Tectonique de la Vanoise |

Géométrie au niveau des ensembles majeurs
La répartition des affleurements de terrains "anté-alpins", d'âge paléozoïque ou plus anciens correspond à trois gros bombements anticlinaux que séparent des sillons synclinaux plus étroits :
- La Vanoise occidentale
est une large bande de terrains grossièrement N-S qui prolonge
au nord de l'Arc la "zone houillère" briançonnaise.
De fait un de ses traits majeurs est le fait que le soubassement
des dépôts permo-triasiques est formé d'une
énorme masse de grès, schistes et conglomérats
d'âge carbonifère (on pourrait la qualifier de Vanoise
houillère). Elle était donc préfigurée,
dès la fin du Primaire, par un profond bassin d'accumulation
de dépôts molassiques résultant de l'érosion
de la chaîne hercynienne.
Du côté ouest elle est venue chevaucher les unités
des domaines plus externes, subbriançonnais et valaisan,
mais s'en sépare par un système d'accidents dont
le jeu le plus récent a été extensif et/ou
coulissant (voir notamment la page "faille de la moyenne Tarentaise").
Les nappes de schistes lustrés n'affleurent pas dans ce
domaine, à l'exception d'un seul témoin de leur
avancée jusque là, qui est constitué par
la klippe du Mont Jovet (crêtes au sud de La Plagne).
Les massifs qui sont situés à l'est de la cicatrice de Chavière, Vanoise proprement dite, Haute Maurienne et Haute Tarentaise, peuvent être englobés sous le qualificatif de Vanoise cristalline. En effet ils se distinguent globalement par l'absence de houiller et par la mise au jour d'un socle métamorphique (de constitution variable selon les transversales) qui supporte directement les dépôts permiens ou mésozoïques. Ils appartenaient donc à un bloc surélevé, en marge est du bassin molassique briançonnais formé à la fin de l'orogenèse hercynienne. En outre leur couverture sédimentaire briançonnaise y supporte de larges témoins des nappes de schistes lustrés piémontais, qui n'ont été que partiellement entaillés par l'érosion.
La Vanoise occidentale est
limitée du côté est, par rapport à
la Vanoise cristalline par un sillon tectonique jalonné
de gypses et de cargneules, la "cicatrice de Chavière".
Cet accident n'est que le prolongement vers le nord du grand "linéament briançonnais oriental", connu dans le bassin supérieur
de la Durance et jusqu'en Val Maira, sur le versant italien des
Alpes (voir la page spéciale consacrée à
cet accident).
| Plus au nord encore, dans les pentes orientales
de la station de La Plagne, la trace du linéament briançonnais
oriental semble se perdre, car elle ne pénètre
pas, au delà de son intersection avec le chevauchement
septentrional de la Vanoise orientale, dans la zone houillère
briançonnaise (qui constitue le soubassement de ce chevauchement). Mais en fait.la bande gypseuse qui jalonne sur toute sa longueur la cicatrice de Chavière - Champagny se raccorde là (à la Montagne du Carroley, au nord-est de La Plagne), par une zone étranglée, à celle, similaire mais orientée différemment, qui frange le front du socle chevauchant des massifs de Bellecôte et du Mont Pourri. La cicatrice de Chavière - Champagny semble donc se poursuivre par ce dernier accident, car c'est lui qui, à partir de là, sépare la Vanoise houillère de la Vanoise cristalline. Mais ce prolongement se fait au prix d'une torsion azimutale de plus de 50° dans le sens horaire. Cette importante torsion dextre, qui n'est, bien sûr, que l'expression de la courbure de l'Arc alpin à cette latitude, est vraisemblablement attribuable plus précisément au jeu coulissant de la faille de la moyenne Tarentaise (voir la page consacrée à cet accident). |
--- La Vanoise septentrionale
correspond aux bassins versants du Doron de Champagny et du Ponturin
(c'est-à-dire des affluents de rive gauche de l'Isère),
avec les sommets du Mont Pourri, de Bellecôte et du Grand
Bec. Elle est entaillée, à sa marge orientale (Haute
Tarentaise proprement dite), par le cours de l'Isère elle-même,
en aval du Chevril.
