Lans |
image sensible au survol et au clic

L'ensemble du val de Lans vu d'avion, du nord, depuis l'aplomb des Engenières de
Sassenage.
Le plancher du val de Lans est disséqué, en avant
de Lans, par la vallée du Furon (Engins). Celle-ci perce
la carapace du Sénonien supérieur et ouvre, jusque très
en aval d'Engins, une combe
monoclinale dans le Sénonien inférieur du fond (à faible pendage vers la gauche) du synclinal de Villard de Lans (s.VL).
Ce pli, dont le fond se raccorde à son flanc ouest par la flexure des Engenières (fl.E), qui est vue d'enfilade
dans la moitié droite du champ de la photo. Il diverge
du trans-synclinal de Saint-Nizier (s.SN) qui traverse le
champ du cliché en biais, de l'arrière-droit à
l'avant-gauche (ligne de gros points).
La marge orientale du val de Lans est parcourue par le chevauchement
du Moucherotte (ØM), qui s'en échappe vers
le sud en franchissant la crête du rebord subalpin au sud
du Pic Saint-Michel.

En fait l'Urgonien du Moucherotte et de la
rive droite du vallon des sources du Furon ("Combe Claire"),
ne s'enfonce pas sous le Sénonien de sa rive gauche mais
en est séparé par le chevauchement du Moucherotte
qui le fait s'avancer par dessus. Le "synclinal de
la Grande Côte" doit vraisemblablement être
considéré comme un simple crochon dû au chevauchement
du Moucherotte.
On trouvera, en page "Pic Saint-Michel", la discussion relative
aux interprétations divergentes dont ce secteur a fait
l'objet (et notamment à l'interprétation de la carte
géologique au 1/50.000°, feuille Vif, différente
de celle donnée ci-dessus).
Le village de Lans lui-même est installé sur les conglomérats molassiques
miocènes du fond du synclinal, qui sont masquées
par un placage d'alluvions glaciaires et par les cailloutis du cône de déjections du Furon. Mais on les voit affleurer
plus au nord, le long de la route D.106, où ils supportent,
par l'intermédiaire du chevauchement du Moucherotte,
les calcaires sénoniens de la Roche Rousse.
Les escarpements de ces derniers semblent se poursuivre par ceux
de l'entaille de la gorge du Furon, en amont du village des Bernards,
ce qui a conduit à faire croire que le tracé du
chevauchement s'abaissait là jusqu'au pied des pentes,
à la limite de la plaine alluviale (cette interprétation
est celle retenue sur la carte géologique au 1/50.000°,
feuille Vif).

Ceci a d'ailleurs été confirmé la mise à jour, en 2005, d'un affleurement de molasse sableuse, au sommet du tracé du téléski des Jailleux, En ce point la molasse s'appuie du côté sud contre le Sénonien calcaire par une faille de décrochement dextre, subverticale, orientée presque E-W.

La coupe que donne la rive droite du Furon,
plus transversale, montre mieux cette structure. On remarque également
que la dalle urgonienne est redoublée par une petite faille
inverse mineure ("chevauchement des Ramées")
avant de se ployer en un crochon anticlinal ("anticlinal
de la Croix des Ramées"), qui est le prolongement
septentrional de celui que l'on observe sous le col de l'Arc (voir
la page "Pic Saint-Michel").
| Ces observations convergent avec celles que l'on
peut faire dans le versant ouest du col de l'Arc pour considérer
que, au sud de Lans, le chevauchement du Moucherotte ne suit
pas le tracé indiqué sur la carte géologiques
au 1/50.000°, qui contourne par l'ouest l'échine boisée
de la Croix des Suifs, en longeant son pied. Il reste néanmoins que les calcaires sénoniens des basses pentes de ces reliefs (rochers déchiquetés de "La Grande Côte", notamment) ont un pendage sub-horizontal et dominent nettement les affleurements à même pendage qui émergent de la plaine alluviale au Peuil et, plus au sud, jusqu'au village des Nobles. Là, ils dominent aussi l'affleurement de conglomérats molassiques (non indiqué sur la carte) situé immédiatement au sud du village. Cela semble bien impliquer le passage d'un accident tectonique, qui surélèverait le Sénonien de La Grande Côte par rapport à celui du soubassement du fond du synclinal de Villard-de-Lans. Cet accident est mal défini puisqu'il n'est observable nulle part : il peut s'agir aussi bien d'une faille verticale extensive que d'un chevauchement (qui pourrait même, éventuellement, se brancher sur celui du Moucherotte en tant qu'accident satellite). |

Carte géologique très simplifiée du Vercors à la latitude de Grenoble
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble
des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°",
par M.Gidon (1977), publication n° 074
légende
des couleurs
|
|
|
|
| LOCALITÉS VOISINES | Moucherotte |
|
|
|
|
|
|
|
|
|