Séez, Bourg-Saint-Maurice |
Entre les deux localités de Séez et de Bourg-Saint-Maurice la vallée de l'Isère fait un coude à 90°. Ce changement de direction est visiblement lié au fait qu'elle y bute contre une grande cassure, la."faille de la moyenne Tarentaise" (voir le chapitre "unités valaisanes"), qui s'identifie ici avec le "front" de la zone briançonnaise.

Le tracé de cette faille est suivi au nord-est par le torrent du Reclus, qui descend du Petit Saint-Bernard, et au sud-ouest par le cours supérieur de l'Arbonne. Il est jalonné d'affleurements de gypses triasiques discontinus mais particulièrement développés en rive gauche de l'Arbonne, où ils grimpent en chevrons* plaqués sur la pente.
L'étude de l'unité du Petit Saint-Bernard a montré que les calcaires et calcschistes liasiques qui la constituent sont affectés de plis couchés et que ceux-ci ont un plan axial moins incliné que le front de la zone briançonnaise et sont , de ce fait, tranchés par ce dernier (voir P.Antoine [1971] , fig.67, p.249) : cela confirme qu'il n'y a pas là une imbrication de la zone briançonnaise sur l'unité du Petit Saint-Bernard et que ce contact tectonique peut être identifié à la faille de la moyenne Tarentaise.

En aval, jusqu'à Aime, la vallée de l'Isère s'écarte du tracé de cette cassure pour s'engager au sein même de la zone houillère briançonnaise. C'est pourquoi le lit de la rivière est bordé des deux côtés par des pentes plutôt douces et monotones qui sont sculptées dans les schistes argileux à lits de grès du houiller (qu'affectent en outre de nombreux glissements de terrain).
La ville elle-même est construite sur les cônes de déjections* coalescents des deux torrents de L'Arbonne et du Nantet, qui descendent de la rive droite de l'Isère et repoussent le cours de la rivière en lui faisant attaquer les affleurements de houiller de sa rive gauche.

Au contraire en rive droite, entre l'agglomération
principale et le bourg de Séez, le versant qui domine la
plaine alluviale est formé par la lèvre occidentale
de l'accident de la.moyenne Tarentaise, mise à nu par l'érosion.
Elle y est constituée par l'empilement de trois unités
charriées, dont les surfaces de chevauchement s'abaissent
vers la vallée et butent à tour de rôle contre
la faille. Ce sont, de bas en haut :
- l'unité du Roignais (y compris la sous-unité du
Versoyen) ;
- l'unité du Roc de l'Enfer ;
- l'unité du Petit Saint-Bernard.
La seconde de ces unités, qui se prolonge
vers le sud-ouest au moins jusqu'à Aime, ne se poursuit
pas au delà de son intersection par la faille de la.moyenne
Tarentaise, dans la direction opposée, au nord-est de Bourg-Saint-Maurice.
La dernière se termine là en s'effilant en biseau
cartographique vers le sud-ouest, contre la faille : cette géométrie
est d'ailleurs identique à celle que l'on observe pour
la terminaison des unités valaisantes au sud-ouest d'Aime.
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redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074 |
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redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074 |
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entre Cormet d'Arèches et Bourg-Saint-Maurice redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074 |
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| LOCALITÉS VOISINES | (Ste
Foy - Archeboc) |
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