Le Saint-Eynard, Corenc, Meylan |
Le sommet du Saint-Eynard (1359 m.), qui domine
Corenc, est en réalité l'extrémité
sud d'une proue de bateau, pointant vers le sud, qui ferme de
ce côté la dépression du Sappey. La "lisse"
de ce bateau est formée par le bord érodé
de la dalle du Tithonique, ployée par le synclinal du Sappey
(pli qui fait directement suite, du côté est à
l'anticlinal de l'Écoutoux).
Au niveau du Tithonique l'axe de ce synclinal passe en effet exactement
à l'extrémité ouest du fort et plonge nettement
vers le nord pour se poursuivre bien en contrebas du village du
Sappey.
Le sommet du Saint-Eynard, vu d'avion depuis le sud
Les falaises qui se poursuivent depuis le fort,
vers le nord, en dominant le Grésivaudan constituent un
splendide rebord de crêt à regard est taillé
dans le Tithonique. Elles sont accidentées de quelques
fractures mineures, dont la plus importante est celle que suit
le sentier du Pas Guiguet.


Ces "calcaires de Corenc" avaient été
attribués au Bathonien. Mais ils semblent représenter
des faciès de remaniement plus récents, intercalés
en interstratifications dans les plaquettes d'âge callovien,
et représenter par conséquent un faciès latéral
des Terres Noires inférieures. Quoi
qu'il en soit ces couches sont remontées, par un accident
chevauchant fortement penté vers l'est, par rapport aux
niveaux plus élevés (Argovien) de la succession,
qui affleurent à l'ouest de Corenc. Ce dernier représente
très probablement le prolongement du chevauchement du Jalla.
Pour plus de détails voir les publications
n° 094
et 177.
De beaux plis étaient visible dans ces couches, à la faveur d'une ancienne carrière (maintenant interdite d'accès) située à l'ouest du village.
Ils affectent les marnes à plaquettes et sont visiblement dysharmoniques par rapport aux bancs plus massifs qui les supportent. Ces plis ont une vergence est, avec déversement vers le bas, parallèle à la pente topographique. Ils s'accompagnent en outre d'une disjonction distensive des lits de plaquettes : ces caractères bizarres suggèrent une origine non tectonique mais par "collapse", c'est-à-dire par glissement des marnes vers l'aval par rapport aux bancs qui les supportent.

Au nord de Corenc,
dans les ravines dominant Meylan les Terres Noires situées
immédiatement sous les marno-calcaires de l'Argovien contiennent
des miches aplaties d'épaisseur décimétrique,
dites "à septaria", qui contiennent des cristallisations
rayonnantes de quartz. Dans le ravin du Rochasson (commune de
Meylan), ces niveaux sont le siège d'une émission
de gaz naturel . [Debelmas, 1978; Kerckhove, 1979]
Pour plus de détails voir les articles
de J. Debelmas, 1978 et de C. Kerckhove, 1979
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(fond topographique d'après la carte IGN au 1/100.000°)
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