Montagnole - Saint-Baldoph |
| Le contexte stratigraphique et historique des recherches sur ce secteur est décrit et commenté à la page "stratigraphie du Nivolet-Joigny" |

La limite méridionale du plateau de Montagnole, où la pente se redresse en direction de la crête de la Gorgeat, correspond à peu de chose près au tracé du décrochement du Pas de la Fosse (voir le cliché d'ensemble, plus loin dans cette page). Cet accident n'a qu'un rejet modeste (qui se traduit, du fait du pendage des couches, par un abaissement de quelques dizaines de mètres de son compartiment sud-est).
C'est pourquoi il n'est pas certain, en définitive que cette cassure se poursuive, sur la rive opposée de la trouée de Chambéry - Montmélian, par la faille de Camelot : cette dernière, compte tenu de son rejet et de son azimut (plus méridien), doit plutôt se prolonger par la faille du Joigny, qui passe plus au sud-est.
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(extrémité septentrionale de la Chartreuse et marge sud-occidentale des Bauges) CFB = chevauchement frontal des Bauges ; CM = chevauchement du Montgelas - Margériaz . |
Les couches de marno-calcaires du Berriasien ont été exploitées de longue date comme pierre à ciment (plusieurs niveaux de l'extrême base de cette formation permettent, comme à Grenoble, de fabriquer du ciment "naturel", par simple cuisson de la pierre). Ces exploitations ont permis de bien préciser la position stratigraphique des bancs à faciès bioclastique* plus ou moins grossier, d'un faciès voisin de ceux de calcaires du Fontanil, que l'on y rencontre et qui avaient été désignés, dès le début du 20° siècle, du nom de "calcaire grossier" de Montagnole.
Les basses pentes du Plateau de Montagnole mettent assez largement à nu le Tithonique,
à la faveur de deux ondulations anticlinales. Il s'agit
des anticlinaux de Montagnole et de Barberaz.
Ces plis représentent, sur cette transversale septentrionale,
le prolongement septentrional de l'anticlinal de Perquelin.
image sensible au survol et au clic

Le "plateau de montagnole" et le versant nord de
la Chartreuse septentrionale, vu du nord, depuis les crêtes du Sire (chaînon Nivolet-Revard).
a.B = anticlinal de Barberaz ; f.B =
faille N-S du vallon de Bellecombette ; a.P = anticlinal
de Perquelin (nommé ici "anticlinal de Montagnole")
; Ø3 = chevauchement de la Chartreuse orientale
; a.M = anticlinal chartreux médian.
Bes., Bem., Bei. = distinctions stratigraphiques
permises au sein de l'épaisse succession berriasienne grâce
à l'existence du niveau repère constitué
par le "gros banc du Pas de la Fosse" (gb).
d.PF = tracé du décrochement
du Pas de la Fosse (le décalage des couches qu'il n'occasionne
n'est que très peu visible sous cet angle).
image sensible au survol et au clic

Le crêt du Pas de la Fosse (dominé en arrière-plan
par le Mont Granier)
vu du nord-ouest, depuis les pentes de Montagnole.
Les marnes de Narbonne tout-à-fait supérieures
du socle du Granier sont visibles en arrière-plan du Pas
de la Fosse. Les couches plus basses de cette formation sont masquées
derrière cette crête.
a.B = anticlinal de Barberaz (noter qu'il n'affecte pas
la barre du "gros bancs" en arrière-plan).
Ce cliché date de 1966 : les affleurements de Tithonique
de l'échine de Pierre Grosse n'étaient pas encore
"décorés" par la cheminée des cimenteries.


Il paraît peu douteux que cette faille de Barberaz se prolonge vers le nord, au delà du hiatus d'observations de la cluse de Chambéry, par le chevauchement de Vérel (anticlinal de Raserel des anciens auteurs), qui redouble le Tithonique du socle du Nivolet.
Une seconde cassure, la faille de Bellecombette, détermine, plus à l'ouest, le petit vallonnement qui sépare la colline de Bellecombette de celle des Charmettes et que suit la D.912 dans son tracé N-S (couvent Saint-Joseph). Elle semble avoir un pendage plus fort et donc correspondre à une faille extensive.
Les pentes occidentales de Montagnole sont installées sur le Berriasien du prolongement du synclinal du Sappey, affecté d'ondulations de détail (petit pointement anticlinal de Tithonique des Alberges, par exemple). La bosse de Saint-Cassin représente le témoin le plus occidental de ces couches et, du même coup, de la Chartreuse orientale. En effet, plus à l'ouest, les rares affleurements du vallon de Lélia montrent les molasses rouges oligocènes qui garnissent le flanc oriental de l'anticlinal médian.
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