Le col du Mollard |

L'observateur surplombe ici le vallon supérieur de Lélia,
où la molasse miocène affleure nettement en contrebas
des couches berriasiennes du Pellaz et du Montfred. C'est dû
au passage de la grande dislocation du chevauchement de la Chartreuse
orientale (Ø3), qui est ici masquée sous
les éboulis de pied de pente de ces sommets.
En arrière-plan les barres rocheuses qui émergent
des bois, dans les pentes de la Gorgeat et du Pellaz, correspondent
à autant de niveaux calcaires bioclastiques, plus résistants
que les calcaires argileux dans lesquels ils sont interstratifiés
(voir la page Pellaz-Joigny).
d.PF = décrochement du Pas
de La Fosse

Pourtant l'Urgonien de la lèvre occidentale de la faille supporte à différents niveaux et jusqu' à proximité de celui du col, des dépôts tertiaires représentés par des brèches et conglomérats à ciment rouge de l'Oligocène. On en observe notamment à l'ouest du col sur le plateau de l'Outheran (où ils reposent sur l'Urgonien inférieur de la voûte de l'anticlinal, qui avait donc été fortement érodée) et surtout dans les basses falaises, dénudées par une exploitation des éboulis.

La lèvre orientale, abaissée, de la faille du col du Mollard laisse voir, à l'ouest du hameau des Marots (1 km au nord du foyer des ski nordique), une lame d'Urgonien qui repose sur des conglomérats oligocènes (figures ci-après). Ce fait semblait indiquer que cette faille avait rejoué après le Miocène en abaissant le chevauchement de la Chartreuse orientale jusqu'à le faire buter contre l'Hauterivien du soubassement des falaises de l'Outheran. Il s'avère désormais que cette interprétation est erronée (voir ci-après).


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| LOCALITÉS VOISINES | Pellaz-Joigny |
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