Orpierre, Sainte Colombe |
Le village d'Orpierre est bâti au pied d'un petit cirque de falaises calcaires qui ont fait sa célébrité auprès des amateurs d'escalade. Elles sont formées par la barre tithonique du flanc sud du synclinal de Saint-Cyrice, que tranche le cours du Céans juste en amont du village.
image sensible au survol et au clic

Le site d'Orpierre, vu d'avion du NE (cliché original obligeamment communiqué par M. Christophe GABER)
d.SC = décrochement de Sainte-Colombe
(cassure principale) ; f.s1, f.s2 = failles secondaires,
satellites. Le cœur du synclinal de Saint-Cyrice se situe en arrière-plan de l'angle supérieur droit du cliché, c'est-à-dire vers le nord-ouest (direction vers laquelle pendent les couches).
L'emplacement des falaises est clairement déterminé par les failles NE-SW ; par contre la gorge par laquelle le Céans traverse la barre tithonique ne suit le tracé d'aucune des cassures ni celui d'une inflexion des couches : son emplacement n'a donc pas une origine structurale (contrairement à l'idée que l'on se fait souvent a priori, sur l'origine du tracé des vallées) ...
Cette barre calcaire est ici coupée par plusieurs failles NE-SW, presque verticales, qui passent à l'emplacement même du village. Ces failles sont en partie cause de ces abrupts et expliquent notamment l'isolement en promontoire du Rocher de Quiquillon.
image sensible au survol et au clic

Le rocher de Quiquillon vu du sud-ouest, depuis les maisons supérieures d'Orpierre.
d.SC = décrochement de Sainte-Colombe
(cassure principale) ; f.s1, f.s2 = failles secondaires,
satellites (noter le rejet vertical indiquant un surhaussement
de la lèvre droite, sud-orientale, sauf pour f.s2).
Le village doit en fait son nom aux nombreux filons minéralisés qui se sont développés le long de ces failles et des cassures mineures annexes. Il est difficile de savoir pourquoi ces minéralisations sont ici plus abondantes qu'ailleurs ...

Au sortir du village le pied des abrupts de la gorge permet d'observer d'assez spectaculaires plissotis : ceux-ci n'ont rien de vraiment exceptionnel car on en observe en maints autres endroits. Il s'expliquent par les glissements couches sur couches qui se manifestent dans les flancs de plis, du fait que les bancs supérieurs ont tendance à glisser en direction de la charnière anticlinale la plus proche (voir la fig.1-e2 de la planche "modes de plissement")


|
|
|
|
|
|
Lagrand-Eyguians |
|
|
|
|
|
|
|
|
|