Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/chartreuse/6_sommets_ch/neron.html
en cliquant ci-dessus la page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, sans barre de boutons et avec son titre correct, à partir de laquelle il sera aisé de créer un bookmark.
La crête de ce sommet, peu élevé
(1298 m) mais spectaculaire, forme une étrave acérée
qui se dresse vers le nord. Elle est constituée par un
"volet" d'Urgonien appartenant au flanc oriental d'un
"synclinal
perché", dont le fond plonge nettement vers la
cluse de l'Isère. L'Urgonien du flanc occidental de ce
"synclinal du Néron" (qui est le pli le plus
occidental de l'ensemble chevauchant de la Chartreuse orientale)
a été pratiquement complètement enlevé
par l'érosion et la charnière du pli ne se voit
guère qu'aux deux extrémités, nord et sud,
de la crête.
Le Néron vu d'avion, depuis le sud.
La vue montre le synclinal du Néron d'enfilade, à
peu près selon la direction de son plan axial. Le fond
de ce synclinal longe le bord supérieur de la barrière
de falaises de gauche. L'arête de la montagne est un typique
crêt découpé dans le flanc oriental de ce
synclinal. Ce pli est tranché par le bord de la Cluse
de l'Isère (qui en donne une coupe naturelle) à
la Buisseratte.
Au fond à gauche s'ouvre le vallon de Proveysieux,
encadré par les Rochers de Chalves et la Pinéa.
C'est un val aménagé dans le synclinal de Proveysieux
par le ruisseau de Tenaison.

légende
des couleurs et des figurés
Noter la façon dont la tracé du chevauchement
de la Chartreuse orientale (Ø3) l'amène à
couper presque orthogonalement le Tithonique du flanc ouest de
l'anticlinal de l'Écoutoux (qui forme le Rachais) : la
charnière synclinale du Néron, également
tranchée en profondeur par le chevauchement peut donc être
interprétée comme un "pli de rampe" associé
à ce chevauchement.
Le synclinal du Néron est le pli le
plus occidental de l'ensemble chartreux oriental. De fait le socle
de la montagne, du côté ouest, est traversé
en diagonale par le chevauchement de la Chartreuse orientale,
qui descend jusqu'au niveau de la plaine de l'Isère, peu
au sud du Muret et s'y perd sous les alluvions.
Cet accident fait reposer les calcaires du Fontanil du Néron
sur des affleurements de Sénonien verticaux ou renversés
et même, au Muret sur un affleurement d'Urgonien qui s'intercale le long de la surface de chevauchement : ces affleurements représentent le flanc est
du synclinal de Proveysieux, rebroussé sous le chevauchement.

même fenêtre
< image plus grande, muette >
nouvelle
fenêtre
Le Néron (versant ouest), dominant Saint-Égrève
vu du nord-ouest, depuis le sommet de la Buffe (Vercors)
s.P = synclinal de Proveysieux ; c.CO = chevauchement de la Chartreuse orientale. Le plongement vers
la droite (sud) de tous les accidents tectoniques est très
évident. Il s'atténue fortement, au moins en ce
qui concerne le synclinal du Néron, à partir de
l'aplomb du Muret. C'est là que passe le trans-synclinal
de Saint-Nizier (s.SN, dont l'orientation est perpendiculaire
au cours de l'Isère. Il traverse le synclinal du Néron
sous un angle de l'ordre de 30°, à l'emplacement repéré
par une astérisque émeraude.
Il est intéressant de comparer le cliché ci-dessus
avec le précédent, pour apprécier la progression
de l'urbanisation en 30 ans ...
On pourra également voir les effets sur le couvert végétal
de l'incendie lié à la canicule de l'été
2003 en chargeant un autre
cliché, pris des Engenières
(route de Saint-Nizier) en 2004.
L'éperon nord du Néron, que la
Vence tranche dans ses basses pentes, montre quelques détails
structuraux supplémentaires :
1 - Dans l'Urgonien du sommet se dessine un
repli anticlinal mineur qui s'amortit vers le haut de la succession.
Cette ondulation "en genou" se dessine également,
de façon d'ailleurs plus ample, dans les calcaires du Fontanil
du versant boisé qui descend vers la Vence (on le voit
bien aux variations du pendage des couches le long du chemin qui
mène au fort des Batteries).
Tout indique que ce mouvement anticlinal est le même
que celui que l'on observe dans le flanc ouest de l'Aiguille de
Quaix. Il est envisageable que son enchaînement avec la
charnière synclinale du Néron corresponde à
un pli de rampe* lié au sectionnement du Tithonique par
le chevauchement de la Chartreuse orientale (voir la coupe
ci-après).

même fenêtre
< image plus grande, muette >
nouvelle
fenêtre
L'extrémité septentrionale du Néron
vu exactement du nord-ouest, dans l'axe du synclinal, depuis le
hameau de La Buissière (au pied ouest de l'Aiguille de
Quaix).
On distingue, immédiatement à gauche
de la charnière synclinale, la charnière anticlinale
en genou qui est le prolongement, ici dans l'Urgonien, de celle
qui affecte les calcaires du Fontanil de l'Aiguille de Quaix.
2 - En se rapprochant de la gorge de la Vence,
on voit s'intercaler en "navette", sous le chevauchement
de la Chartreuse orientale, des lames de Sénonien et d'Urgonien,
qui reposent sur les molasses miocènes du synclinal de
Proveysieux : la disposition plutôt antiforme des couches
de ces affleurements suggère qu'elles représentent
plutôt des fragments disloqués du flanc ouest de
l'anticlinal de la Chartreuse médiane.
Pour en savoir plus sur
la montagne du Néron, consulter l'étude de Lambert (réf. dans la liste
bibliographique)
|
Carte géologique simplifiée
des montagnes au NW de Grenoble.
(fond topographique d'après la carte IGN au 1/100.000°)
carte cliquer sur les imagettes
Légende
|
 |
carte géologique au 1/50.000° à consulter
: feuilles Grenoble
L'accès aux localités entre parenthèses (= qui appartiennent à une autre section du site) fait perdre la barre de boutons ; pour éviter cet inconvénient retrouvez la page désirée en passant par la page d'accueil de la section correspondante.
Aller à la page
d'accueil du site
Dernières retouches apportées à cette page le
23/04/08