Rochers de la Bade, cluse de la Correrie d'Aillon |
| voir la carte géologique simplifiée, en page "Colombier - vue d'ensemble" |
Au sud de la Bottière et du col de la Cochette la structure de la crête du chaînon du Colombier et celle de son versant ouest est beaucoup plus simple que dans le versant qui domine le chef lieu d'Aillon-le-Vieux (figure ci-dessous et page "Colombier").
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Le versant ouest de la Dent de Rossanaz
vu du sud-ouest, depuis la crête du Margériaz (500
m au nord du sommet coté 1845)
s.C = synclinal du Colombier ; a.M =
charnière principale de l'anticlinal de la Motte (trace
de son plan axial en brun rouge : au sud de la faille de la Bade
cette charnière est "dans le ciel", enlevée
par l'érosion) ; s.CC = synclinal de la Combe du
Cheval (trace de son plan axial en vert).
ØAV = chevauchement d'Aillon-le-Vieux ; f.L = faille des Rochers de la Lavanche ; f.B = faille (décrochement
sénestre) de la Bade.
Cela tient
à deux raisons :
a) à
ce que le
synclinal de la Combe du Cheval s'y amortit en se raccordant au
synclinal principal des Aillons ;
b) au décalage sénestre introduit par le décrochement
de La Bade : il décale les structures vers l'est par rapport à la surface topographique, de sorte que l'Urgonien des voûtes anticlinales
s'y ennoie sous le Sénonien et que ce dernier garnit ainsi largement le bas
versant, au sud de La Bottière.
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La crête méridionale du Mont Colombier, vue du chemin des chalets de Rossanaz.
Ce secteur est celui où se terminent les alpages
à soubassement de Sénonien du coeur du synclinal
du Colombier : il est complexe car c'est là que ce pli
est les failles extensives conjuguées* qui affectent les
flancs de ce pli sont tranchés en sifflet par le décrochement
sénestre de la Bade.
f.C = faille du Colombier (lèvre gauche
surélevée) ; f.R = faille du chalet de Rossanaz
(lèvres droite surélevée) ; d.B =
décrochement (sénestre) de la Bade
s.C = synclinal du Colombier ; s.A = synclinal des
Aillons.
on a souligné en 3 endroits la disposition des strates
(s0).
Vu d'enfilade le revers sud-oriental des Rochers de la Bade semble ne montrer qu'un crêt simple est continu.
Mais c'est illusoire car ce crêt est accidenté de
deux fractures :
-- L'une, de faible importance, est le prolongement méridional
de la faille extensive du chalet de Rossanaz.
-- L'autre, le décrochement de la Bade n'a
qu'un rejet vertical faible. Rien sur ce versant ne laisse donc
supposer que cette faille a un fort rejet coulissant sénestre.
En fait ce rejet est assez important pour lui faire mettre bout
à bout deux dalles d'Urgonien qui n'appartiennent pas au
même flanc de pli, bien qu'elles soient pentées l'une
comme l'autre vers l'ouest :
- au nord-est du décrochement il s'agit du flanc
oriental du synclinal du Colombier
- au sud-ouest, la dalle urgonienne est celle du flanc
oriental du synclinal des Aillons proprement dit (c'est-à-dire
du flanc ouest de l'anticlinal de La Motte).
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La crête méridionale du Mont Colombier,
vue du Mont Pelat
f.R = faille du chalet de Rossanaz ; d.B = décrochement (sénestre) de la Bade
a.M = anticlinal de la Motte (flanc ouest) ; s.E = prolongement vraisemblable du synclinal d'Entrevernes

Détail du versant est des Rochers de la Bade (Roc
de Pra Renard),
vu du sud-est, depuis la Correrie des Aillons (hameau de Chez
Ginet).
f.R = faille du chalet de Rossanaz ; f.B = faille (décrochement sénestre) de la Bade
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Le chaînon du Colombier et son prolongement méridional, au-delà de la cluse de la Correrie,
vus du sud, depuis la Galoppaz.
a.M = anticlinal de la Motte (pour plus de
détails voir la page Rossanaz)
; s.C = synclinal du Colombier.
f.B = décrochement NW-SE de la Bade ; f.R = faille N-S du chalet de Rossanaz ; f.B = faille N-S du
Colombier.
La dalle urgonienne de la crête de la Buffaz
(en avant-plan) prolonge celle des Rochers de la Bade et représente
le flanc ouest de l'anticlinal de la Motte, qui bascule vers l'ouest
dans sa partie basse.
La barre urgonienne des Rochers de la Bade est désolidarisée
de celle du Grand Colombier par la faille de décrochement
sénestre de La Bade, qui tranche le synclinal du Colombier
est le décale vers la droite (à peu près
à l'aplomb de la Correrie). L'érosion de l'Urgonien
de ce synclinal, dans ce secteur de la partie droite du cliché,
a été facilitée en outre par la montée
des axes des plis en direction du sud (le fond urgonien du synclinal
devait passer nettement au dessus, à droite du Mont de
la Buffaz.
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