Miribel, Pierre Chave, col des Mille Martyrs |
Le col des Mille Martyrs, où passe le D.28 reliant Saint-Geoire-en-Valdaine à
Miribel, est un simple replat sur la large échine par laquelle se prolonge le chaînon du Ratz à cette latitude. Il est situé au nord d'une modeste culmination qui domine le hameau de La montagne de Saint-Aupre.
L'Urgonien qui affleure presque en dalles structurales sur le flanc oriental de la montagne (notamment entre Miribel et le défilé de Pierre Chave) correspond à la retombée est de l'anticlinal du Ratz. Du côté
ouest, de Saint-Bueil au hameau de Ture, il
fait place à la molasse miocène du flanc ouest du pli (dont la charnière est visible entre ce dernier village et le défilé de Pierre Chave). Mais, en dehors de cet endroit la voûte du pli n'est pas visible car l'échine
sommitale de la montagne est garnie par un chapeau d'alluvions
glaciaires anciennes.
image sensible au survol et au clic

d'après une image extraite de "google-earth"
Le chaînon de Chailles-Miribel,
vue du sud - sud-ouest.
a.R : anticlinal du Ratz (charnière occidentale) ; s.N = synclinal de Novalaise ; a.MC = anticlinal du Mont du Chat ; f.B = faille du mont Beauvoir ; s.C = synclinal de Couz ; s.V = synclinal de Voreppe.
Les tirets jaunes soulignent la surface de transgression* du Miocène (recouverte par les calcaires gréseux burdigaliens) ; les tirets bleu-émeraude cernent les principales plages d'alluvions glaciaires qui coiffent la montagne.

Ce placage quaternaire est surtout constitué par les moraines des premiers stades du Wurmien mais on y trouve aussi, notamment au sommet de la montagne de Saint-Aupré, des témoins préservés de moraines rissiennes (le glacier wurmien n'est pas monté là assez haut pour les atteindre et les enlever).
image sensible au survol et au clic

La montagne de Saint-Aupré, vue du sud, d'avion, depuis l'aplomb de Saint-Aupré (entre
les villages des Vials et de Rossetière)
Les prairies du replat de La Montagne (et des Chambures)
sont installées en contrebas et à l'extérieur
de la moraine du maximum de Würm, sur des alluvions fluvio-glaciaires
(et même lacustres). Elles se sont déposées
dans un espace protégé entre les deux langues glaciaires,
venant du nord, qui s'engageaient l'une dans le val d'Ainan l'autre
dans la vallée des Échelles - Saint-Laurent-du-Pont
(= langue de l'Herbétan de la carte).
Les tirets rouges délimitent les affleurements morainiques
rissiens par rapport à ceux du Würm, qui s'appuient
contre eux du côté nord.
a.R = anticlinal du Ratz. Le contact Miocène-Urgonien
(en jaune) est une surface de discordance par onlap* au
niveau de la charnière du pli (sans doute rompue par une
faille extensive).

même cliché, où les zones englacées sont voilées et où la zone lacustre est surchargée de vert émeraude

Le "Tourniquet" de Pierre Chave
vu d'amont, du nord-ouest
La route D.49 franchit la gorge dans sa partie amont,
là où elle est encore peu incisée, avant
de s'engager dedans.
On distingue le pendage modéré (20°),
vers l'est, des couches de l'Urgonien (masse inférieure)
qui appartiennent ici au flanc oriental de l'anticlinal du Ratz.

On observe un peu au delà, 50 m au dessus de la route, derrière la ferme de La Catonnière, des petits bancs de calcaires sénoniens qui pendent encore plus fortement dans le même sens. Plus en amont encore, dans les sous bois on observe par contre le repos direct de la molasse sableuse sur l'Urgonien. Ce dispositif témoigne du cachetage discordant de ce flanc du pli par les sédiments miocènes. Il n'exclue pas totalement la possibilité que le faille de Montaud et de la Buisse se prolonge à cette latitude (comme supposé sur la coupe ci-dessus) mais n'apporte aucun argument en faveur de cette hypothèse.

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| LOCALITÉS VOISINES | (Saint-Laurent-du-Pont)
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