Vers le nord-ouest le matériel briançonnais de cet
ensemble recouvre en chevauchement le prolongement septentrional
de la Vanoise houillère. Il s'enfonce vers l'est, surtout
en rive droite de l'Isère, sous les nappes de schistes
lustrés piémontais dans lesquelles est presque partout
sculptée la crête frontière.
La masse principale du socle y est constituée par une succession
riche en passées volcanogènes qui comporte en outre
d'épais micaschistes sombres charbonneux. Ce dernier caractère
avait fait penser qu'il s'agissait de carbonifère métamorphique,
mais l'analyse pétrogénétique de cet ensemble
conduit plutôt à y voir du Paléozoïque
inférieur. Sa structure est en outre complexe avec une
partie inférieure disposée en série renversée.
--- La Vanoise méridionale
correspond aux deux rives de l'Arc (Haute Maurienne) et aux bassins
versants de ses affluents (notamment ceux des vallons de la Leisse
et de la Rocheure, en rive droite).
Le matériel briançonnais de cet ensemble affleure
essentiellement dans la coupole oblongue, orientée N-S,
du massif de Chasseforêt - Dent Parrachée, dont le
coeur est formé de micaschistes anté-permiens (attribués
au paléozoïque inférieur, en raison de la présence
d'intrusions granitiques d'âge ordovicien).
Du côté est ce soubassement briançonnais disparaît
le plus souvent sous le matériel des nappes de schistes
lustrés piémontais, dans lesquelles s'inscrit en
totalité le cours supérieur de la vallée
de l'Arc en amont de Termignon. Entre Termignon et Modane le lit
de la rivière suit par contre la limite méridionale
de la coupole de Chasseforêt, là où son matériel
briançonnais plonge sous les nappes de schistes lustrés.
Le soubassement briançonnais de ces nappes est également
mis à nu en fenêtres (ouvertes du côté
italien) autour de Val d'Isère, au nord de Lanslevillard
et à Bonneval (où le socle appartient au massif
du Grand Paradis).

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Coupe de la marge méridionale de la Vanoise, à peu près selon le tracé de la vallée de l'Arc
Les relations géométriques entre les grands ensembles rocheux sont figurées de façon très schématique mais relativement objective, sans prendre en compte aucune hypothèse relative à leur mise en place. Noter que, de part et d'autre de cette coupe, le socle de Chasseforêt s'enfonce vers le sud tandis que celui d'Ambin et celui du Grand Paradis s'enfoncent vers le nord.
De haut en bas :
SLs = unité des schistes lustrés sommitaux ; SLm = unités de schistes lustrés intermédiaires (" supérieures" et "médianes") ; SLi = unités de schistes lustrés inférieures.
ts-e = séries carbonatées de type Grande-Motte (Trias supérieur à Éocène) ; tG = "nappe des gypses" ; tm-e = séries carbonatées briançonnaises (Trias moyen à Éocène) ; ti-P = Tégument siliceux du socle de la Vanoise orientale (Trias inférieur et Permien) ; hr-P = paléozoïque de la Vanoise occidentale.
Géométrie au sein de ces trois ensembles
La tectonique alpine des terrains
anté-alpins (c'est-à-dire du socle, du houiller
et des terrains siliceux permo-triasiques) semble à première
vue assez simple, mais cette impression est illusoire.
- En Vanoise occidentale le matériel houiller montre
localement, surtout à sa marge orientale, des systèmes
de plis couchés impliquant la couverture mésozoïque.
Plus à l'ouest de telles structures ne semblent guère
présentes, mais cela vient peut-être de ce qu'elles
ne sont pas faciles à observer, en l'absence de niveaux
repères pouvant les souligner.
- En Vanoise proprement dite les deux vastes coupoles qu'y
dessine la surface du socle cristallin cachent des dispositions
géométriques internes complexes dans lesquelles
il est difficile de faire la part de la tectonique anté-alpine.
