Seyssins - Fontaine |


M = chevauchement
du Moucherotte ;
S =
chevauchement de Sassenage ; s.SN = trans-synclinal de
Saint-Nizier (tordant ici le synclinal de Proveysieux,, d'orientation
plus méridienne) ; a.S = anticlinal de Sassenage.
Les couches verticales de Trois Pucelles sont orientées
N-NE - S-SW (plus précisément N25), comme celles
de la charnière qui court au flanc ouest du Moucherotte
(dont elles font partie). Elles sont tranchées en décrochement
par la cassure verticale de l'accident des Bruziers. À
cette occasion l'azimut des couches du compartiment septentrional
de cette cassure s'infléchit jusqu'à atteindre N50
et même N70, ce qui dénote une torsion en crochon*
de coulissement dextre.
Au sud-est de La Tour Sans Venin, le prolongement du chevauchement
du Moucherotte, décalé dans le sens dextre, rebrousse
le Sénonien du flanc oriental du synclinal de Proveysieux
(dont le coeur correspond au bois des Vouillants, à la
limite septentrionale de la figure), auquel se superpose ici le
trans-synclinal de Saint-Nizier.
image sensible au survol et au clic

Les basses pentes du Moucherotte (vue d'avion)
a.B = accident des Bruziers ; c.M = chevauchement
du Moucherotte ; s.P = synclinal de Proveysieux ; s.SN
= trans-synclinal de Saint-Nizier.
C'est sans doute au crochonnement sur l'accident des Bruziers
qu'il faut attribuer l'inflexion qui affecte l'azimut des couches
(notamment du Sénonien) aux environs de La Tour Sans Venin
: cet azimut n'est, en effet, que de N40 à N55 en aval,
alors qu'il est beaucoup plus E-W en amont.
On a suggéré, plus à l'est, dans le secteur
de Grand Pariset, qu'il s'y produit une intersection du synclinal
de Proveysieux par le trans-synclinal de Saint-Nizier : en raison
de la forme, trop ouverte, de ces plis, l'analyse de la géométrie
des couches de ce secteur ne permet toutefois pas de contrôler
cette interprétation.
Les deux gorges du Désert de J.J. Rousseau et
du Désert de l'Écureuil (ainsi, sans doute, que la brèche
qui isole La-Tour-Sans-Venin) ont été
entaillées, dans les calcaires à silex du Sénonien
supérieur, par les eaux de fonte du glacier de l'Isère,
grossies de celles du Drac : ces dernières contournaient
nécessairement le glacier par son flanc ouest pour s'écouler
vers l'aval (cette situation correspond à un stade déjà
tardif du retrait glaciaire, alors que la surface de la glace
ne s'élevait plus que peu au dessus de l'actuel fond de
la vallée).
Le dessin de l'entaille boisée ("les Combes")
dominant Seyssinet du côté SW ("les Combes")
évoque curieusement celle d'un méandre fluviatile
: cela suggère que le cours du Drac ait pu faire là
de tels méandres avant de s'échapper par les brèches
des deux "Déserts", à l'époque
où existait encore un barrage glaciaire appuyé sur
le verrou de Fontaine.
Le compartiment septentrional (de Fontaine) est ployé en un synclinal très ouvert* dont le flanc oriental tend à se rebrousser (ce que l'on voit bien le long de la route D100b, au niveau des entrées des "Déserts") : il s'agit du prolongement du synclinal de Proveysieux, mais son coeur de Miocène n'est respecté ici par l'érosion que tout en haut des pentes, à Saint-Nizier même.
En fait cette remontée du fond du synclinal est sans doute en liaison avec le fait qu'il est traversé, dans ce secteur, par le trans-synclinal de Saint-Nizier. C'est sans doute aussi la raison pour laquelle la direction de son axe est moins méridienne qu'en rive droite de l'Isère (elle est voisine de celle, N45, de l'axe du pli transverse de Saint-Nizier).

Carte géologique très simplifiée de la partie orientale du Vercors à la latitude de Grenoble.
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble
des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°",
par M.Gidon (1977), publication n° 074
légende
des couleurs
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