Mont Joly : détails structuraux |
Le chaînon du Mont Joly ne montre pas de grandes structures claires et bien reconnaissables. Au contraire les couches semblent y être simplement empilées parallèlement les unes aux autres. De ce fait l'interprétation structurale se base sur les données stratigraphiques (souvent incertaines par manque de fossiles) et sur les structures mineures, dont les caractéristiques sont susceptibles de fournir des indications sur le style de la déformation des structures de plus grande taille qui échappent à un examen rapide.

La partie supérieure du versant oriental du Mont Joly vue détaillée prise de l'est, depuis les chalets du Truc (agrandissement partiel du cliché précédent). Il semble ici que l'on puisse en repérer deux qui ont été notés Øs et Øi (première alternative, à gauche) à moins qu'il n'y en ait qu'une, correspondant à la base de l'unité du Joly (ØJ), la répétition de couches inférieure correspondant à un pli couché (seconde alternative, à droite). Cette seconde alternative paraît plus convaincante et s'inscrit mieux dans le contexte général des autres données connues sur la géologie de cette montagne : en effet la bande inférieure de Carixien pourrait, sans difficultés géométriques, représenter le coeur de la charnière synclinale du Mont d'Arbois (s.mA). N.B : l'allure très aplatie des plis, doit sans doute être surtout mise sur le compte du fait que leur axe est coupé en biseau très aigu par l'entaille du versant (orientée N-S presque comme ces plis). |



Les deux exemples microtectoniques présentés ci-dessus témoignent de ce que la pile des couches du Mont Joly a subi un fort cisaillement*. Le glissement de la matière, par le jeu des surfaces de schistosité, s'est fait presque parallélement aux surfaces de couches et avec une faible inclinaison par rapport à l'horizontale, à la façon du glissement (et du froissement éventuel) des feuilles de papier dans une pile que l'on aurait poussé vers l'ouest en appuyant par dessus.
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