Réallon, Gourniers, Tête d'Eslucis |
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Les abrupts de rive gauche du torrent de Réallon, vus du sud-ouest depuis la Croix du Vallon (Aiguilles de Chabrières).
ØP = surface de charriage de la nappe du Parpaillon ; f.L = faille du Laus ; f.P = faille du ravin de la Pisse ; f.C = faille du Cros de Coni.
s.G = synclinal des Gourniers (les charnières dessinées sont seulement interprétatives car celles observables ne sont visibles que sur les flancs des entailles des ravins qui accidentent le versant) ; a.C = anticlinal du Cros de Coni (repli secondaire du flanc inverse de s.G) ; aB = anticlinal du Barle : la bande de schistes noirs "du col de Vars" (scv) qui en représente le cœur est décalée, au col de Roche Méane, par la faille de la Pisse ; à l'est cette faille elle n'est pas visible sous cet angle car elle passe derrière la Tête d'Eslucis, entre son sommet et le sommet 2919 (de la Céas).
Les abrupts de rive gauche de la vallée sont pratiquement formés sur toute leur hauteur, c'est-à-dire sur une dénivelée de plus de 1000 m, par du flysch à Helminthoïdes. Les couches de cette formation alternent de façon monotone les lits de schistes argileux et les bancs de grès ou de calcaires d'épaisseur en moyenne métrique. Elles appartiennent à la nappe du Parpaillon qui est l'élément le plus élevé de l'empilement des nappes de l'Embrunais.
L'épaisseur considérable qu'atteignent les affleurements de ce flysch à Helminthoïdes est due en grande partie à ce que ses couches y sont affectées de nombreux plis déversés et même couchés vers le SW. Leurs charnières ne sont guère observables que dans les ravins qui entaillent le versant de la vallée car ce dernier coupe, quant à lui, ces plis parallèlement à leur axe (on y suit toutefois les bandes de schistes noirs qui occupent les cœurs de ces plis).
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La Tête d'Eslucis, vu de l'ouest, depuis le haut du vallon de Martinasse, sous Chabrières (cliché original obligeamment communiqué par M. Alain Gleize).
N.B. : Le sommet coté 2919, sans nom sur la carte IGN, est désigné localement comme "Las Céas" et le col 2684 comme le col "du Casset" (renseignements communiqués par M. Alain Gleize).
Sous cet angle on distingue les charnières des plis qui affectent le flysch à Helminthoïdes, à la faveur des profondes ravines presque orthogonales aux axes de ces plis : aB = anticlinal du Barle ; s.E = synclinal d'Eslucis ; a.C = anticlinal de Coni : ces deux derniers plis sont des replis secondaires du flanc inverse du grand synclinal des Gourniers (la charnière de ce dernier n'est située qu'approximativement).
f.P = faille du ravin de la Pisse ; f.C = faille du Cros de Coni.
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La Tête d'Eslucis, vu du sud-est, depuis le sommet nord (2623) du Mont Guillaume (cliché original obligeamment communiqué par M. Bernard Genre).
Sous cet angle, qui correspond à peu prés à l'axe des plis, on distingue parfaitement l'empilement de charnières qui affectent le flysch. Aiguës avec des flancs aplatis dans les petits bancs du flysch calcaire elles deviennent plus arrondies et plus amples dans les gros bancs du flysch gréseux.
f.C = faille du Cros de Coni : elle surélève l'anticlinal que dessinent les grès de ce sommet par rapport au synclinal, immédiatement supérieur dans l'empilement originel, qui forme le sommet de la Tête d'Eslucis.
Les schistes noirs (scv) du col de Roche Méane représentent le cœur de l'anticlinal du Barle.
Il en découle que la hauteur imposante des abrupts de cette formation ne reflète pas l'épaisseur véritable de ce flysch, qui y est multipliée par deux (voire par trois dans les abrupts de la tête d'Eslucis) par ce plissement.
Au village des Gourniers le vallon de Réallon change d'orientation et celle-ci, devenue ici SW-NE, est dès lors à peu près perpendiculaire à l'axe des plis. De ce fait les pentes de ses versants et principalement celles de sa rive droite donnent une coupe naturelle qui montre avec une belle clarté les plis couchés qui y affectent ces couches.
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Les pentes de rive droite du torrent de Réallon en amont du village des Gourniers, vues du sud-est depuis les pentes de L'Oussella (cliché original obligeamment communiqué par M. Alain Gleize).
N.B. : Le sommet dénommé "Le Barle" sur la carte IGN, est désigné localement comme "La Morte" (renseignement communiqué par M. Alain Gleize).
On distingue, au sein du flysch à Helminthoïdes, de multiples plis mineurs : ce sont des plis parasites* affectant le flanc d'un pli couché majeur, le synclinal des Gourniers (s.G), dont le plan axial est fortement déversé vers l'ouest ; noter le dessin très dissymétrique de ces replis (voir à ce sujet le schéma général).
Sous le sommet du Barle passe une bande de schistes noirs (soulignée en vert émeraude) appartenant à la formation du col de Vars (c'est-à-dire aux couches de base du flysch à Helminthoïdes). Elle correspond au cœur d'un anticlinal du Barle (a.B), qui est couché de la même façon vers l'ouest. Le flanc normal de ce pli forme le sommet du Barle et l'Aiguille d'Orcières mais au col du Barle il est crevé par l'érosion ; la bande d'affleurements des schistes noirs de son cœur se poursuit vers la droite au pied des escarpements de l'Aiguille, en direction du fond de la vallée, mais elle y est masquée par l'avant-plan de l'échine des Graves (point 2432).
Le revers nord-occidental de cette crête est représenté à la page "Archinard" ; la suite du paysage vers la gauche est représenté à la page "Les Parias".
En amont des Gourniers le vallon de Réallon est uniquement entaillé, de bas en haut jusqu'à la crête de la Diablée, dans le flysch à Helminthoïdes de la nappe du Parpaillon, dont les couches plissées forment également toutes les pentes du cirque de Charges ; en effet le creusement du thalweg y est moins profond et donc insuffisant pour mettre à nu le soubassement de cette nappe.
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