Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/bauges/_lieux/peney.html
en cliquant ci-dessus, la page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, sans barre de boutons et avec son titre correct, à partir de laquelle il sera aisé de créer un bookmark.

Mont Peney

Saint-Jean d'Arvey, cours moyen de la Leysse

Le sommet du Peney, qui domine de ses 1356 m l'agglomération de Saint-Jean d'Arvey, est le jumeau méridional de celui du Nivolet, mais en diffère par sa forme très lourde. Son versant septentrional est une dalle structurale boisée, garnie d'un placage de formations tendres du Nummulitique, qui descend doucement vers le village des Déserts.

image sensible au survol et au clic

L'extrémité méridionale du chaînon du Nivolet - Revard (versant oriental), vus du SE, depuis le sommet de la Galoppaz.

La dépression des Déserts et celle de Thoiry sont drainées par la Leysse. Sous le village des Déserts ce torrent traverse orthogonalement, le système des failles de la Doria (d.D) et de la Fougère (f.F).
La bande d'affleurements oligocènes du trans-synclinal de la Doria, orientée NE-SW s'engage du côté est sous les calcaires du Fontanil de la base de la succession chevauchante du Margériaz. Plus au sud (vers la gauche du cliché) la surface de ce chevauchement (ØM) sectionne des termes de plus en plus bas dans la série stratigraphique.
a.B = anticlinal de la Roche de Barby (cf. page "Curienne")



Coupe synthétique, très schématisée, des Bauges occidentales au sud du Chéran


La falaise sommitale du Peney est particulièrement haute et massive : cela vient de ce que, à la différence de ce qui se passe au Nivolet, l'Urgonien n'y est pas été tronqué vers le haut par la surface d'aplanissement du plateau du Revard (on est là en contrebas de l'altitude atteinte par cette dernière). De plus, cette falaise est sur-épaissie par le jeu d'une faille inverse, bien visible dans la face sud, le chevauchement du Peney. Il ne s'agit pas d'un accident majeur car la flèche de déplacement de cette cassure n'excéde pas une centaine de mètres.

image sensible au survol et au clic

La face sud du Mont Peney, vue depuis la D11, peu au nord de Curienne.

ØP = chevauchement du Peney ; Une nappe d'éboulis très continue masque presque partout l'Hauterivien et les calcaires du Fontanil, empêchant notamment de savoir si le chevauchement se poursuit au sein de ces couches.
Le replat de Saint-Jean d'Arvey correspond aux niveaux marneux du Berriasien supérieur, cachés, quant à eux, par le fort colmatage fluvio-glaciaire qui garnit jusqu'à l'altitude d'environ 900 mètres toute la dépression de Thoiry et de Puygros.
L'importance de la couverture quaternaire de ce versant empêche en outre de voir que la succession stratigraphique du Berriasien-Valanginien s'y modifie par rapport à celle du Nivolet, les calcaires du Fontanil y devenant beaucoup moins puissants, au point de n'y former qu'une grosse barre qui repose sur des marnes de Narbonne, de la même façon qu'au Mont Granier en Chartreuse orientale.

image sensible au survol et au clic

Détails des falaises de la face sud du Mont Peney, vus depuis la D11, peu au nord de Curienne
ØP = chevauchement du Peney

 


Dans le versant ouest du plateau sommital de la montagne le chevauchement du Peney détermine le rebord amont d'une large vire boisée le long de laquelle affleure l'Oligocène. Du côté nord de la montagne cette faille bute contre le décrochement de la Doria, qui semble donc lui être postérieur.

image sensible au survol et au clic

Le versant ouest du ravin de la Doria, vu de l'ouest, depuis les pentes du Grand Pré du Nivolet.
Les prairies de premier plan couvrent les couches sommitales des calcaires du Fontanil, qui plongent presque en dalles structurales vers le ravin de la Doria.
ØP = chevauchement du Peney ; d.D = décrochement de la Doria. L'inversion du sens de pendage des couches due au trans-synclinal de la Doria (cf limite Urgonien inférieur - Barrémien inférieur), est clairement perceptible bien que très progressive (ce pli est très ouvert).


À l'est du col de la Doria le décrochement de la Doria suit le vallon qui descend vers les Déserts. Mais il s'en détache une branche secondaire qui passe au sud du village des Charmettes puis détermine l'abrupt d'Urgonien que la Leysse franchit en gorge. En effet, plus loin, en rive gauche (orientale) de la Leysse, cette cassure fait buter les marnes de Narbonne de La Fougère contre le pied des abrupts d'Urgonien des Rochettes et de La Chavonne.
Au-delà, à l'est de la Palud, aucune des branches du décrochement de la Doria n'affecte pas la succession des couches du Margériaz qui se poursuit de façon parfaitement régulière à l'aplomb de ce système de failles transverses.

Toutefois la surface de chevauchement du Margériaz se moule sur la dénivellation créée par ce système de failles dans son soubassement. Ceci se traduit par le fait que, au sud de ces cassures (à La Fougère), la succession chevauchante se complète vers le bas par une forte épaisseur de marnes de Narbonne. Le système de décrochement doit donc se poursuivre sous la succession chevauchante, mais il y correspond à une "rampe latérale" dénivelant la surface du chevauchement. Il faut donc en conclure que le fonctionnement de ces deux groupes d'accidents a dû être concomitant.

image sensible au survol et au clic

La terminaison orientale du décrochement de la Doria, sous le Margériaz, vue depuis la D11, peu au nord de Curienne.
f.F1 et f.F2 sont les deux branches de la faille de la Fougère (branches méridionales du décrochement de la Doria). Elles encadrent une lame (navette*) de calcaires du Fontanil.
Ces failles ne se poursuivent pas dans la succession chevauchante, à l'est du hameau le plus oriental de La Fougère (la Palud) : elles doivent donc passer "en tunnel" sous le chevauchement du Margériaz.



légende des couleurs (nouvelle fenêtre)
Carte géologique très simplifiée
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074

voir l'aperçu d'ensemble sur le chaînon Nivolet - Revard
cartes géologiques au 1/50.000° à consulter : feuille Chambéry

Nivolet

Plainpalais Lescheraines

Margériaz
Chambéry

LOCALITÉS VOISINES

Mont Colombier

(Montagnole)

Massif de Curienne

Galoppaz
L'accès aux localités entre parenthèses (= qui appartiennent à une autre section du site) fait perdre la barre de boutons ; pour éviter cet inconvénient retrouvez la page désirée en passant par la page d'accueil de la section correspondante.

 accueil section Bauges

début de la page

sommaire de GEOL_ALP

Aller à la page d'accueil du site
Dernières retouches apportées à cette page le 19/11/08