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Glossaire de Tectonique : plis |
Éléments géométriques servant à la description des plis
Afin de décrire la forme des plis et leur disposition dans l'espace on utilise différents éléments géométriques qui sont résumés dans les figures ci-dessous

il est important
de noter
- que si l'on ignore l'âge relatif des couches plissées
les plis sont dits antiformes (en voûtes)
ou synformes (en gouttières).
Les termes d'anticlinaux et de synclinaux ne sont
utilisés que si l'on sait que les couches du coeur sont,
respectivement, plus anciennes que celles de la périphérie
ou plus récentes.
(Lorsque des des plis affectent une succession renversée,
les plis en voûtes ont leur coeur formé de couches
plus récentes et ceux en gouttière ont leur coeur
formé de couches plus anciennes : ce seront respectivement
des "antiformes synclinaux" et des "synformes anticlinaux").
Voir, par exemple, le micropli du col d'Espréaux (cliché et commentaires ).
La description des plis en fonction des variétés d'enchaînements de courbures auxquels ils correspondent a conduit à créer divers qualificatifs :

défilé de Potrachon (Dévoluy) : page gorges de la Béoux, cliché seul environs du col d'Espréaux (Bochaine méridional) : page ravin du Drouzet, cliché seul |
noter (rappel)
- que si l'on ignore l'âge relatif des couches plissées
les plis sont dits antiformes (en voûtes)
ou synformes (en gouttières).
Les termes d'anticlinaux et de synclinaux ne sont
utilisés que si l'on sait que les couches du coeur sont,
respectivement, plus anciennes que celles de la périphérie
ou plus récentes.
Lorsque des des plis affectent une succession renversée,
les plis en voûtes ont leur coeur formé de couches
plus récentes et ceux en gouttière ont leur coeur
formé de couches plus anciennes : ce seront respectivement
des "antiformes synclinaux" et des "synformes anticlinaux".
- que les flexures, ou plis monoclinaux (qui
se caractérisent par le sens de pendage identique de leurs
deux flancs) peuvent être antiformes (en haut sur le schéma)
ou synformes (en bas sur le schéma). Voir l'exemple
des monoclinaux des environs de Veurey (Vercors).
Une variante particulière, très anguleuse, est constituée
par les "Kink-bands"
Kink-bands
Littéralement "bandes en genou" ces "bandes de froissure" correspondent à l'association de deux flexures très anguleuses, le long d'une bande relativement étroite (par rapport à sa longueur), qui traverse obliquement un empilement de feuillets (strates d'épaisseur régulière, schistosité). Elles font penser de très près aux froissures anguleuses qui affectent les feuilles d'un cahier maltraité.
Le long de ces bandes les feuillets rocheux du flanc court du pli sont brutalement basculés, souvent brisés même, le long de la surface de basculement que constitue le plan axial du pli ; ils se disposent (dans l'idéal) symétriquement vis-à-vis du flanc long, par rapport à ce plan axial.
![]() |
vue d'ensemble d'un bloc de
calcschistes affecté de deux kink-bands (désignées
par les flèches rouges) (cliquer sur l'imagette) |
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![]() |
Une bande de froissure, vue en coupe (tranche de l'échantillon ci-dessus) noter les espaces remplis de calcite, entre les feuillets
basculés et à leur pliure. |
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Pour en comprendre l'origine il faut les considérer comme l'équivalent de surfaces de faille où le rejet par glissement serait remplacé par le basculement des feuillets de la bande rocheuse : ce sont en somme des failles à faible rejet avortées.
Les kink-bands sont souvent espacées les unes des autres par des flancs longs excédant très fortement la longueur des flancs courts. On en trouve très souvent deux familles, disposées l'une par rapport à l'autre comme les familles de failles conjuguées, c'est-à-dire formant entre elles un angle plus ou moins proche de 90° et ayant un sens de rejet opposé ; cela délimite des compartiments non plissés en forme de coins, les uns convergents et les autres divergents.

