à Chamechaude |
Le sentier de La Folatière (voie normale depuis le col de Porte) est l'objet d'une véritable sur-fréquentation. De ce fait, aux approches du sommet, les dalles urgoniennes sont en train de subir un décapage par effritement de la roche. Cet effritement est facilité par l'entrecroisement de plusieurs familles de fissures, que l'on voit d'une part sur les surfaces de strates décapées en dalles (fissures perpendiculaires aux strates, en prédominance orientées autour de N100) et d'autre part sur la tranche des bancs (cf photo ci-après).

Les dalles du sentier des prairies, entre l'orée des bois et la brèche Arnaud :
Cet itinéraire qui rejoint l'arête en faisant un grand lacet vers le sud s'élève sur les dalles structurales supportant les prairies, en restant presque sur la même surface de banc pendant un certain temps : en scrutant attentivement les surfaces dénudées on peut y observer la présence de fragment de polypiers dont certains montrent encore bien des détails de leur constitution.

Ce rocher, remarquable par ses ciselures, se
détache sur la pente de Chamechaude, au dessus du sentier
de la voie normale depuis le col de Porte.
Ce n'est pas un bloc éboulé ; au contraire il appartient
à la dalle urgonienne qui s'élève, plus haut,
jusqu'au sommet de la montagne (plus précisément
au compartiment situé au sud de la faille
des Bachassons).
Les cannelures qui le sculptent sont dues aux différences
subtiles de nature et de cimentation des grains de la roche (les
zones en creux sont celles qui s'effritent le plus sous l'effet
du gel et du dégel). Elles témoignent de ce que
celle-ci est dotée d'un litage, en dépit de son
aspect le plus souvent très massif.
|
|
|
|