Col de la Madeleine, Saint-François-Longchamp |
image sensible au survol et au clic

Le versant sud du col de la Madeleine et la vallée du Bugeon,
vus du sud, d'avion depuis l'aplomb de la vallée des Villards.
d.sR = décrochement dextre de Saint-Rémy
; ØBu = chevauchement (redressé au delà de la verticale) du Bujeon ; ØUD = chevauchement de la zone ultradauphinoise, couv. autocht. = succession stratigraphique réduite reposant sur le socle cristallin de Belledonne ; s.pa = surface de la pénéplaine anté-triasique, redressée à la verticale, voire renversée vers l'est ; Ls = Lias supérieur (Domérien à Toarcien).
Le cours du torrent du Bugeon s'inscrit dans les terrains sédimentaires, quelques centaines de mètres en contrebas de la limite occidentale de leurs affleurements. Cette ligne de contact semble correspondre à l'ancienne surface de la pénéplaine anté-triasique car elle est jalonné par des couches du Trias. Mais l'interface socle - couverture sédimentaire y est très redressée, parfois basculée vers l'est et la succession stratigraphique n'y a qu'une épaisseur très réduite. En dehors de cela, l'on n'y voit guère ici d'indice de déformations tectoniques correspondant au jeu de la faille bordière orientale de la chaîne de Belledonne. On doit cependant noter l'existence, dans la base de la couverture, d'une lame de cristallin qui s'y indente en s'effilant vers le sud tandis qu'elle se rattache au reste du massif cristallin du côté nord : cela s'observe au sud de Montgellafrey dans les pentes dominant Notre-Dame-du-Cruet et cela rappelle ce que l'on observe au nord du col de La Madeleine, aux abords de Celliers : dans l'un et l'autre cas ces dispositifs tectoniques semblent pouvoir résulter d'un entraînement du socle par un coulissement dextre à la limite socle-couverture.

Les basses pentes de rive gauche
(orientale) du Bugeon sont parcourues du sud au nord par une lame assez continue de Lias inférieur calcaire qui s'imbrique en redoublement sur la succession autochtone affleurant dans le lit du torrent ; elle représente donc la base (maintenant très redressée) d'un chevauchement du Bugeon.
Plus à l'est, dans le versant à relief mou que traverse la route D.213 et qui s'accidente d'une échine séparant Saint-François de Montaimont, la structure de la zone dauphinoise se lit
difficilement, du fait de la monotonie et du peu de différenciation
des faciès des roches de sa succession stratigraphique.
Elle est caractérisée
par la répétition alternante
de bandes plus ou moins calcaires, au sein d'un ensemble où prédominent les
schistes argileux de l'Aalénien. Ces bandes représentent, dans
les hautes pentes (au dessus de Saint-François-Longchamp),
les coeurs bajociens de synclinaux (dont la charnière est
localement visible) et, dans les basses pentes (qui dominent La
Chambre) le Lias supérieur marno-calcaire, ployé en anticlinaux assez aplatis pour que leurs charnières ne soient guère visibles dans la plupart des cas.



Deux coupes transversales à la vallée du Bugeon (extraits de Barféty J.C., BRGM 1985)
Ces coupes, orientées W-E, mettent en évidence le fait que rebroussement vers l'est de l'interface socle-couverture au revers est de la chaîne de Belledonne concerne à la fois les strates, les plans axiaux des plis et la surface du chevauchement du Bugeon.
Dans la coupe méridionale (en bas) la forme du cœur cristallin de l'anticlinal de Montaimont est exagérément écrasée et déversée (cf cliché ci-dessus).
Carte géologique simplifiée des environs de La Chambre
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble
des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°",
par M.Gidon (1977), publication n° 074
plus au nord ; cartes voisines :
plus au sud
aperçu général sur la Maurienne
// aperçu général sur la rive
droite de la Maurienne
cartes
géologiques au 1/50.000° à consulter : feuille
"La Rochette"
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