Maravoise, Chalanches, Orceyrette |
Le Pic de Maravoise se situe à la rencontre des trois principales lignes de partage des eaux du massif de Peyre Eyraute, entre vallons de l'Orceyrette (au nord, descendant vers Villard Saint-Pancrace), vallon de Bouchouse (au sud-ouest, affluent de la Durance à La Roche de Rame) et de la Rivière d'Arvieux (à l'est, s'écoulant vers le Guil). Il domine du côté nord les alpages de l'Alp d'Orceyrette et du côté sud ceux de l'Agnelil et de Pansier.
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Le revers sud-est de la montagne de Peyre Eyraute, vu du sud-est, d'avion, de l'aplomb de Clapeyto.
Pour l'essentiel les terrains visibles sur ce cliché appartiennent
à la nappe de Peyre Haute ; celle-ci est ployée en un synclinal dont la crête de Maravoise représente le flanc inverse, tandis que son flanc normal est représenté du Haut Mouriare à l'Orcière et au Pic de Peyre Eyraute.
f.P = faille de Pansier : cette cassure, fortement pentée vers le SE, limite du côté sud les affleurements de Trias de la nappe de Peyre Haute et les met en contact avec les marbres en plaquettes et le flysch noir de la nappe de l'Agnelil, que coiffe une klippe de gypses d'origine inconnue.
Cet ensemble montagneux représente une sorte d'éperon nord- oriental des affleurements de la nappe de Peyre Haute, dont le contour s'avance en direction du col des Ayes en s'indentant dans celui des affleurements du flanc ouest de l'anticlinal des Ayes, que dessine le socle siliceux briançonnais. Cette disposition cartographique est le résultat du jeu de deux importantes cassures dont les tracés convergent vers l'est, la faille du Petit Puy au nord et la faille de Pansier. L'une comme l'autre ont un rejet vertical qui abaisse le compartiment en forme de coin pointant vers l'est qu'elles délimitent et le juxtaposent ainsi à des unités normalement situées sous la nappe de Peyre Haute.
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Le versant sud-ouest du Pic de Maravoise, vu de l'ouest depuis les rochers du Pansier (point coté 2670)
f.P = faille de Pansier : on voit qu'elle tranche la surface de charriage de la klippe de gypse qui repose sur le flysch noir et les marbres en plaquettes de "nappe de l'Agnelil" ;
dNm = dolomies noriennes inférieures, massives ; dNs = dolomies noriennes supérieures, rubanées de lits argilo-dolomitiques clairs.
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La crête fermant les alpages de l'Agnelil du côté nord-ouest, vue du NE depuis Clot la Cime.
n.PH = nappe de Peyre Haute : la succession des couches est renversée, avec un pendage qui s'accroît sous le pic des Chalaches, aux approches de la charnière synclinale ; le prolongement de la faille de Pansier (f.P?) les tranche presque orthogonalement en les mettant en contact anormal avec le cœur siliceux de l'anticlinal des Ayes (a.A).
dNm = dolomies noriennes inférieures, massives ; dNs = dolomies noriennes supérieures, rubanées de lits argilo-dolomitiques clairs.
Le sommet du Pic de Chalanches est formé par une klippe à semelle de gypse qui pourrait représenter l'équivalent de celle du col de Terre Blanche, décalé verticalement par la faille de Pansier.
À l'intérieur de ce promontoire oriental les terrains de la la nappe de Peyre Haute décrivent leur pli synclinal dont l'axe, NE-SW, passe dans les alpages supérieurs de l'Alp d'Orceyrette, au pied des abrupts que forme son flanc renversé.

Les crêtes de Maravoise, vues du nord depuis les chalets de l'Alp (vallon de l'Orceyrette).
Série stratigraphique en disposition renversée : dNm = dolomies noriennes inférieures, massives ; dNs = dolomies noriennes supérieures, rubanées de lits argilo-dolomitiques clairs.
La crête de Vallouret et le Rocher Roux (où l'on peut analyser la fracturation syn-sédimentaire du Jurassique supérieur) appartiennent au flanc normal de ce pli, en continuité avec les affleurements de rive gauche du vallon de l'Orceyrette et du Pic de Peyre Eyraute.

Les pentes orientales des alpages de l'Orceyrette (sous le Pic des Chalanches), vues du sud
Succession à l'endroit des couches du flanc normal du pli-couché.
En définitive la multiplicité des entités tectoniques qui interfèrent dans ce secteur rend sa structure plus difficile à comprendre que celle des transversales plus méridionales du massif (pages "Clapeyto", "Clapouse", etc...) : il est clair que le schéma simple d'un empilement de nappes de couverture calcaire, reployées avec leur socle siliceux, ne suffit pas ici à en rendre compte et que des étapes de structuration complémentaires (notamment celle du jeu des failles du Petit Puy et de Pansier) s'y sont surajoutées (dans un ordre chronologique d'ailleurs assez difficile à préciser).
N.B : Sur ce schéma l'unité de la Grande Maye n'a pas été distinguée de celle de la crête des Granges (u.G) |
Carte structurale schématique des En brun rouge les failles extensives du grand linéament
du Briançonnais oriental : f.L = faille de Lenlon
- col des Ayes ; f.Cl = faille des Ourdeis = prolongement
méridional de la faille de la Clarée ; f.A = faille de l'Aup du Pied, du Laus et des Oules = prolongement
méridional de la faille des Acles. |
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voir la carte structurale du Briançonnais méridional.
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| aperçu
général sur la stratigraphie
aperçu général sur la tectonique |
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