Le Saint-Eynard, Corenc, Meylan |
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Le rebord subalpin aux abords nord de Grenoble,
vu du sud, de l'aplomb de Saint-Martin-d'Hères.
Les tirets gris correspondent au tracé de l'intersection des plans axiaux avec la surface topographique ; leur convergence apparente vers le nord est un pur effet de perspective. Par contre on voit clairement que ces plis sont coupés en biais par le rebord subalpin
Au niveau du Tithonique l'axe de ce synclinal passe en effet exactement à l'extrémité ouest du fort et plonge nettement vers le nord pour se poursuivre bien en contrebas du village du Sappey.
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Le sommet du Saint-Eynard, vu d'avion depuis le sud, et l'enfilade du rebord subalpin.
En arrière du fort la cuvette du Sappey, qui est un val
obturé du côté du nord par la butte témoin
de Chamechaude (dont on ne voit que les pentes inférieures). Le fort est construit sur le Tithonique supérieur à l'emplacement même de la charnière du synclinal du Sappey (s.S) : les rochers situés à gauche de l'arrivée du sentier ont déjà un fort pendage vers l'est (vers la droite) car ils appartiennent au flanc ouest du synclinal (lequel est plus brutalement redressé que son flanc oriental).
À l'extrême droite, dans le lointain, les crêtes
Malissard - Dent de Crolles.
On peut compléter
cette vue par une autre
,
prise à angle droit, de l'est
S'aider, pour l'interprétation
géologique, de la coupe située plus loin dans
cette page
.
Les falaises qui se poursuivent depuis le fort, vers le nord, en dominant le Grésivaudan constituent un splendide rebord de crêt à regard est, taillé dans le Tithonique. Elles sont accidentées de quelques fractures mineures, dont la plus importante est celle que suit le sentier du Pas Guiguet.
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Les abrupts orientaux du Saint-Eynard, vus du NE, d'avion, depuis l'aplomb de Saint-Ismier.
f.pG = faille du Pas Guiguet : faille compressive (voir détails ci-après) ; f.A = faille du ravin de l'Aiguille : décrochement dextre orienté NE-SW, très comparable par son rôle morphologique à la faille du Pas de la Branche (voir page "Saint-Ismier") : la surface de cassure, verticale et maintenant dénudée en falaise entre les points 1324 et 1372, a servi d'amorce au découpage et à l'effondrement d'une tranche de roche, large de plus de 100 m, qui se trouvait initialement en avant (le redent ainsi formé correspond à la facette de falaise qui regarde vers la droite entre 1358 et 1324).
L'Aiguille est un
piton isolé en fond de ravine, au pied de la falaise séquanienne ; la "fontaine ardente" est celle du ravin du Rochasson de Meylan (voir en fin de page).


Ces "calcaires de Corenc" avaient été
attribués au Bathonien. Mais ces faciès de remaniement sédimentaire s'avèrent être plus récents, car intercalés
par interstratification dans les plaquettes d'âge callovien : ils représenter par conséquent un faciès latéral
des Terres Noires inférieures.
Quoi
qu'il en soit ces couches sont remontées, par un accident
chevauchant fortement penté vers l'est, par rapport aux
niveaux plus élevés (Argovien) de la succession,
qui affleurent à l'ouest de Corenc. Cet accident représente
très probablement le prolongement du chevauchement du Jalla, ployé par l'anticlinal de l' Écoutoux (voir la coupe ci-dessus).
Pour plus de détails voir les publications
n° 094
et 177.
De beaux plis étaient visibles dans ces couches, à la faveur d'une ancienne carrière (maintenant interdite d'accès) située à l'ouest du village.
Ils affectent les marnes à plaquettes et sont visiblement dysharmoniques par rapport aux bancs plus massifs qui les supportent. Ces plis ont une vergence est, avec déversement vers le bas, parallèle à la pente topographique. Ils s'accompagnent en outre d'une disjonction distensive des lits de plaquettes : ces caractères bizarres suggèrent une origine non tectonique mais par "collapse", c'est-à-dire par glissement des marnes vers l'aval par rapport aux bancs qui les supportent.

Au nord de Corenc,
dans les ravines dominant Meylan les Terres Noires situées
immédiatement sous les marno-calcaires de l'Argovien contiennent
des miches aplaties d'épaisseur décimétrique,
dites "à septaria", qui contiennent des cristallisations
rayonnantes de quartz. Dans le ravin du Rochasson (commune de
Meylan), ces niveaux sont en outre le siège d'une émission
de gaz naturel (comparable à celle de la Fontaine ardente" du Gua).
Pour plus de détails voir les articles
de J. Debelmas, 1978 et de C. Kerckhove, 1979.
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| LOCALITÉS VOISINES | Grésivaudan |
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