Crête Riondet - Grande Combe |
Entre le Grand Mont et le Crêt du Rey
cette crête, qui ferme le bassin du Doron du côté
du sud, est formée par une succession de croupes garnies
d'alpage. Celles-ci sont drainées par des ravines sauvages
dont les eaux s'évacuent vers la vallée de l'Isère
(Basse Tarentaise) par les vallons de Naves et de la Grande Maison.
Le sommet le plus occidental de cet ensemble est la Pointe de
Riondet. On est frappé par le fait que son aspect est très
différent de celui du Grand Mont, dont il fait le pendant
de l'autre côté du col de La Louze. C'est l'expression,
dans le relief, de l'opposition entre le socle cristallin et sa
couverture.

En fait la structure de ce groupe montagneux est compliqué par deux accidents qui sont de nature assez différente :
- La faille de la Louze
C'est une faille extensive, jalonnée de lambeaux
de Trias (cargneules principalement), qui abaisse de plusieurs
centaines de mètres les terrains sédimentaises de
la montagne de Riondet par rapport à la surface de la pénéplaine
anté-triasique des hautes pentes du Grand Mont. Elle est
pratiquement verticale (d'ailleurs la galerie EDF souterraine
l'a rencontrée, avec une telle attitude, à l'ouest
de Naves à 400 m en contrebas de la surface de la pénéplaine
anté-triasique). Elle correspond très vraisemblablement
à la paléo-cassure d'âge jurassique qui limite
du côté oriental le bloc de socle cristallin surélevé
du Grand Mont.
- Le chevauchement de l'unité de Roselend
Cet accident est au contraire faiblement penté vers l'est. Son existence est étayée par l'alignement, au flanc est des vallons de La Louze et de la Grande Maison, au pied des escarpements de la Pointe de Riondet, d'une série de copeaux de matériel triasique et même cristallin.

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autour du Grand Mont redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074 |
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| LOCALITÉS VOISINES | Crêt du Rey |
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