Le Mont Rachais |
Le chaînon du Rachais est un crêt* qui regarde vers l'est, comme beaucoup de ceux de la bordure orientale du massif (et comme celui du Néron, voisin) ; mais il est assez émoussé et en outre la franche dissymétrie, habituelle dans ce type de relief, est ici très atténuée par le fait que ces couches sont dotées d'un fort pendage vers l'ouest.
Il est armé par le
Tithonique du flanc occidental de l'anticlinal de l'Écoutoux, qui affleure tout du long de sa ligne de crête. Mais il ne donne qu'un escarpement peu élevé car les bancs les plus massifs du Tithonique supérieur n'affleurent que dans le versant ouest, sans parvenir à atteindre la crête, et seuls les bancs du Tithonique inférieur affleurent sur le versant oriental.
On peut se demander si cet écrêtement résulte d'un rabotage par les glaciers quaternaires, car ceux-ci devaient passer par dessus sa crête avant le Würm et ne devaient qu'à peine la laisser dépasser lors du maximum de cette dernière glaciation.
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Cette vue montre d'enfilade la succession des couches du flanc
ouest de l'anticlinal de l'Écoutoux, en amont de la Bastille, et les deux
cassures qui les décalent.
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Sur la transversale à cette crête le Tithonique de la charnière du pli et, bien sûr, celui de son flanc oriental aussi, ont été totalement enlevés par l'érosion (l'axe anticlinal passe à peu près par Corenc et Montfleury).

La coupe naturelle de ce versant de la montagne est
parallèle (et non orthogonale) à la direction des
couches. Elle montre que la succession du flanc ouest de l'anticlinal
de l'Écoutoux est accidenté de deux failles inverses.
Ces deux cassures ont une surface fortement inclinée vers
l'arrière-plan. Les demi-flèches indiquent le
sens du rejet dans le plan de la surface d'érosion mais
non le mouvement, qui est dirigé vers le bas et vers l'ouest, conformément à ce que montrent les coupes ci-après.
ØJ = chevauchement du Jalla
; ØR = chevauchement du Rachais.

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