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Une succession de kink-bands conjugués, vus en coupe |
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Exemples de kink bands de grande taille (décamétriques) :
Séquanien de la Plate, près de Veynes ;
plusieurs exemples dans le Sénonien du Dévoluy ;
Lias en amont d'Auzet (au nord de Digne)
Plis coffrés
On appelle ainsi des plis à voûte plate, sub-horizontale, encadrée de deux flancs opposés plutôt plats également, se raccordant à la voûte en un genou plus ou moins anguleux. Ils correspondent en fait à l'association de deux flexures monoclinales à sens de déversement opposé, qui convergent vers le bas (anticlinal coffré) ou vers le haut (synclinal).
Ce type de pli est particulièrement typique du Jura et caractérise un style de plissement qualifié pour cela de "jurassien".
Leur géométrie peut s'interpréter de plusieurs façons :

1/ ils peuvent résulter de l'entrecroisement
de deux bandes de froissure symétriques
(conjuguées), leur voûte plate correspondant à
la zone non plissée entre ces deux bandes : ils représentent
même parfois l'amortissement en plis de failles conjuguées
(délimitant un coin expulsé vers le haut, dans le
cas d'un anticlinal coffré)
on en trouvera un exemple
décamétrique à la page "La Cuche"
2/ ils peuvent être la conséquence
des flexures subies par une tranche de roche déplacée,
par chevauchement, sur une surface comportant une succession de
paliers et de rampes (voir "failles
de chevauchement"). Ce sont des "plis au toit"
du chevauchement :
- les uns sont induits par les rampes du compartiment inférieur
("plis de rampe inf." de la figure) : ils sont
déversés à l'opposé du sens de déplacement
de la tranche chevauchante ;
- les autres sont créés par de la rampe du compartiment
supérieur ("plis de rampe sup." de la
figure) : ils sont dus à ce que la partie en porte-à-faux
créée par le biseau se rabat sur le palier du compartiment
inférieur et sont déversés dans le sens du
déplacement de la tranche chevauchante.
3/ ils sont également souvent le résultat du plissement concentrique*, selon le schéma ci-après, inspiré de ce que l'on observe aux confins du Vercors et du Diois :

image plus grande ( nouvelle fenêtre )
Clichés montrant des exemples de
Plis coffrés : Montagne de Ratz (confins sud-ouest de la Chartreuse) ; Montagne de Font d'Urle aux confins Vercors - Diois
Plis de rampes : Montagne de Charance (au dessus de Gap) ; Bec de l'Orient (Vercors septentrional)
Modes de plissement
Dans les plis, la disposition géométrique des surfaces de couches successives varie selon les conditions de plissement :
a - Plissement concentrique
Lorsque les couches se plissent sous des conditions de faible
pression et température elles se cintrent, à la
façon d'une pile de feuilles de papier, et les surfaces
de couches restent concentriques du coeur vers l'extérieur
du pli : leur dessin se caractérise par un rayon de courbure
d'autant plus court que l'on est plus proche du coeur du pli.
C'est le plissement par flexion (1, planche ci-dessous),
où la longueur d'onde du pli dépend essentiellement
de l'épaisseur des couches. Dans ce cas les couches ont
tendance à subir des déformations internes, le plus
souvent localisées à la charnière (schémas
c1 - c2 de la figure 1, planche ci-dessous), et surtout à
glisser les unes par rapport aux autres (schémas e1
- e2 de la figure 1, planche ci-dessous), ce qui se manifeste
par une striation des surfaces de bancs.
Les plis "concentriques" sont ceux de la déformation à proximité de la surface et sont associés à de la fracturation ; ils prédominent dans les massifs subalpins.
b - Plissement semblable
Si les conditions de pression et température sont plus
sévères, la roche devient déformable comme
de la pâte à modeler et les strates ne jouent, dans
le plissement, que le rôle purement passif de marqueurs
de la déformation (au profit du futur observateur ...).
En ce cas leurs surfaces s'espacent d'une égale valeur
et se déplacent à l'intérieur des plans d'aplatissement
: leur dessin est semblable d'une surface à la suivante
(et se déduit par simple décalque et décalage).
C'est le plissement par glissement-aplatissement
(schémas 2, planche ci-dessous), où la longueur
d'onde du pli dépend de la répartition des hétérogénéités
de la roche (qui déclenchent des variation dans le taux
de glissement des particules rocheuses, voire des inversions de
son sens).
Les plis "semblables" sont ceux de la déformation profonde, synschisteuse ; ils sont la règle dans la plupart des roches des zones internes et dans les enveloppes sédimentaires des massifs cristallins externes.

