Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/h_oisans/_lieux/veneon/Ecrins.html
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et la rive droite du haut Vénéon
Le sommet de la Barre des Écrins, point
culminant du massif de l'Oisans avec ses 4102 m, est un morceau
résiduel particulièrement important de la chape
de gneiss qui coiffe la voûte du plus vaste pluton
granitique du massif, formé par la coalescence des plutons
de La Bérarde, des Étages et d'Ailefroide.
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La rive droite du haut Vénéon
vue du sud depuis le sommet du Mont Gioberney.
f.CR = faille de Coste Rouge (c'est elle qui détermine
la face nord des Pics d'Ailefroide, masquée sur ce cliché)
Noter l'alignement des épaulements glaciaires, à
peu près au niveau du refuge Temple-Écrins et le
relief beaucoup moins arrondi au dessus de ce niveau (il correspond
aux zones rocheuses qui émergeaient de la glace lors du
maximum d'épaisseur du glacier würmien).
Ce pluton, profondément entaillé
par le Vénéon sur son versant sud-ouest, est traversé
par une grande faille est-ouest (faille de Coste Rouge) qui abaisse
du côté sud et décale vers l'ouest la couverture
gneissique dans le chaînon Pics d'Ailefroide - Pelvoux.
C'est très vraisemblablement cette faille qui se prolonge
du côté Vallouise, dans le versant nord du Pelvoux,
par la faille de la Momie et qui a, au moins en partie, déterminé
l'emplacement de la vallée supérieure du Glacier
Noir.
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Le groupe des Écrins, éventré par
le cirque de Temple-Écrins (= vallon de la Pilatte,
sur les cartes)
vus du sud-ouest, depuis le vallon du Chardon (alt. 2200)
Ce cliché permet d'apprécier la brutale dénivelation
(2200 m) qui caractérise l'entaille de la haute vallée
du Vénéon.
L'épaulement du flanc de la vallée glaciaire
se situe nettement en contrebas du toît du pluton granitique
(à l'emplacement du mot "granite", au dessus
du paln du Carrelet).
Le vallon du Chardon est, à ce niveau, une vallée
glaciaire fraichement abandonnée (englacée lors
du "petit âge de glace", avant 1800). Son fond
plat est encombré par une nappe de matériel morainique
à peine remaniée par les torrents.
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Le Dôme de Neige est couronné
par un chapeau de gneiss amphiboliques. Ce chapeau est
incliné vers l'ouest, de sorte qu'il n'atteint pas le sommet
du Pic Lory, Le point culminant est lui aussi coiffé d'un
chapeau jumeau (mais plus petit), grâce au fait qu'il est
abaissé par une faille N-S.
Les amphibolites sommitales des Écrins ont une texture
d'"agmatites", c'est-à-dire qu'elles sont formées
de grosses boules juxtaposées, séparées par
des filons granitiques. C'est là un aspect qui résulte
du processus de migmatisation des gneiss originaux.
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Les crêtes du versant occidental de
la Barre des Écrins vues de l'ouest, depuis l'arête nord-est de la Grande Aiguille
de La Bérarde
Noter les petits cirques, en forme d'encoches étagées,
qui excavent la crête de Pié Bérarde : ils
hébergeaient certainement une calotte glaciaire, qui a
fondu à une date suffisamment récente pour que la
roche n'ait pas encore eu le temps d'y prendre une patine plus
sombre (cette différence de patine est également
due à la nature granitique de la roche).
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Les Écrins, versant sud-ouest (pentes
dominant le refuge de Temple-Écrins)
vus du sud-ouest, depuis le sommet du Gioberney.
Gr.Coo = granite à grain fin du Pic Coolidge. Les
tirets roses soulignent le toît du pluton* granitique "monzonitique"
d'Ailefroide.
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Le versant nord-ouest des Écrins
vu de l'ouest, depuis la Tête de la Maye
L'entaille du cirque glaciaire de Bonne Pierre fait tout juste
apparaître le toît du pluton* granitique "monzonitique"
d'Ailefroide au pied des abrupts (tirets roses).
Le vallon de Bonne Pierre est entaillé dans le pluton jumeau
du granite "albitique"
de La Bérarde. On remarquera la belle moraine latérale
de sa rive nord (à gauche), qui date sans doute du maximum
de crue du "petit âge de glace", c'est-à-dire
du XIXe siécle. Une moraine plus récente et plus
petite délimite, en contrebas, la langue glaciaire de la
fin des années 1900.
page à compléter par celle sur le versant Vallouise des Écrins
carte géologique au 1/50.000° à
consulter : feuille Saint-Christophe en Oisans
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