d'ailleurs sans
doute séparé des affleurements de Sénonien
situés plus au nord par une petite branche secondaire de
décrochement) permet de bien localiser le chevauchement
de la Chartreuse orientale, qui passe donc certainement exactement
au pied des affleurements de Berriasien de la butte située
au sud-est du collet des Courriers (fig. 8
et fig. 10).
La fin du trajet, jusqu'au hameau du Crêt, se fait dans des éboulis qui masquent notamment le passage du décrochement principal de l'Alpette (DA). En effet la butte qui porte le hameau est formée par du Berriasien et donc rattachable à la Chartreuse orientale (un détour par le sentier qui descend en lacet sur son versant sud-est en montrerait des affleurements : voir ci-après au point 22b) : la surface de chevauchement de la Chartreuse orientale, dont le tracé descend vers le sud sur la rive est du vallon, est donc nécessairement sectionnée par le décrochement au fond de ce vallon (fig. 8) : de fait, il faudrait aller loin vers l'ouest, jusque dans la gorge du Guiers, au pied de la Roche Veyrand, pour la retrouver (fig. 3).
Deux possibilités d'itinéraire sont envisageables : la première est surtout intéressante si l'on a laissé un véhicule au bord de la D912 ; la deuxième est plus agréable et surtout plus courte pour qui doit rejoindre à pied Saint-Pierre-d'Entremont.
Depuis le hameau du Crêt, prendre entre les maisons
le chemin qui descend vers le SE.
Ce chemin fait d'abord un lacet sur le flanc nord de la butte
du Crêt (point 22b) et montre à cette occasion
les calcaires argileux régulièrement lités
du Berriasien, à pendage modéré vers le nord-ouest,
qui la constituent. Ces couches prolongent en fait celles du ravin
de la Fracette et des pentes opposées de la vallée
du Cozon : elles appartiennent toutes à la Chartreuse orientale
et plus précisément au flanc ouest de l'anticlinal
de Perquelin (ce pli est ramené fortement vers l'ouest,
par rapport aux affleurements situés au nord du hameau,
par le jeu de la branche principale, DA, du décrochement).
Après avoir traversé le thalweg qui descend des
maisons le chemin entaille le flanc d'une petite échine
et y met à nu des calcaires à silex du Sénonien.
Cela montre que ce thalweg est déterminé par le
passage de la faille majeure DA.
Ayant atteint le fond du vallon du collet des Courriers, le sentier
rejoint le pied de la butte qui forme sa rive gauche (point
22c), où affleurent les calcaires argileux qui la constituent.
Ces niveaux sont plus calcaires que les précédents
(et donc situés sans doute plus haut dans la succession
stratigraphique du Berriasien) et en différent aussi par
un pendage assez variable (du fait de microplis).
D'ailleurs le véritable pendage des couches y est souvent
difficile à déterminer car la roche est affectée
par une schistosité à pendage est assez généralisée
et par de multiples clivages de microfractures, pentés
faiblement vers le sud-est. L'intensité de cette déformation
atteste de la proximité d'une dislocation importante, et
ses caractères montrent qu'elle est de type chevauchant
(et non coulissant) : il s'agit donc du chevauchement de la Chartreuse
orientale (Ø3).
Un peu en aval, à peine 20 m avant d'atteindre l'extrémité sud-est de la butte, une interruption des affleurements correspond au passage de la branche principale du décrochement de l'Alpette (DA) : en effet on trouve au delà des affleurements de Berriasien basal, beaucoup moins perturbés et à pendage subvertical presque nord-sud : ils représentent, comme ceux du Crêt, les couches du flanc ouest de l'anticlinal de Perquelin, ramenées vers l'ouest par rapport aux précédentes par la faille.
Le chemin aboutit enfin sur la D912 à l'entrée amont d'un pont (400 m en amont du départ de la route de la Fracette), dans de bons affleurements de Berriasien basal, qui reposent stratigraphiquement sur le Tithonique,100 m en amont.
Pour la suite du trajet, le long de la route D912, on se reportera au fascicule 1j consacré à l'excursion au col de la Cluse.
La route s'embranche dans les maisons les plus méridionales
du village de La Fracette, à l'amont du lacet de la route.
Le versant qu'elle traverse est assez largement garni d'alluvions
glaciaires et fluvio-glaciaires (à niveaux argileux et
à galets de taille décimétrique). Néanmoins
on y voit pointer de place en place les calcaires du Berriasien,
à pendage ouest ou sud-ouest, appartenant donc au flanc
ouest de l'anticlinal de Perquelin (comme ceux de l'autre rive
du Cozon).
Ces derniers affleurent largement, sous un faciès d'ailleurs
assez argileux, dans l'échine boisée que la route
contourne après avoir rejoint le niveau du lit du Cozon
(point 23). Ils n'ont là qu'un pendage très faible,
d'à peine 15° (d'ailleurs identique à celui
qu'on leur voit sur la rive opposée) : ceci est conforme
avec le fait que l'on doit se trouver là à proximité
du fond du synclinal du Sappey (fig. 3).














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© M.GIDON et association "A la découverte du patrimoine de Chartreuse" (tous droits de reproduction réservés) 1993. modifications pour le site internet GEOL-ALP : juillet 1999 |