c - Modes composites
Entre ces deux types extrêmes il existe bien entendu de
nombreuses variétés intermédiaires, en particulier
dans le cas ou les couches plissées sont formées
alternativement de lits de nature (et donc de déformabilité)
différente (3, planche ci-dessus).
Une autre possibilité aboutissant à un résultat intermédiaire est que le pli se soit d'abord formé de façon concentrique, puis qu'il ait, par la suite évolué selon un mode plus "semblable". Le résultat peut être appelé "pli concentrique aplati", car il combine les effets de glissements relatifs des couches, du premier mode, avec l'étirement des flancs et les charnières épaissies, du second.
![]() |
Évolution, par aplatissement, d'un pli initialement concentrique 1 = pli concentrique 4 = aplatissement extrême (cas des "rods" en forme de baguettes de certains gneiss "oeillés"). |
Plis rompus par une faille inverse : plis-failles, plis de propagation.
Il n'est pas rare de constater que le flanc court d'un pli déversé est rompu (au moins sur une certaine épaisseur) par une faille inverse. Trois interprétations sont possibles :
- Il s'agit d'un pli rompu au sens strict (parfois qualifiés, de façon ambiguë, de "pli faillé"), c'est-à-dire dont le flanc a été tranché par une faille postérieurement à la formation du pli. Ce cas se réalise d'autant plus facilement que le plissement a été suivi d'un érosion de la voûte anticlinale, ce qui a déterminé une zone de faiblesse dans la tranche rocheuse à cet endroit (voir l'exemple de l'anticlinal occidental de la Chartreuse).
- Il s'agit d'un "pli-faille"
au sens strict : la rupture du flanc résulte d'un étirement
lié à la formation du pli dans une ambiance
de cisaillement horizontal (pli fortement déversé,
avec flanc inverse). Le flanc inverse s'effile et se disjoint
en lambeaux étirés (ceux-ci sont souvent tronçonnés
par l'étirement s'ils sont formés de roches peu
ductiles)
De tels plis se forment en général lorsqu'un niveau
peu ductile est pris entre d'autres niveaux plus susceptibles
de se déformer par étirement. (voir l'exemple
du pli-faille oriental de la Chartreuse) et l'article
consacré à ce type de pli en Chartreuse).
N.B le célèbre anticlinal de Sassenage, si souvent présenté
dans les manuels comme un plu-faille est en réalité
un pli rompu bien caractérisé)
- Il s'agit de "plis de propagation"
qui traduisent l'amortissement d'une faille inverse (de chevauchement).
En ce cas l'ampleur du rejet de la faille décroît lorsqu'on
s'élève dans la succession des termes stratigraphiques
coupés par la faille jusqu'à s'annuler dans les
termes supérieurs (voir l'exemple de l'anticlinal médian de la Chartreuse).
De tels plis diffèrent des plis-failles par leur forme
peu déversée et par la rupture franche des couches,
sans renversement ni étirement. Ils peuvent être
difficiles à distinguer des plis rompus si l'on ne dispose
pas d'arguments pour étayer les rapports chronologiques
entre faille et pli.

Plongement axial, ensellement, culmination
Il est rare que les plis aient des axes rectilignes
et horizontaux, contrairement à ce que les schémas
tendraient à faire croire.
Le plongement axial du pli (c'est-à-dire le pendage
de son axe) amène souvent les couches sectionnées
par l'érosion à dessiner à la surface du
sol une disposition périclinale.
Il peut d'autre part changer de sens, ce qui aboutit soit à
créer des points hauts ou culminations (bosses)
du pli et des points bas ou ensellements.
La cause du plongement axial peut être,
selon le cas
1) que, lors même du plissement, le taux de raccourcissement
variait d'intensité d'un secteur à un autre du pli
(parallèlement à son axe) ; le pli a, en ce cas
une géométrie "conique".


