Entraigues, Tête du Vet |

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La vallée de la Bonne en aval de son confluent
avec la Malsanne
vue d'avion, de l'ouest, depuis l'aplomb de Saint-Laurent-en-Beaumont.
Sous cet angle le chaînon de l'Arcanier est vu d'enfilade, mais on voit bien sa terminaison brutale à l'aplomb d'Entraigues.
Les tirets rouges soulignent la limite socle cristallin - couverture sédimentaire (= surface de la pénéplaine anté-triasique).
ØV = faille du Vet - chevauchement des Chétives
(à vergence NE), surhaussant encore le cristallin de l'Arcanier par rapport à la voûte anticlinale du Vet.
s.LL = synclinal du Lac Labarre (on y a représenté symboliquement des replis) : d'axe N-S, il est orthogonal
au chevauchement du Vet.
À son extrémité orientale cette la dépression de Valbonnais bute contre le pied des abrupts occidentaux de la Tête du Vet, entaillés dans le socle cristallin, qui tombent de plus de 1000 m sur Entraigues et Gragnolet. Or la surface de la pénéplaine anté-triasique a une attitude très différente selon que l'on se trouve à l'ouest ou à l'est de ces abrupts ; d'autre part tandis que cette surface plonge vers le sud en Valbonnais elle pend au contraire vers le nord dans les pentes qui descendent, plus à l'est, vers Le Périer). Tout cela porte à penser que les falaises dominant Entraigues pourraient correspondre à un accident tectonique.

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Les abrupts de rive droite de la Bonne en amont d'Entraigues
vus du sud, d'enfilade, depuis le sommet du Gargas
f.cO = faille du col d'Ornon (en rose, dans le lointain) ;
f.GW = faille ouest de Gragnolet (observable au niveau de la D117) ; f.GE = faille est de Gragnolet ; f.j = faille du Jas des Agneaux.
N.B. : seule la partie nord du tracé de f.GW est indiquée comme une faille sur la carte géologique au 1/50.000° ;
les extrémités respectivement inférieure de f.GE et supérieure de f.j y sont effectivement tracées mais elles sont connectées entre elles comme si elles ne formaient qu'une seule faille (ce qui semble erroné).
De fait il semble bien s'avèrer que les escarpements du Vet sont effectivement traversés à flanc de versant par la grande faille du col d'Ornon, bien que cette dernière n'y détermine pas de forme de relief susceptible d'attirer l'attention, comme plus au nord.
En effet, alors que, jusque peu au nord des gorges de La Barrière, le tracé de cet accident majeur détermine les abrupts de rive droite de la vallée de la Malsanne, on le perd en rive gauche, au sud du cours de cette rivière, ceci principalement en raison de ce que l'on n'y trouve plus trace de la bande de terrains sédimentaires qui le jalonnait plus au nord. Compte tenu de l'importance de cette cassure, un amortissement aussi brutal paraît assez paradoxal. On a donc envisagé l'hypothèse que ce tracé se poursuive vers le sud en traversant le socle
cristallin dans les pentes dominant Entraigues (cf publication n° 088). |

Détail des abrupts du Vet
vus de face, du sud-ouest, depuis la Porte du Vallon (crête Colombier - Côte Belle)
montrant le tracé de la faille de Gragnolet occidentale (f.Gw) et la répartition des différentes formations constituant le socle cristallin (les "albitophyres" sont des roches volcaniques anté-alpines, minéralogiquement parentes des spilites).
Le tracé de la cassure décrit un chevron au franchissement de l'éperon rocheux des Longeannes et du profond ravin (combe des Roberts) situé en arrière.
Du côté ouest le matériel cristallin des pentes inférieures (appartenant au bloc du Taillefer) se connecte presque en continuité à celui du massif du Coiro, par delà la courte gorge de la Barrière, entaillée par la Malsanne.
Sur le versant septentrional de la tête du Vet la surface du socle cristallin (appartenant au bloc du Rochail - Grandes Rousses) s'abaisse d'abord doucement, puis plus rapidement vers le bas, vers la dépression du Périer, ouverte dans le coeur liasique de l'hémigraben*
du col d'Ornon. Cela se traduit par le fait que le soubassement sur lequel s'étaient déposés les sédiments dans ce fossé tectonique se trouve ici mis au jour, tandis que son contenu sédimentaire disparaît, enlevé par l'érosion.

f.V = faille du Vet (elle passe en réalité à la cabane du Vet) ; mcs+cgl = micaschistes à conglomérats de la série métamorphique "corticale" du Taillefer. Sous cet angle la cassure est vue pratiquement d'enfilade.
Cette remontée vers le sud de la surface du socle cristallin correspond à un ample bombement anticlinal SW-NE qui culmine à la Tête du Vet (cette dernière constituant une butte témoin où le matériel liasique est conservé à la voûte de l'anticlinal). Mais immédiatement plus au sud la surface de la pénéplaine anté-triasique est brutalement surhaussée, de plus de 500 m, jusqu'à la crête du chaînon de l'Arcanier, par une cassure majeure, la faille du Vet.
La surface de cette cassure, d'orientation SSW-NNE, pend très fortement vers le sud-est, comme on le voit bien dans la coupe naturelle, orthogonale à cet accident, qu'en donne le cours de la Bonne, en amont d'Entraigues. Elle se suit vers le NE, dans le versant occidental du chaînon, jusqu'au pied des abrupts occidentaux du Pic Vert, où elle se connecte avec le chevauchement des Chétives, que l'on perd dans la couverture sédimentaire du versant nord-ouest de la Tête des Chétives. Pour autant il faut ce pendant distinguer l'un de l'autre ces deux accidents, dont les jeux sont sans doute différents, bien que complémentaires et synchrones (voir la page "Chétives").
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