Col de la Madeleine, Saint-François-Longchamp |
Le grand vallon du torrent du Bugeon, qui culmine au col la Madeleine, abrite la station de ski de Saint-François-Longchamp. Il est relativement ouvert car il suit la bande de terrains tendres constitués par les schistes argileux du Lias supérieur et du Jurassique moyen de la zone dauphinoise orientale.

La rive droite (occidentale) de la vallée du Bugeon est parcourue, à mi-pente, par la limite orientale des affleurements du socle cristallin de la chaîne de Belledonne (massif de la Lauzière). Cette ligne semble correspondre à un contact stratigraphique, car elle est jalonné par des couches du Trias. Mais l'interface socle - couverture sédimentaire y est très redressée, parfois basculée vers l'est et montre de multiples indices d'un jeu tectonique en coulissement dextre, notamment l'indentation, dans la base de la couverture, de lames de cristallin qui s'effilent vers le sud et se rattachent au reste du massif cristallin du côté nord (cela est particulièrement patent plus au nord, versant Tarentaise, aux abords de Celliers). En fait elle correspond au passage de la faille bordière orientale de la chaîne de Belledonne, prolongement septentrional de la faille du col d'Ornon, créée par l'extension jurassique.

En rive gauche (orientale) du Bugeon la structure de la zone dauphinoise se lit difficilement, du fait de la monotonie et du peu de différenciation des faciès des roches de sa succession stratigraphique. Elle est assez compliquée et surtout caractérisée par la répétition alternante, au sein d'un ensemble schisteux formé par le Lias supérieur et l'Aalénien, de bandes plus calcaires. Celles-ci représentent, dans les hautes pentes (au dessus de Saint-François-Longchamp), le coeur bajocien de synclinaux (dont la charnière est localement visible) et, dans les basses pentes (qui dominent La Chambre) le Lias calcaire, sans doute ployé en anticlinaux aplatis dont les charnières ne sont guère visibles.

|
|
|
|
|
|
||
|
|
|
|
|
|
|
|