Guiers Mort : le Pic de l'Oeillette |
Le monolithe dénommé Pic de l'Oeillette se détache, en rive droite du fond de la gorge du Guiers Mort, de la falaise de la Molière (nommée par erreur Rochers de Corde sur la carte IGN au 1/25.000°) dont il est séparé par une crevasse d'une cinquantaine de mètres de profondeur.

Cette crevasse, qu'emprunte la route, correspond probablement à un ancien tracé du lit du Guiers mais ne suit pas le moindre accident tectonique, pas plus d'ailleurs que ne le fait l'actuel lit du Guiers.


Par contre la cheminée, garnie de broussailles, qui s'élève dans la paroi rocheuse, du côté nord-est de la crevasse résulte de l'évidement par l'érosion d'un couloir de roche broyée. Ce couloir est dû au passage d'une faille verticale, presque E-W, qui manifeste les caractéristiques d'un décrochement dextre, si on l'observe plus haut sur la route, à l'entrée du tunnel de la Molière.

En aval du Pic de l'Oeillette la route D 520b
finit de traverser, en encorbellement, l'Urgonien inférieur,
pour déboucher sur un élargissement entaillé
dans les éboulis grossiers de sa falaise (parking - dépôt
de bois de Roche Morte). On se trouve là dans les couches
rousses litées du Barrémien inférieur qui
sont dégagées sur 5 à 10 m en pied de falaise.
Au delà, la route entaille de beaux affleurements d'Hauterivien,
qui livrent abondamment des spatangues (oursins).
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Les affleurements de marnes à spatangues de l'Hauterivien au bord de la D 520b, en contrebas du parking de Roche Morte |
Ces affleurements sont séparés par quelques lambeaux de limons lacustres, de ceux des calcaires du Fontanil supérieurs (calcaires brunâtres à lits et rognons de silex) qui affleurent dans les 500 derniers mètres en amont du Pont Saint-Bruno.