En outre il s'avère que des phénomènes de
désolidarisation par rapport au socle ont permis aux terrains
siliceux permo-triasiques de s'imbriquer et même de se plisser
en plis couchés isoclinaux, indépendamment des structures
du socle sous-jacent
Les terrains mésozoïques montrent des structures plissées parfois spectaculaires, notamment dans les calcaires et dolomies triasiques, où les rayons de courbure des plis restent de grande taille et les charnières réglées sur de grandes distances. Dans les marbres du Jurassique supérieur et du Crétacé on observe souvent des plis très fermés, parfois isoclinaux, qui sont souvent reployés, parfois de façon complexe, et ne présentent pas toujours une grande continuité.
Le trait fondamental de la structure des terrains mésozoïques de Vanoise est d'être disposés en nappes empilées. On y distingue 3 groupes de nappes qui sont de bas en haut :
--- Les unités briançonnaises
sont caractérisées par le développement de
leurs carbonates triasiques. Si leurs séries stratigraphiques
post-triasiques sont assez différentes (voir la page "stratigraphie"), ces variations (qui servent à
faire des distinctions locales et à rechercher les coordinations
entre unités) n'influent guère sur le style tectonique.
Celui-ci se caractérise d'une façon générale
par des répétitions de couches, par chevauchements,
donnant des structures imbriquées en "écailles"*.
Mais cela n'exclue nullement la présence de nombreux plis,
dont beaucoup reploient les surfaces de chevauchement des "écailles"
imbriquées (ce qui atteste de la superposition des effets
de plusieurs phases de déformation).
La couverture propre ("autochtone") du socle de la Vanoise
septentrionale se caractérise par un comportement tégumentaire,
en restant adhérente à ce socle cristallin. Ceci
ne l'empèche pas d'être entraînée par des
écaillages affectant ce socle, notamment en haute Tarentaise
et sur le versant italien.
--- Les unités à
affinités piémontaises - dans l'acception large
adoptée ici (voir la page
"stratigraphie") - sont représentées par
deux groupes d'affleurements :
a - les deux gros blocs montagneux de la Dent Parrachée
et de la Grande Motte, qui sont interprétés
comme des fragments d'une vaste "nappe de la Grande Motte",
reposant par charriage sur les couvertures, à série
beaucoup plus réduite, du socle de la Vanoise méridionale.
Leur signification et leur mise en place tectonique n'est pas
évidente (** voir remarques complémentaires en fin de page). La partie haute de leur succession
(Malm et Crétacé supérieur), lorsqu'elle est
conservée montre un système de plis complexes parfois
en forme de plis couchés isoclinaux (voir
en particulier la page "Pramecou").
b - l'unité du Prariond (élément principal
du "faisceau du Prariond", dénommé
ainsi en raison de sa structure fortement écaillée).
C'est une lame globalement disposée en série renversée,
qui est imbriquée entre les unités briançonnaises
et les nappes de schistes lustrés, aux confins de la Haute
Maurienne et de la Haute Tarentaise.
Une autre lame, intercalée de façon similaire, mais
surtout formée de cargneules, s'intercale plus à
l'est entre les unités de schistes lustrés. Parfois
désignée dans la littérature sous le nom
de "faisceau de l'Iseran", elle passe par le
col de l'Iseran et les pentes orientales de Méan Martin
pour se terminer, en une boutonnière anticlinale déversée
vers le nord-est, dans les pentes de rive nord de l'Arc au niveau
de Lanslebourg. Le matériel qu'elle ramène au jour
est là en majeure partie rapportable au briançonnais
proprement dit.
--- Les nappes de schistes
lustrés, formées de calcschistes métamorphiques,
sont dotées ou non de matériel ophiolitique. Les
auteurs récents y ont distingué quatre groupes d'unités,
grossièrement superposés de haut en bas comme suit
:
- Des unités tout-à-fait supérieures ("sommitales"), rapportées à une nappe de la Pointe
du Grand Vallon. Elles sont formées par un flysch*
schisto-calcaire, à lits de quartzites (notation n.gV sur
les figures de ce site).
