Le Massif d'Escreins |
Le massif d'Escreins, qui forme la plus grande partie de ce que l'on appelle parfois le "Queyras calcaire", correspond à la partie de la zone briançonnaise comprise entre le Guil et l'Ubaye.

Crête de Vallon Laugier et Pic des Houerts (massif
d'Escreins)
Le contraste entre les alpages de schistes et les falaises calcaréo-dolomitiques que ceinturent de rudes pentes d'éboulis est typique du relief de la zone briançonnaise et tout particulièrement du massif d'Escreins.
Il est constitué par un empilement complexe de nappes de charriage, qui sont fragmentées en "unités" dont les relations originelles ne sont pas faciles à reconstituer. La liste et la disposition de ces unités sont illustrés dans les deux schémas ci-après :

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Dans ce massif de grandes cassures interfèrent avec les surfaces de charriage. Elles se répartissent en plusieurs familles qui s'avèrent être les unes antérieures aux charriages, les autres postérieures (tranchant à la fois plusieurs nappes superposées ainsi que leurs plis).
1- Les principales failles anté-nappes,
extensives, se répartissent en deux groupes :
- Les failles "longitudinales" de la nappe de la
Font-Sancte. Orientées comme les axes de plis post-nappes,
leurs plans de cassure ont été déformés
de façon
spectaculaire, par emboutissement lors des étapes compressives.
L'âge de leur jeu extensif (effondrement du compartiment
oriental) est difficile à préciser.
- Les failles transverses de la nappe du Châtelet,
qui ont été récemment étudiées
en détail dans le versant ouest du Pic
des Houerts (M.E. CLAUDEL, 1997) : les affleurements y recèlent
un excellent enregistrement des phénomènes tectono-sédimentaires
induits par leur jeu au Callovien-Oxfordien, à l'Albien
et enfin au Turonien.

2- Deux familles de failles post-nappes traversent de façon transversale la moitié nord du massif d'Escreins :
- Des failles orientées NE-SW. La principale est la faille de La-Maison-du-Roy (non indiquée sur les cartes actuelles), qui suit la rive gauche de la gorge du Guil ("combe du Queyras") sur trois kilomètres en amont de La-Maison-du-Roy (jusqu'au débouché du torrent de la Lauze, dans lequel elle s'engage) : elle a donc dû déterminer le tracé de cette partie de la gorge, alors qu'elle passe nettement au sud de sa partie aval (qui est vraisemblablement surimposée). Il s'agit en fait d'un faisceau de décrochements dextres.
- Des failles orientées E-W,
dotées d'un pendage vers le sud et d'un abaissement de
leur compartiment méridional (ce sont donc des failles
du type "normal", extensives). On en rencontre deux
principales, dont le rejet est de plusieurs centaines de mètres,
qui sont accompagnées d'un certain nombre de cassures satellites
à plus faible rejet :
. la faille de la Mourière : le très fort
abaissement de son compartiment méridional a pour effet
de mettre en contact direct, en plusieurs point des abrupts séparant
la vallée du Cristillan du vallon des Pelouses, le Jurassique
de la nappe de la Font-Sancte, au sud, aux termes les plus élevés
de l'unité inférieure du Guil (marbres en plaquettes,
flysch noir), au nord.
. la faille des Pelouses est suivie par la partie supérieure
(orientée E-W) du vallon de ce nom. À son extrémité
orientale elle détermine le Pas du Curé (qui fait
communiquer ce vallon avec le cirque des Prés Sébeyrands).
Au Pic d'Escreins, elle abaisse le Trias de la nappe de Peyre
Haute au point de le faire buter vers le nord contre le Jurassique,
plissé en accordéon, de la nappe de la Font-Sancte.
Un aspect remarquable de ces deux cassures est que leur rejet
tend à contrebalancer le plongement vers le nord que manifeste
de façon particulièrement accentuée la nappe
de la Font-Sancte (et plus particulièrement les plis de
ses terrains post-triasiques) dans le secteur où elles
la tranchent.
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gorges du Guil | |
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Vars | |
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Ceillac | |
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sud ? : |
Gorges sup. de l'Ubaye |