Le col du Mollard |

On surplombe ici le vallon supérieur de Lélia,
où la molasse miocène affleure nettement en contrebas
des couches berriasiennes du Pellaz et du Montfred. C'est dû
au passage de la grande dislocation du chevauchement de la Chartreuse
orientale (Ø3), qui est ici masquée sous
les éboulis de pied de pente de ces sommets.
En arrière-plan les barres rocheuses qui émergent
des bois, dans les pentes de la Gorgeat et du Pellaz, correspondent
à autant de niveaux calcaires bioclastiques, plus résistants
que les calcaires argileux dans lesquels ils sont interstratifiés
(voir la page Pellaz-Joigny).
d.PF = décrochement du Pas
de La Fosse

Pourtant l'Urgonien de la lèvre occidentale de la faille supporte à différents niveaux et jusqu' à proximité de celui du col, des dépôts tertiaires représentés par des brèches et conglomérats à ciment rouge de l'Oligocène. On en observe notamment à l'ouest du col sur le plateau de l'Outheran (où ils reposent sur l'Urgonien inférieur de la voûte de l'anticlinal, qui avait donc été fortement érodée) et surtout dans les basses falaises, dénudées par une exploitation des éboulis.

La lèvre orientale, abaissée, de la faille du col du Mollard laisse voir, à l'ouest du hameau des Marots (1 km au nord du foyer des ski nordique), une lame d'Urgonien qui repose sur des conglomérats oligocènes (figures ci-après). Ce fait semblait indiquer que cette faille avait rejoué après le Miocène en abaissant le chevauchement de la Chartreuse orientale jusqu'à le faire buter contre l'Hauterivien du soubassement des falaises de l'Outheran. Il s'avère désormais que cette interprétation est erronée (voir ci-après).


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Cette lame saillante d'Urgonien, qui émerge des pentes boisées à l'ouest du hameau des Marots, présente de frappantes analogies d'aspect avec les lames urgoniennes qui jalonnent, plus au sud (par exemple aux Gandys), le chevauchement de la Chartreuse orientale. C'est pourquoi elle avait été interprétée, depuis 40 ans, comme un témoin, le plus septentrional, du flanc inverse étiré du pli-faille frontal de la Chartreuse orientale. Le tracé de ce dernier accident sur la carte géologique à 1/50.000° (feuille Montmélian) adopte d'ailleurs cette interprétation en contournant ces affleurements par leur côté ouest. ![]() même fenêtre En définitive il est donc à présumer qu'il s'agit là de produits d'éboulement alimentés par l'érosion de la lèvre supérieure (ouest), soulevée, de cette faille, durant (et peut-être après) son fonctionnement. |
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(fond topographique d'après la carte IGN au 1/100.000°) |
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| LOCALITÉS VOISINES | Pellaz-Joigny |
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