- Des unités supérieures, qui forment
les crêtes des sommets de la Grande Sassière,
de la Sana et des Lorès. Elles appartiendraient à une nappe de la
Grande Sassière et sont constituées par des schistes
lustrés en prédominance calcaires (notation n.Sa sur
les figures de ce site).
- Des unités "médianes". Au sein de ces dernières les
plus élevées dans l'édifice tectonique constituent
la nappe de Méan Martin (notation n.MM sur
les figures de ce site), qui
affleure surtout sur le versant Tarentaise de la crête de
partage des eaux entre Isère et Arc. Elle est constituée
de schistes lustrés à prédominance argileuse,
souvent riches en intercalations ophiolitiques (sans doute surtout
des olistolites). Dessous vient la nappe du Charbonnel
(notation n.Ch sur les figures de ce site),
qui affleure surtout en rive gauche de la Maurienne. Elle est
constituée par des schistes lustrés en prédominance
calcaires dont le terme supérieur, particulièrement
carbonaté, est formé de marbres plaquetés.
- Des unités inférieures, affleurant
au pourtour du massif cristallin du Grand Paradis, aux abords
de Bonneval et dans les vallées de rive gauche de la haute
Maurienne. Elles sont constituées par des alternances schisto-calcaires
qui hébergent d'importantes masses de roches vertes. On
peut y distinguer une nappe de l'Albaron et de l'Aiguille
Pers (notation n.Al sur les figures de ce site)
recouvrant une nappe basale, des abords de Bonneval (notation
n.Bo sur les figures de ce site)
dont les calcschistes ne sont séparés du socle cristallin
que par des calcaires jurassiques et/ou des cargneules
--- Enfin un trait particulier
à la Vanoise est la présence de la "nappe
des gypses", constituée par des gypses du
Trias supérieur et des cargneules qui leur sont
associées. Ces gypses semblent indépendants à
la fois des unités briançonnaises et des unités liguro-piémontaises,
de sorte qu'il est commode de les considérer comme une
entité autonome mais dont le statut n'est sans doute pas,
comme pour les autres nappes, celui d'une tranche de terrain cohérente
transportée depuis un secteur paléogéographique
propre, caractérisé par une succession stratigraphique
particulière (encore que, aux environs de Termignon, elle
semble se rattacher à la nappe de la Grande Motte dont
elle pourrait constituer ici la partie la plus basale).
En effet ces roches occupent ici une place particulièrement
importante dans certains secteurs, où elles se sont accumulées
sur plusieurs centaines de mètres d'épaisseur. Vis
à vis des nappes de schistes lustrés elles jouent
le rôle d'un coussinet basal de charriage mais ne présentent
à l'évidence aucune liaison stratigraphique. Ces
amas de gypses et cargneules reposent souvent sur les terrains
briançonnais sous jacents en tranchant, comme par une surface
d'érosion, les dispositifs structuraux qui s'y développent.
Le matériel gypseux s'intrique même, parfois, de
façon extrêmement capricieuse avec le matériel
carbonaté briançonnais, comme si ce dernier avait
été bousculé et déplacé au
sein des gypses.
L'origine du matériel de la nappe des gypses est
totalement énigmatique. Mon avis est que l'on a sans doute
pas suffisamment examiné les implications qui résultent
de ses rapports avec le linéament briançonnais oriental
(voir la page spéciale), accident qui est précisément
caractérisé par l'abondance des gypses et cargneules
qui le jalonnent. De plus ces roches reposent souvent sur les
bordures de cette bande faillée de façon "flottante",
en reposant sur des surfaces d'abrasion, comme c'est le cas en
Vanoise : ceci suggère une mise en place par expulsion
puis étalement (extravasion*) le long de cet
accident.