- un cas extrême d'inflexion des axes de plis est celui des "plis en fourreaux" où les culminations et ensellements prennent une forme en doigt de gant. De telles inflexions des axes de plis se produisent dans des roches très déformables (plis de type "semblable) soumises à un intense étirement dans le plan axial de leurs plis. C'est le cas des zones de cisaillement ductiles (qui se forment sous un importante surcharge rocheuse).
périclinal(e)
Une disposition périclinale des couches consiste en ceci que, d'un point d'observation au suivant, l'azimut du pendage d'une même couche tourne progressivement (vers la gauche ou vers la droite). Il en résulte que le tracé d'une couche donnée décrit, sur la surface topographique, une courbe qui correspond à la section, par l'érosion, de la voûte d'un pli.
Cette disposition résulte de ce que l'axe du pli est incliné. Le plus souvent cela correspond à des surfaces de couches affectées de plis cylindriques (c'est-à-dire à génératrices parallèles), qui s'enfoncent sous la surface du sol (pli "plongeant"). Il s'agit d'un anticlinal si les pendages sont divergents (pentes ayant le bas dans des directions opposées) et d'un synclinal si ceux-ci sont convergents.
Cette disposition peut aussi correspondre à un pli conique, c'est-à-dire dont les flancs ont des génératrices convergentes vers un point, qui est l'endroit où se termine le pli. On parle donc de terminaison périclinale du pli lorsque celui-ci dessine un périclinal du fait qu'il devient conique (alors qu'il montre ailleurs des flancs plus ou moins parallèles qui résultent d'une forme cylindrique et d'un axe à peu près horizontal).

Il n'est pas aisé de distinguer les périclinaux de simple plongement axial de ceux de terminaison conique (cela ne peut souvent se faire qu'à l'aide d'un report des mesures de pendage sur canevas stéréographique).
dôme structural, cuvette structurale
L'entrecroisement de deux familles de plis
superposées, l'une créée postérieurement
à l'autre, aboutit à la formation de dômes
structuraux (ou "brachy-anticlinaux"), qui correspondent
à l'entrecroisement de deux anticlinaux, et de cuvettes
structurales (ou "brachy-synclinaux"), qui correspondent
à l'entrecroisement de deux synclinaux.
De beaux exemples de telles cuvettes sont visibles en Bochaine
(La Faurie,
Céüse)
et en Diois-Baronnies (Bois
de l'Ubac, Aigues-Champ).
Comme dôme structural visible dans son entier on peut notamment citer le Chauvet
en Beaumont. Un splendide exemple, de plus grande taille mais disséqué par l'érosion et affecté en outre de cassures, est celui du Dôme de Remollon, en Gapençais.
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Motif structural en "carton à oeufs" 1 = Plis de la première étape (a1 = antiforme ; s1 = synforme) : on a les a figuré tranchés par une surface horizontale pour montrer le parallélisme des tracés des couches sur la surface topographique. 2 = thème du plissement de deuxième étape ( b2 = direction axiale des plis, choisie ici orthogonale à celle de la première étape ; PA2 = attitude des plans axiaux, choisie ici verticale) On a représenté des plis d'amplitude décroissante et de longueur d'onde croissante, de la gauche vers la droite 3 = plis en dômes et en cuvette : la section horizontale montre le dessin capricieux du tracés des couches sur la surface topographique. |

"anticlinorium" , "synclinorium", plis "parasites"
C'est termes sont utilisés pour désigner
des plis qui sont, en fait, au niveau considéré,
formés par un enchaînement de plis de plus petite
taille (longueur d'onde de 2 à 10 fois plus courte).
La terminaison en "-orium" ("anticlinorium",
"synclinorium") est principalement appliquée
pour désigner des plis de grande taille, de longueur d'onde
pluri-kilométrique. Lorsqu'il s'agit de plis de taille métrique
ou inférieure les plis de second ordre sont souvent qualifiés
de "plis parasites" (nommés "drag-folds"
en anglais dans le cas où ils affectent des petits bancs,
tandis que le pli majeur est dessiné par des bancs plus
gros : c'est alors un cas de dysharmonie).

