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Crête des Arlicots, Roche Torse, Grésy |

Le flanc nord-ouest de la Combe de Savoie, en amont de Saint-
Pierre d'Albigny
vu d'avion, du sud, depuis l'aplomb de Coise.
Deux dispositifs distincts y attirent l'attention :
a) dans l'Urgonien, un vaste synclinal qui se révèle composite car il comporte deux charnières : celle, à plan axial sub-vertical, du synclinal de l'Arclusaz proprement dit et celle, fortement déversé vers l'ouest, du synclinal du Pécloz ;
b) dans le Tithonique, les plis parasites* de la Roche Torse, qui affectent le flanc ouest de
l'anticlinorium* d'Orchair.
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Le flanc nord-ouest de la Combe de Savoie, en amont de Saint-
Pierre d'Albigny,
vu d'avion, du sud, depuis l'aplomb de Chamoux-sur-Gelon.
s.A = synclinal de l'Arclusaz ; s.P = synclinal du Pécloz (noter l'inclinaison relativement faible de son plan axial, figuré en tiretés blancs courts, ce qui témoigne du fort déversement vers l'ouest de ce pli) ; a.Or = anticlinorium d'Orchair (position, grossièrement approximative, par rapport aux autres plis)
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Schéma structural cartographique des abords de la montagne d'Arclusaz L'axe du synclinal de Serraval passe au col d'Arclusaz : ce pli est désigné localement sous le nom de synclinal d'Arclusaz. La trace du plan axial du synclinal du Pécloz (tirets
gris) traverse d'est en ouest, depuis la Roche Torse, le versant
dominant l'Isère. Puis elle devient N-S de l'autre côté
de la crête et dans le versant ouest du Pécloz. |
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Le versant nord-ouest de la crête des Arlicots
vu du nord-est depuis le col 2010 entre Mont Pécloz et Mont d'Armenaz
Pour ce tout que l'on en voit sur ce cliché, la crête faîtière de la ligne de partage des eaux entre vallée de l'Isère (en arrière gauche) et bassin du Chéran (à droite) est entièrement sculptée dans les alternances marno-calcaires de l'Hauterivien. La barre urgonienne traverse en diagonale le flanc de la montagne en se faisant recouper par le ravin de la Lanche (dont le nom résonne comme une mise en garde pour les amateurs de ski hors pistes).
s.P = synclinal du Pécloz ; s.Armenaz = repli du flanc occidental de l'anticlinal d'Orchair : on a indiqué que son axe, comme celui des autres plis de ce secteur plonge assez fortement vers le nord (en direction de l'observateur).
A la latitude de la Montagne d'Armenaz les parois qui dominent la Combe de Savoie sont entièrement sculptées dans le seul flanc ouest de l'anticlinal couché d'Orchair - Orisan (plus précisément dans l'ondulation anticlinale d'Armenaz, qui affecte ce dernier). La charnière du cœur tithonique de ce pli majeur se ferme plus au nord, aux abords du col du Four et son flanc oriental affleure dans les pentes du versant sud du Parc du Mouton et du col de Tamié. Cette charnière est tranchée ici (d'ailleurs en biais) par le rebord subalpin qui en donne une spectaculaire coupe naturelle dans l'échine sud d'un contrefort rocheux justement dénommé la Roche Torse (en rive nord du grand ravin des Lavanches).
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La Roche Torse Vue selon la perspective plus favorable, c'est-à-dire à peu près dans l'axe des plis. Les plis de la Roche Torse appartiennent en fait à un anticlinorium "en feuille de chêne" fortement déversé vers l'ouest. Il s'agit de l'anticlinal d'Armenaz qui n'est lui même qu'un pli parasite qui s'intercale entre les charnière principales de l'anticlinal d'Orchair (à l'est) et du synclinal du Pécloz (à l'ouest). Noter que la limite entre le Berriasien et l'ensemble Hauterivien-Valanginien ne montre pas cette disposition en accordéon mais simplement une molle ondulation : c'est une parfaite illustration du phénomène de dysharmonie. image sensible au survol et au clic |
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On distingue, dans la barre tithonique du rebord subalpin, suffisamment de fragments de charnières superposées pour en conclure qu'elle est fortement plissée ; mais, en raison d'une perspective en contre-plongée, on voit mal comment ses plis s'organisent. |
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