Chronologie des déformations
Les travaux des auteurs récents ont conduit à distinguer au moins 4 étapes de déformation, chacune caractérisée par un style de déformation et une orientation propre des contraintes. Ce sont, en remontant le temps :
- Phase 4 : accidents
tardifs variés : bombements anticlinaux du socle cristallin,
notamment du Grand Paradis, de la Vanoise méridionale et
de la Vanoise septentrionale (formation, entre ces deux derniers,
du synclinorium du col de la Vanoise) et chevauchement de la
Vanoise septentrionale sur la zone houillère en moyenne
Tarentaise.
On envisage aussi de lui attribuer le chevauchement des unités
briançonnaises classiques sur la couverture adhérente
de la Vanoise septentrionale*** et le recouvrement, par un déplacement d'ensemble
des unités de schistes lustrés et de la "nappe
des gypses" (leur servant de semelle) pour venir recouvrir
la surface d'érosion qui tranche le sommet de beaucoup
d'unités briançonnaises.
Enfin, pour certains, ce serait l'étape d'un jeu (coulissant
sénestre ?) de la "cicatrice de Chavière"
- Phase 3 : Plis souvent ouverts, parfois pincés, déversés vers le sud le sud-ouest ou le sud-est ("rétrodéversement"). Certains envisagent que ce soit aussi l'étape du jeu principal de la "cicatrice de Chavière"
- Phase 2 : Plis couchés souvent isoclinaux, accompagnés du développement d'une schistosité intense, déversés grossièrement vers le nord, formés sous des conditions métamorphiques indiquant une surcharge progressivement décroissante.
- Phase 1 : Charriage, sous conditions métamorphiques (sauf en Vanoise occidentale), des différentes nappes et décollement de la couverture briançonnaise de son socle cristallin (Vanoise méridionale) ou de son soubassement houiller (Vanoise occidentale)
|
*** Cette manière
de dissocier les mouvements de la couverture en Vanoise septentrionale
par rapport aux mouvements similaires qui l'affectent en Vanoise
méridionale et occidentale peut soulever un certain scepticisme.
En effet il ne semble pas y avoir de différence notable
dans l'allure des structures formées aux dépens
du matériel briançonnais classique, ni dans leurs
rapports avec le matériel de la "nappe des gypses". On voit par ces quelques remarques, entre autres, que la chronologie et les mécanismes de la structuration de la Vanoise ne sont pas encore élucidés avec une totale clarté... |
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**
Concernant plus précisément l' "unité
de la Grande Motte", qui englobe ce dernier sommet et
la crête qui le joint à celui de la Grande Casse,
on peut s'interroger sur un certain nombre de caractères
bizarres qui cadrent mal avec l'interprétation qui consiste
à y voir presque une klippe, posée par charriage
sur des unités briançonnaises originellement plus
externes. Ces observations portent à envisager une hypothèse
relativement "autochtoniste". Celle-ci considère
que le matériel attribué à la nappe de la
Grande Motte n'est pas séparé, par une surface
de chevauchement, de la couverture briançonnaise adhérente
au socle cristallin qui affleure plus à l'ouest. Au contraire
il s'y raccorderait par synclinal. L'unité de la Grande
Motte correspondrait seulement à un gros anticlinal,
déversé vers l'ouest et le nord-ouest par dessus
le massif de Chasseforêt (et, plus au nord, sur celui de
Bellecôte - Mont Pourri). La formation de ce pli serait
due à l'expulsion, lors des serrages alpins, du contenu
de l'hémigraben à remplissage liasique originellement
situé au revers oriental de l'actuel socle de la Vanoise
méridionale (voir la page "stratigraphie"). Le passage brutal d'une série d'hémigraben à une série de crête d'un bloc basculé, qui a fait croire à un contact tectonique de chevauchement, serait donc d'origine purement paléogéographique et correspondrait simplement au jeu de l'ancienne faille extensive, cachetée au Malm, qui limitait les deux domaines sédimentaires ici juxtaposés, |
| consulter aussi : Tectonique du Briançonnais (pour comparaisons et analogies) |
| Stratigraphie - Relief de la Vanoise |
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