Vallon de Varlossière, col du Châtelard |



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Les plis parasites du coeur du synclinal de Varlossière
dans les Terres Noires des ravins qui descendent du nord vers
les nouveaux chalets.
vu du sud-est, depuis le sentier du col du Châtelard (alt.
2000).
La disposition d'ensemble des plis de second ordre de dimension (s2a, s2b, a2), visibles dans cet affleurement, suggère que l'on se doit trouver encore dans le flanc ouest du synclinal principal ; noter la symétrie "en feuille de chêne"* des replis de 3° ordre (p3) du synclinal s.2a.

Les plis de la Grande Moendaz affectent en réalité des couches qui sont disposées à l'envers, car les plis qui apparaissent comme des synclinaux ont leur cœur occupé par les couches du Trias et sont en fait des synformes* qui correspondent à d'anciens anticlinaux renversés. Cette structure est d'ailleurs parfaitement lisible dans les abrupts du versant nord-ouest de la Grande Moendaz.
Ces plis représentent des replis secondaires affectant le flanc inverse d'un grand anticlinal
couché en
feuille de chêne* (que l'on peut appeler l'anticlinorium* de la Grande Moendaz), dont le flanc normal a été enlevé par l'érosion mais qui se ferme du côté est, sous les sommets de la Grande Moendaz, par une charnière déversée vers
l'E.
Cette structure est donc rétrodéversée* et se greffe de façon parasite sur le flanc du grand synclinal de Varlossière, qui est déversé, quant à lui, en sens normal (vers l'ouest). On ne peut guère comprendre cette situation qu'en considérant que la formation de l'anticlinorium couché de la Grande Moendaz est antérieure à celle du grand synclinal de Varlossière et que c'est lors de cette dernière étape que le premier a ensuite été basculé vers l'est.
D'autre part les axes
des plis de la Grande Moendaz plongent fortement vers le sud. C'est pourquoi les voûtes antiformes*
des synclinaux renversés s'enfoncent vers le sud et cessent d'affleurer au delà du fond du ravin de Varlossière (La Jarse) en même temps que les
gouttières synformes* des anticlinaux originels se perdent "dans
le ciel" vers le nord au delà de la crête Roche Violette - Grande Moendaz. Ce plongement axial est nettement plus fort que
le pendage, d'ailleurs assez modéré, de la surface de chevauchement du subbriançonnais. Il en résulte que ces plis sont en outre tranchés obliquement par la
surface de charriage et qu'il n'est plus question, pour cette raison, de les voir réapparaître au sud du col du Châtelard.
De fait la crête menant du col du Châtelard à la pointe du Vallon est entaillée dans la série normale de l'anticlinorium de la Grande Moendaz, dont la barre bajocienne (qui forme
l'Aiguille orientale [2696] de la Grande Moendaz) se poursuit sans discontinuité dans le versant sud du vallon de Varlossière, pour aboutir à la Pointe du Vallon.
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