La Barre des Écrins et la rive droite du haut Vénéon |
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La rive droite du haut Vénéon
vue du sud depuis le sommet du Mont Gioberney.
f.CR = faille de Coste Rouge (c'est elle qui détermine
la face nord des Pics d'Ailefroide, masquée sur ce cliché)
Noter l'alignement des épaulements glaciaires, à
peu près au niveau du refuge Temple-Écrins et le
relief beaucoup moins arrondi au dessus de ce niveau (il correspond
aux zones rocheuses qui émergeaient de la glace lors du
maximum d'épaisseur du glacier würmien).
Ce pluton, profondément entaillé par le Vénéon sur son versant sud-ouest, est traversé par une grande faille est-ouest (faille de Coste Rouge) qui abaisse du côté sud et décale vers l'ouest la couverture gneissique dans le chaînon Pics d'Ailefroide - Pelvoux.
C'est très vraisemblablement cette faille qui se prolonge du côté Vallouise, dans le versant nord du Pelvoux, par la faille de la Momie et qui a, au moins en partie, déterminé l'emplacement de la vallée supérieure du Glacier Noir.
Le Dôme de Neige est couronné par un chapeau de gneiss amphiboliques. Ce chapeau est incliné vers l'ouest, de sorte qu'il n'atteint pas le sommet du Pic Lory, Le point culminant est lui aussi coiffé d'un chapeau jumeau (mais plus petit), grâce au fait qu'il est abaissé par une faille N-S.
Les amphibolites sommitales des Écrins ont une texture d'"agmatites", c'est-à-dire qu'elles sont formées de grosses boules juxtaposées, séparées par des filons granitiques. C'est là un aspect qui résulte du processus de migmatisation des gneiss originaux.

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Le versant nord-ouest des Écrins
vu de l'ouest, depuis la Tête de la Maye
L'entaille du cirque glaciaire de Bonne Pierre fait tout juste
apparaître le toît du pluton* granitique "monzonitique"
d'Ailefroide au pied des abrupts (tirets roses).
Le vallon de Bonne Pierre est entaillé dans le pluton jumeau
du granite "albitique"
de La Bérarde. On remarquera la belle moraine latérale
de sa rive nord (à gauche), qui date sans doute du maximum
de crue du "petit âge de glace", c'est-à-dire
du XIXe siécle. Une moraine plus récente et plus
petite délimite, en contrebas, la langue glaciaire de la
fin des années 1900.
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