Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/devoluy/lieux_bochaine/agnielles.html
en cliquant ci-dessus la page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, sans barre de boutons et avec son titre correct, à partir de laquelle il sera aisé de créer un bookmark.
montagnes de la partie orientale du Bochaine à la latitude de La
Faurie
Le torrent d'Agnielles pénètre
profondément dans les montagnes de rive gauche de la vallée du Grand Buëch et prend sa source au pied méridional de la crête des Aiguilles
de Lus (voir la page Recours).
Entre la vallée du Buëch (embranchement de la route
sur la RN75) et la localité ruinée d'Agnielles son
cours aval, traverse en gorge ("gorges d'Agnielles")
la voûte de Tithonique de l'anticlinal de l'Aup - La
Plate, qui est le pli N-S bordant du côté oriental
la cuvette de La Faurie. Ces gorges montrent quelques détails
tectoniques intéressants.

version
plus grande, muette, de cette image
L'anticlinal coffré* de l'entrée aval
des gorges
1 km en amont du confluent avec le Grand Buëch (vue de l'ouest,
depuis la rive droite).
on a souligné les deux charnières "en
genou" symétriques qui encadrent la voûte plate,
horizontale, du pli.

version
plus grande, muette, de cette image
Un graben synsédimentaire cacheté
par les bancs supérieurs du Tithonique
vu de l'ouest, depuis les pentes de rive droite de la vallée,2
km en amont du confluent avec le Grand Buëch.
Fa et Fb = deux failles extensives conjuguées
; S = surface de strate cachetant le graben.

Microplis décamétriques dans un niveau
de petits bancs du Tithonique
vu de l'est, depuis les pentes de rive droite de la vallée,
2,5 km en amont du confluent avec le Grand Buëch.
Les gros bancs immédiatement plus élevés
dans la succession ne sont pas plissotés. Le plissotement
prend naissance à droite sur une surface de cassure qui
coupe les bancs en rampe : c'est l'avancée de la tranche
chevauchante qui a causé, par entraînement, le froissement
des couches en avant de cette rampe.
À Agnielles la vallée s'ouvre
en une combe monoclinale de direction N-S, car elle y a affouillé
les couches néocomiennes du flanc oriental de cet anticlinal.

version
plus grande, muette, de cette image
La montagne de Durbonas, et la moyenne vallée d'Agnielles
vues du sud, depuis les pentes de rive gauche de la vallée.
Le Tithonique apparaît au coeur de la large demi-voûte
d'un anticlinal de La Rochette et du Faucon (a.F) (= pli
A5), NE-SW, qui plonge vers l'est (vers la droite).
Ce plongement résulte de ce que l'axe du pli a été
tordu avec le flanc oriental du large anticlinal NW-SE de La Plate, pli auquel fait suite, à
l'est, le synclinal synclinal de Lus (s.L),
qui devient d'ailleurs ici assez pincé.
Cette combe est en fait parcourue par un faisceau de fractures extensives NNW-SSE qui en abaissent la partie la plus orientale. Mais elles n'affectent pas le Sénonien de la montagne de Durbon (en rive nord de la vallée d'Agnielles) et sont donc anté-sénoniennes. Au sud du col de Gaudissart la lèvre orientale de ce dispositif voit naître très rapidement un anticlinal de la Grésière, qui est déversé vers l'ouest et rompu par le chevauchement de la Grésière
(voir la page "Veynes"). Cette cassure a certes un rejet compressif mais son pendage reste très fort et son tracé est parallèle aux failles extensives qui se poursuivent quelques centaines de mètres plus à l'ouest
: ces particularités portent à penser qu'il s'agit d'une faille extensive anté-sénonienne
qui a rejoué en faille inverse
lors des compressions E-W post-nummulitiques.
À la fermeture amont de cette dépression la vallée fait
un coude vers l'est, sans doute pour contourner par le sud l'extrémité
orientale de l'anticlinal E-W, à coeur de Tithonique, du
Faucon (A5 sur les schémas). Elle se rétrécit et s'encaisse alors pour franchir la
barrière des calcaires du Sénonien du synclinal
de Lus. Elle isole ainsi, sur sa rive gauche, le synclinal perché*
de la montagne de Charajaille, qui représente l'extrémité
méridionale des affleurements de Sénonien de ce
pli.

même fenêtre
< image plus grande, muette >
nouvelle
fenêtre
La montagne de Charajaille et la rive gauche de la vallée
d'Agnielles
vue de l'ouest, depuis les basses pentes de la montagne de Laup, en rive droite de la vallée.
C'est un synclinal perché : en effet on voit
que la falaise du Sénonien décrit, dans son ensemble,
un berceau allongé N-S qui traverse le versant en biais, en rentrant de la gauche vers la droite. Il s'agit du synclinal de Lus (s.L), dont le coeur est occupé par
la Molasse Rouge oligocène (m.r) et que le torrent d'Agnielles traverse, presque orthogonalement, à l'ouest des limites du cliché.
f.J = faille
de Jarret ; orientée NE-SW (obliquement par rapport au pli), c'est un décrochement qui
décale dans le sens dextre la surface de base du Sénonien (tirets orangés). Ce décalage amène la charnière du synclinal des Chabottes - Charajaille (s.Ch,) dans le prolongement sud de celle du synclinal de Lus (alors qu'il ne s'agit d'un repli secondaire, originellement plus oriental).
concernant ces deux plis voir la page "Recours"

L'extrémité méridionale de la montagne de Charajaille
vue du sud depuis le col de la Selle, au nord de Châteauvieux
La butte témoin* de Sénonien domine ici une vaste étendue de marnes bleues apto-albiennes. Cela est dû à ce que ces dernières ont été conservées au cœur d'un large synclinal NE-SW qui représente grossièrement le prolongement oriental de celui de la Faurie (S5 sur les schémas). De ce fait leur succession n'est pas tronquée de sa partie haute, comme c'est souvent le cas ailleurs : elles sont en effet couronnées par les marno-calcaires du Cénomanien (observables à l'est de Glaise), eux-mêmes recouverts, en continuité, par les calcaires du Turonien (il n'y a donc, ici, pratiquement pas de lacune* sous la surface de discordance).
Ce pli s'entrecroise d'autre part, en formant une cuvette tectonique, avec le synclinal de Charajaille, prolongement méridional du synclinal NW-SE de Lus, dont le cœur apparaît, vu d'ici, comme une "butte-témoin* de Sénonien. Bien que ce dernier pli soit vu peu en oblique par rapport à son axe, sa charnière n'est cependant pas visible car c'est sur le revers opposé de la montagne qu'elle affecte les couches sénoniennes.
cartes géologiques
à 1/50.000° (*)
à consulter : feuille Gap
pour la nomenclature des
plis charger les documents suivants :
L'accès aux localités entre parenthèses (= qui appartiennent à une autre section du site) fait perdre la barre de boutons ; pour éviter cet inconvénient retrouvez la page désirée en passant par la page d'accueil de la section correspondante.
Aller à la page
d'accueil du site