Un cas particulier est celui des anticlinoriums couchés, qui reposent donc par leur flanc inverse sur un ensemble à l'endroit et qui le recouvrent par l'intermédiaire d'un synclinorium plus ou moins écrasé. De longue date cette disposition a été considérée, en raison de la grande dimension du recouvrement ainsi obtenu, comme constituant un type de nappe de charriage qui a été qualifié de "nappes plis-couchés".
Ce phénomène consiste en une différence dans le dessin (nombre taille, dimensions) des plis d'un niveau à l'autre de la succession stratigraphique qui a été plissée.

La dysharmonie peut être due à des facteurs multiples :
- différences entre les longueurs d'onde
de plissement en fonction de l'épaisseur des strates (1,
2) = formation de "drag-folds" ;
- raccourcissement plus accentué, par pincement, dans le
coeur des plis, lorsqu'il y a peu de glissement couches sur couches
(1) ;
- désolidarisation entre deux niveaux de la succession
(2), par suite de la présence d'un niveau intercalaire
très déformable (marnes entre bancs calcaires ou
gréseux) ;
- changement du mode de plissement (3), par passage d'un mode
"concentrique" (caractéristique de roches peu
déformables, "compétentes") à un
mode de plissement par glissement - aplatissement (propre aux
roches très déformables, "incompétentes").
Un des facteurs de ce changement de comportement est l'accroissement,
vers le bas, de la pression "lithostatique" dans une
pile de couches.
Ce terme désigne une disposition cartographique
particulière des plis : il s'agit de zones de torsion des
directions (azimuts) des axes d'un faisceau de plis.
La torsion des axes s'accompagne assez souvent d'un resserrement
des plis au niveau de la zone d'inflexion ("virgation libre")
ou, au contraire, de leur espacement ("virgation forcée").

Les virgations sont créées, soit pendant soit après le plissement, par la présence d'obstacles (souvent qualifiés de "môles résistants") qui ont bloqué le déplacement de la tranche de roche plissée : les virgations libres correspondent à un écrasement contre un môle ; les virgations forcées correspondent à une zone ou les plis se sont avancé entre deux môles.
Une virgation de plis peut aussi correspondre à un cisaillement* décrochant.
Se dit lorsque les plis se disposent cartographiquement le long d'une bande plissée avec une direction d'axe oblique à la direction de cette bande (à la façon des barreaux d'une échelle, sauf que ceux-ci sont orthogonaux aux montants)

Cette disposition traduit une origine du plissement liée à un mouvement coulissant orienté selon la direction de la bande plissée : il s'agit souvent du jeu d'une faille dans le soubassement de la tranche de terrain plissée.
Une disposition analogue caractérise souvent aussi les fentes de tension (ouvertes et remplies de cristallisation, ou les failles secondaires dans un couloir de cisaillement. Dans tous ces cas les éléments disposés en échelons affectent aussi un dessin sigmoïde.
ancrage, failles déformées par le plissement
On utilise le terme d'"ancrage" lorsque l'on considère que la formation d'un pli a été déterminée et localisée par la présence antérieure d'une faille (ce qui n'est évidemment qu'une interprétation, suggérée par la localisation des plis sur ou en bordure d'une faille...).
Divers schémas peuvent être envisagés :
A/ système de failles extensives qui ont été soumis ultérieurement à un serrage :
Ils se repèrent à ce que les failles et/ou les couches de leurs lèvres sont déformées par des plis qui n'ont pas pu être induits par le jeu de la cassure (il s'agit souvent de "faux crochons", "antithétiques" du rejet car indiquant un mouvement de sens opposé)
- a - plissotis liés à l'emboutissement des bancs les plus résistants et au froissement de bancs les plus aisés à tordre (cs = crochon synthétique du sens de rejet ; ca = crochon antithétique) on trouvera des exemples de tels dispositifs aux pages "col Rousset", "Die", "Toussière", "Obiou ouest" et "Saint-Martin",
- b - transformation d'un graben d'effondrement en une "pincée" avec plis et schistosité (sc) parallèles aux lèvres de faille
B/ formation d'un pli par cisaillement, à l'aplomb d'un accident dans le soubassement du niveau en déformation (glissement de la couverture par rapport à son socle, etc...).

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